La page du maréchal-ferrant

Le maréchal-ferrant forge ses mots en toute liberté, et pas de liberté sans courage !

« Sont, sont, sont les gars de Locminé
Qui ont de la maillette
Dessous leurs soulier »

Sans être de Locminé, le maréchal-ferrant forge les maillettes, ces clous en forme de pyramides tronquées, placées sous le sabot des gars de Locminé. Ainsi, quand ils dansaient, on les entendait bienn plus que les autres danseurs…

En la chapelle de Saint Gildas, sur la rive droite du Blavet, à Bieuzy les Eaux, il y a une pierre qui sonne comme une enclume quand on la frappe avec un caillou. Puissiez-vous entendre le message du travail du maréchal-ferrant dans cette gazette, la prochaine fois !

Un bon forgeron voit ce qui n’a pas encore de forme, entend l’âme du fer, chante avec son soufflet, touche le brûlant comme le froid métal ! Attendez-vous à lire…

Il forge, jusqu’à ce que ça devienne un coeur…


PORTRAIT DE GEORGES BRASSENS

Nous venons de commémorer le centenaire de la naissance de Georges Brassens, et de passer le cap du premier novembre, qualifié de jour du souvenir de nos morts.
Ce rapprochement m’inspire le portrait de mon compositeur/chanteur préféré, car poète avant toute chose, comme   Jacques Brel et Guy Béart, tous contemporains de Brigitte Bardot, et de la locomotive championne électrique BB303 de la SNCF :  Belle époque !

Brassens n’est pas mort étouffé par la censure, ni dans l’oubli, malgré sa pensée libertaire teintée d’anarchisme. Qui donc le lui reprochera ?
On le dit parfois misogyne…  Il s’en défend en chantant : « Misogynie à part »
On l’a fait passer pour un farouche anticlérical ?  Faux !  Et il chante le très chrétien Francis James :  » La prière » en 1953.

Quant à sa musique qui parait simpliste, tous les musiciens aguerris diront qu’elle est très compliquée.

Donc le bonhomme n’est pas simple à saisir, se présentant comme le « polisson de la chanson ». Il s’est fait connaître en 1950 avec sa chanson plus que provocante sur le « gorille qui ne brille, ni par le goût, ni par l’esprit ! »

Je n’ai donc pas la prétention d’en faire ici le portait savant qui lui aurait permis d’accéder à un fauteuil de l’Académie Française !  Je me contenterai d’extraire de son œuvre les textes particulièrement iconoclastes qui évoquent la mort :c’est mon choix délibéré pour coller au calendrier. Sur 163 chansons 30 ans de carrière, Brassens en a écrit 23 consacrées au trépas, car :

« la camarde, qui ne m’a jamais pardonné
d’avoir mis du persil dans le trou de son nez,
me poursuit de son zèle imbécile … »

En effet de santé fragile, Georges Brassens a nargué la mort à la façon de François Villon dans sa « Ballade des pendus » . Voilà pourquoi il a écrit en 1961: « La ballade des cimetières ! ». Ecoutez attentivement sa très longue « Supplique pour être enterré à la plage de Sète » (sa ville natale) , écrite en 1966, pour comprendre l’humour noir du poète/chansonnier, issu d’une famille pauvre, et petit délinquant primaire pendant son adolescence, Cf. « Celui qui a mal tourné  » !

Il s’ennuie à l’école, et encore plus au Service du Travail Obligatoire à Basdorf en Allemagne, d’où il s’évadera donc pour se réfugier chez Jeanne, dans un sombre quartier de Paris en 1943 Cf. « L’auvergnat « .

Avant mai 68, la censure chez l’ORTF était forte, le microsillon faisait son apparition, les mœurs guère déliées de préjugés archaïques !
Brassens n’en a cure, il brave les bien-pensants, choque, malmène les curés, les flics, les jeunes et les vieux, etc.

