Le Carnet de Lydia…

Partir…

Ils ont les yeux rougis,
Tant de larmes versées.
Fuyant leur pays,
Territoires dévastés.

Ils ont le corps meurtri
De souffrances inutiles.
Les cœurs sont tous flétris
Leurs âmes indélébiles.

Ils ont dans le regard,
Plein d’amour et d’espoir
Malgré leurs airs hagards
Peuvent-ils seulement y croire.

Laisser ses souvenirs
Sur une terre d’effroi.
Ne jamais revenir
Mais tout garder en soi.

Avoir les mains tendues
En implorant le ciel,
Se dire que le vécu
Ne sera plus pareil.

Si tu croises un migrant
Salues-le de ma part
Dis bien à ses enfants
Qu’il n’est jamais trop tard

La force les guidera
Vers un nouveau départ
La lumière sera là
Pour éclairer leurs pas.

Par Lydia – Hommage aux migrants – Post. janv 2019

FILS DU VENT
Si tu as besoin de vent, de la terre et de l’océan,
Des fleurs, des oiseaux, des champs,
Ou du soleil tout simplement.

Si tu as besoin du ciel, de la vie, de ses merveilles,
Des nuages, des arcs-en-ciel, du bourdonnement des abeilles,
Suis le fils du vent.

Ecoute leurs violons qui dansent.
Comme les flammes d’un grand feu,
Ils vont te jouer une romance
Ils vont t’en mettre plein les yeux.

Et les guitares aux corps de femme
Que les hommes tiennent entre leurs mains
Vont faire ressortir toutes leurs âmes
En jouant jusqu’au petit matin.

ECOUTE
Les jours de tempête
On entend le vent hurlé
Car il tire sur le sable
Les larmes de la mer
C’est ainsi qu’en hiver
Sur nos côtes blessées
Les rivages sont amers
D’entendre la mer pleurer.

RÉVEIL
Quand le matin me guide
A travers ses lueurs
Je me réveille enfin d’une longue torpeur.
Les yeux encore mis clos
Les cheveux en bataille
C’est encore le chaos
Dans ma tête qui tiraille.

J’ai écrit toute la nuit
Des poèmes endormis
Entre le vent, la pluie
Le soleil et la vie.
Mon cœur est en jachère
Quoi de plus simple à faire
Que de noter des mots
Sur du papier cadeau.

La légende de Matsang.

 

 

 

 

 

 

Une légende raconte que dans les montagnes de l’Himalaya, un sherpa serait tombé nez-à-nez avec un yéti blanc dont les pouces étaient manquants. Pris de panique, l’homme resta pétrifié devant la créature. Mais la peur lui donna des ailes et il se mit à dévaler la montagne à toutes jambes, en faisant des roulés boulés.

Arrivé au village, il fit part de sa mésaventure à tous ses amis, dans la salle principale réservée aux hommes. Les rires fusèrent. « Un yéti albinos sans pouce ! tu devrais prendre ta retraite ; le yéti n’existe pas… »

Vexé, Outsang quitta les lieux, il n’osait même plus sortir de chez lui. Jusqu’au jour où un vieil ébéniste du village voisin vint retrouver l’homme et lui dit avoir vécu la même chose quand il était sherpa. Oustang était soulagé, il n’avait pas rêvé. Comment faire croire aux autres que le yéti n’est pas une légende…

Finalement, le temps passa, plus personne ne reparla de cette histoire. Mais un beau matin, la femme d’Oustang mis au monde un petit garçon prénommé Matsang. Un silence traversa la pièce ; Oustang tomba à la renverse : son fils était albinos et sans pouce.

Tous les villageois se précipitèrent pour honorer l’enfant, les moines récitaient les mantras, les trompes du monastère souhaitaient la bienvenue à l’enfant.

Et depuis ce jour, chaque villageois a devant sa porte un yéti blanc sculpté par le vieil ébéniste. De façon à se rappeler l’histoire d’Oustang et son petit garçon. Dans toute la chaîne himalayenne, Matsang est devenu le héros de la légende : celle du yéti blanc sans pouce.

(Post – nov.2018)

Lulu 

Vous connaissez Lulu ? un petit gars perdu,
Qui, tous les dimanches, s’en allait faire la manche
Pour pouvoir se payer une paire de souliers,
Puis un joli manteau, l’hiver, ’ fait pas chaud !
C’était un musicien, déguenillé, sans rien,
Juste son violon, puis son pantalon.

Lulu n’a que huit ans, c’est encore un enfant.

Pendant des heures il joue, pour gagner quelques sous.
Il sourit aux passants, aux bourgeois, aux mendiants,
Espère de temps en temps, une pomme, un présent.
Lulu vit sous les ponts, se réchauffe de cartons,
Il n’a pas de maison, seulement son violon.

Il joue des mélodies qui vous redonnent vie,
Et on n’a qu’une envie : danser avec lui.
Un matin de printemps, le gosse était absent.
Il était où Lulu ? Il avait disparu.
T’aurais pas vu Lulu, le p’tit gars d’la rue ?
Celui qui jouait si bien… c’était un musicien.
Il nous faisait danser, chavirer et tourner.

Mais où est-il passé, le môme des pavés ?
Dix ans se sont écoulés ; moi j’ai pas oublié
Qu’un jour, j’avais connu un petit gars perdu.

Je l’ai revu un matin, au café des copains,
Habillé d’un manteau et d’un joli chapeau
Il avait dans les pieds les plus beaux souliers,
Et tenait dans sa main son rêve de gamin…
Vas-y, joue-nous, Lulu, Le petit bal perdu
Qui nous faisait danser, chavirer et tourner.

J’vous ai pas oublié, malgré toutes ces années.
Mais si vous voulez bien, appelez-moi Lucien.

Par Lydia

 

 

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