L’économie vernaculaire

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Dans ce sujet , je parlerai de l’économie vernaculaire, suite à un article que j’ai lu dans un livre de Ivan Illitch.

Je définirai et expliquerai l’économie vernaculaire par tout ce qui est produit, travaillé par les gens eux mêmes, les personnes habitant dans le même village : L’artisan, le producteur, l’agriculteur, le commerçant, la ménagère, le jardinier, le bricoleur, ainsi que toutes les activités liées à la production artisanale, faites sur place par et pour la population dans un aspect de convivialité et de services rendus aux personnes dans un intérêt commun de libre échange, ainsi que produire et cultiver pour son propre intérêt.

Nous pouvons comparer l’économie vernaculaire avec la langue vernaculaire qui est une langue qui se transmettait de génération en génération par un parler local, un patois ou une langue régionale, telle la langue bretonne, corse, du pays basque…Ce sont des langues qui ont la particularité d’être très diversifiées et différentes dans chaque département, quelque fois dans chaque ville ou village d’ailleurs en opposition à la langue française qui est une langue institué donc uniformisée.

Il en va de même pour toutes les activités, quelles soient d’ordre sociales, culturelles, économiques ou politiques, ainsi que dans beaucoup d’autres domaines de le vie sociale et de la population dans son ensemble.

Je définirai un autre aspect de cette uniformisation , qui à notre époque est en cour de s’imposer, c’est dans le domaine de la pensée et de la culture par la généralisation et le contrôle de l’information et de l’éducation, ce qui me paraît inquiétant pour les années à venir dans la mesure ou tous les êtres humains écouteront les mêmes informations, auront la même éducation ainsi que la même façon de pensée, ce qui sera l’ère de la non pensée, je dirais même la non pensée tout court, est beaucoup plus grave et surtout beaucoup plus inquiétant pour l’avenir de nos démocraties et de notre humanité.

Un autre domaine me préoccupe, c’est celui des savoirs vivre et des savoirs faire qui ne sont plus transmis de générations en générations, mais par les institutions, et plus grave encore par les réseaux sociaux qui vont certainement s’accaparer ces savoirs dans le pur objectif de monopoliser et de contrôler les populations par le temps des cerveaux disponibles.

Il serait temps que les populations prennent conscience de la perte de tous ces savoirs faire et savoirs vivre, qui sont un patrimoine d’une richesse incalculable qui disparaît comme peau de chagrin tous les jours qui passent et que nous aurons beaucoup de mal à nous réapproprier.

Prendre conscience de la nécessité de redévelopper cette économie vernaculaire ainsi que le parler vernaculaire, les savoirs faire et les savoirs vivre me paraissent d’actualité, j’en dirai tout autant pour beaucoup d’autres domaines dans la vie en société…

Marc

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