Mais il se moque sans méchanceté, avec un réalisme saisissant, tout en se tenant à l’écart de la place publique Cf. « La mauvaise réputation ! »
J’aime aussi particulièrement  » Trompettes de la renommée » qu’il dit « bien mal embouchées ! »

Mais lorsque mon ami Georges écrit une chanson sur la mort – un sujet triste direz-vous ou un triste sujet ? – alors il déchaîne les sourires : jaunes, certes, et alors ?
Son chef-d’œuvre dans un genre abordé aussi par Jacques Brel et Guy Béart, c’est incontestablement :

 » Les funérailles d’antan,
Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain :

Y’a un mort à la maison, si le cœur vous en dit,
venez pleurer avec nous sur le coup de midi … ! »

C’était au temps dit le poète où :
« les gens avaient à cœur de mourir plus haut que leur cul ! »

Brassens nous fait part de sa nostalgie avec une extrême délicatesse dans « Le temps qui passe »,  « La messe en latin  » ,  « La guerre de 14/18 ».
Dans tous les cas : »pour aller au cimetière : prendre le chemin le plus long ! et : « à la limite, ne pas mourir du tout ! »

Dans ce registre, je ne résiste pas à l’envie de rappeler les « Veillées funèbres à Groix » contées par  Lucien Gourong, qui me font encore tordre de rire : eh oui !
Georges Brassens évoque lui aussi un rite funèbre quasiment disparu (spécialement durant la pandémie Covid19) et pour nous changer les idées, relisons :  « La fessée » :
« Un vieux copain d’école étant mort sans enfants,
abandonnant au monde une épouse épatante,
j’allais rendre visite à la désespérée,
et puis, ne sachant plus où finir la soirée :
je lui tins compagnie dans la chapelle ardente… »
(Devinez la fin à partir du titre !)

Je pourrais citer aussi « Le bulletin de santé » écrit en 1966, où Brassens égratigne les ministres d’Esculape : tout le corps médical qu’il convie à son enterrement en fanfare de jazz, comme à la Nouvelle-Orléans. Au passage il renvoie dos à dos :  « les jeunes cons de la dernière averse, et « les vieux cons de neiges d’antan » !

Georges Brassens n’est pas un passéiste/nostalgique, pas un trompe la mort, même s’il fait un pied de nez au Temps et à la Mort, auxquels il accorde volontiers la lettre Majuscule, car nous n’avons pas prise dessus.

J’aime par-dessus tout « Le revenant » : l’histoire du brave homme ressuscité qui revient chez lui  »

« …. son chien ne l’a pas reconnu
et lui croque en deux coups de dents
un de ses os, les plus importants
…/..
quand dans l’alcôve il est entré,
embrasser sa veuve éplorée,
il jugea d’un coup d’œil
qu’elle ne portait plus son deuil ! »

Terrible histoire !  Alors notre macchabée retourne dormir dans sa tombe !

Brassens n’est pas enterré au cimetière marin de Sète auprès de Paul Valéry, autre grand poète, mais inhumé fort simplement au cimetière communal.  C’est le signe de modestie et d’intelligence d’un libre penseur de la trempe d’un Jean de La Fontaine, courageux et jamais méchant, mais..:
« les braves gens n’aiment pas que,
l’on suive une autre route qu’eux ! »

Le 31/10/21

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Ça chauffe à la COP26 …!

Alors que la température baisse tous les soirs actuellement à Lorient, ça chauffe à Glasgow, où ils débattent du réchauffement climatique !   « Étonnant, non ?   » aurait dit Pierre Desproges …

Après l’accord sur ce sujet à Paris en 2015, des centaines de délégués venus de tous les pays à l’exception de l’Iran, Irak Erythrée et Yémen, et de l’absence des présidents russe et chinois, débattent sans se battre !  Tout ce beau monde se concerte à nouveau, pour ne pas griller bientôt.
A l’horizon 2030, l ‘objectif serait de limiter à + 1,9°C  le réchauffement moyen du globe, par rapport à ce qu’il était avant l’ère industrielle, au temps où la population s’élevait à 5 milliards d’individus. Si la tendance actuelle se prolonge, ce serait : 2’5°C en plus.

Autant dire que des cocotiers pousseraient à Larmor-Plage, Mike Horn : le baroudeur de l’impossible ne trouverait plus la banquise du pôle nord pour glisser à son aise, et nos atolls de Polynésie seraient noyés, etc. !

Faire face en urgence au péril s’impose à toutes et à tous.  Et même aux bovins qui lâchent dans l’atmosphère beaucoup trop de gaz polluants.  C’est comme si une « éco-guerre » internationale était déclenchée contre tout ce qui pète et réchauffe la voûte céleste qui nous protège du rayonnement solaire : un ami qui ne nous veut pas que du bien.

Greta Thunberg, la jeune écologiste suédoise devient la Jeanne d’Arc d’une troupe de combattants verts, et rouges de rage contre les calories nocives pour notre environnement.  Tout le monde y va de son couplet dans une résolution où même la reine Elisabeth II apporte sa contribution, en sursaut de son malaise au château de Windsor !

Maintenant que nous avons réussi à boucher le trou d’ozone qui laissait passer des rayons dangereux, il nous faut alléger le voile qui nous met en couveuse.
Nul ne conteste les émissions de gaz pernicieux : bombes aérosol, et fumées de combustion du charbon dégradent la voûte céleste. Il nous faut restreindre notre « train de vie », sans freiner le développement du « Tiers monde » qui pâtit de la prospérité des pays pollueurs, et réclame à juste raison une réparation.
Mais il y a un phénomène sur lequel personne ne pourra peser, c’est la marche de Dame Nature, car ce n’est pas la première fois que la terre se réchauffe après s’être refroidie, ou l’inverse au cours des âges qui ne sont à pas à l’échelle humaine : et de très loin ! Le réchauffement en marche accéléré est le cinquième depuis la formation ultra brûlante du globe terrestre dans le système solaire !

La glaciation dite du Wurm, avait fait baisser le niveau des océans au point d’amener les glaciers jusqu’ à la latitude du 45ème degré de latitude nord : la Manche n’existait pas, la Seine se jetait au large de la mer d’Iroise actuelle, allez voir la carte présentée au Musée de préhistoire à Carnac ! Depuis longtemps la terre se réchauffe, mais l’accélération a augmenté d’ 1,7°C en un siècle.  Alors le niveau de la mer monte, car les glaciers fondent, la faune fuit ailleurs, la flore dépérit ou mute, et nous connaissons déjà les réfugiés climatiques …!

Parce qu’elle convoque l’imaginaire biblique, la montée du niveau de la mer, de l’ordre de 30 à 90 cm à la fin de ce siècle si nous ne réagissons pas convenablement, ne doit pas rendre quiconque indifférent : »Après moi, la fin du monde ! »

Non et non !

Les catastrophes naturelles de plus en plus dévastatrices sur les biens et les personnes, deviennent insupportables !
Comme les cycles alternatifs froid/chaud, sont inéluctables, la présence des hommes peut et doit les freiner, pour en amortir les conséquences.  Souvenons-nous si possible, du temps où des hommes peignaient des hippopotames sur les roches du Sahara et cultivaient le riz, c’était à l’ère quaternaire !
Et remontons l’histoire de notre belle planète bleue à l’ère tertiaire : il y a quelques centaines de millions d’année : combien ?  Qu’importe : « de mémoire de rose, on n’a jamais vu mourir un jardinier ! » a écrit Fontenelle (1657-1757)

En ce temps-là, la rade (terme militaire, la ria pour le géographe) de Lorient n’existait pas, Groix était un sommet du continent débordant loin dans l’océan dont le niveau se trouvait probablement 80 m sous le niveau actuel.

Il a remonté depuis d’environ 15 m et ça continue ..!

L’érosion glaciaire avait creusé des vallées qui seront peu à peu noyées par la transgression marine, ce qu’on appelle les mouvements eustatiques auxquels assistent les hommes depuis la nuit des temps. Les paysages n’ont pas fini de changer : tous les géologues l’expliquent : la Petite Mer de Gâvres n’a pas toujours existé, au grand dam des chercheurs de vers de sable. Sur nos falaises qui s’écroulent nous voyons des plages soulevées, d’autres ont été déblayées dès l’époque monastirienne !
Ces faits témoignent de la position différente du trait de côte, il y a des millions d’années … Pourtant l’océan, poumon de la terre, est moins « chouchouté » à Glasgow que la forêt d’Amazone.

Dans son rapport rendu en juin dernier, le Haut Conseil pour le climat, qualifie de stratégique l’adaptation de notre civilisation à un phénomène naturel incoercible :   » On commande à la nature en lui obéissant ! » a écrit Francis Bacon (1561-1626) . Nous devons tous trouver une « entente cordiale », chacun d’entre nous à sa place, en son temps, doit en être conscient, sans vitupérer des incantations stériles.

Le 12/11/21

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Décroissance et dépollution ?

En augmentant la taille du gâteau on pourra régaler plus de convives, à condition qu’il soit équitablement partagé. Dès lors la croissance démographique actuellement forte dans le « Tiers monde » va ralentir, avec l’élévation du niveau de vie des populations concernées

A la nécessité de lâcher moins de gaz à effets de serres, s’ajoute celle hautement impérative, de mieux partager la richesse produite. 

La présidente du Haut Conseil pour le Climat, a montré que la croissance économique a évolué plus vite que l’émission des gaz nocif pour l’homme et la nature, entre 1973 et 2014.  Nul ne conteste que 10% de la population mondiale émet la moitié du volume de CO2, mais les progrès techniques, et les gains de productivité, croissent plus vite que les nuisances qu’ils engendraient… !

Alors le bilan deviendra positif, s’il n’est pas contrarié par une démographique galopante !

Reste à maîtriser les atteintes à l’environnement, à commencer par la rogne des villes sur l’espace naturel : encore un sujet lié à la démographie ! Les hommes ont toujours défriché pour cultiver, circuler, bâtir .. : nous faudra-il coloniser l’espace sidéral pour trouver un monde propre ? La production de rebuts tend à diminuer, mais celle des déchets ultimes pose encore problème, en particulier ceux d’origine nucléaire.

 » Qui veut manger des œufs frais, doit supporter le caquet des poules ! » dit un proverbe chinois. 

Mais la solution au découplage entre croissance et pollution, ne se trouve pas nécessairement dans la récession, bien au contraire !

Je vois plutôt dans la croissance le signe du mouvement.

Le progrès n’est pas un concept éthéré, plutôt le signe de la vie.

Qui dit vie, dit calories brûlée ..! Et, quoi qu’on fasse, il restera des cendres !

On se souvient du projet né à Lorient après le choc pétrolier de 1973, de la construction d’une centrale de production d’électricité, à partir de la combustion de gaz de charbon liquéfié, mis en concurrence avec la centrale nucléaire à Plogoff.  Ni l’une ni l’autre ne fut construite ! Et l’on bataille actuellement à propos du parc d’éoliennes au large de Groix .

Dans l’état actuel de nos connaissances, les énergies renouvelables n’apparaissent pas suffisantes à moyen terme pour satisfaire nos besoins .

On estime à 1,8 milliards d’individus l’augmentation de la population du globe à l’horizon 2050, et l’objectif serait l’autosuffisance alimentaire pour tout le monde , ce qui n’est pas encore le le cas actuellement: l’idée de décroissance n’est donc pas d’actualité!

La conférence de Glasgow a pris en compte la survie de l’humanité, qui ne se fera certainement pas au détriment de la nature. 

Il n’y a pas de solution fétiche et encore moins miraculeuse ! 

C’est ce qu’avait rappelé Albert Camus lors de la remise de son prix Nobel de littérature !

Une raisonnable exploitation des ressources et leur répartition solidaire sauveront à la fois le globe et ses habitants. Une course effrénée à la croissance: le «Toujours plus» dénoncé en 1970 par François de Closet est devenu insupportable ! Tout le monde en convient, et pourtant la COP26 se termine par un accord à minima !

Le monde réclame des changements volontaires, et même volontaristes des comportements individuels et des politiques publiques, qui permettront d’enrayer la pollution mieux que d’organiser la décroissance généralisée.

L’opulence ne fait pas le bonheur, l’indigence non plus. 

Le 5/12/21

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Décroissance en nuance !

C’est en mars 1972 qu’est né officiellement l’idée de décroissance économique.  Il était dit alors que le monde allait dans le mur par l’épuisement des ressources , entre autres, par le couple Meadows, du nom de ceux qui qui soutenaient mordicus cette thèse.
Et nous sommes en 2022, au sortir d’une élection présidentielle qui n’a pas mis avant ce principe de décroissance, bien au contraire, alors que l’écologie est discrètement à l’ordre du jour, pourquoi ?
C’est que le partage du gâteau qui me tient à cœur reste d’actualité, plus que sa réduction. Tout le monde veut profiter sans se restreindre, et c’est compréhensible, mais la crise sur l’énergie st imminente : qui a raison ?
A nous tous d’imaginer une autre vie moins gourmande donc plus écologique, mais sans le dire trop ! Les prochaines élections législatives en France confirmeront ou pas la tendance initiée il y a 50 ans : mais le monde a changé ! L’extrême droite représente 26% des électeurs, à la place de l’extrême gauche, avec les mêmes revendications, ou presque ?
Mais personne ne parle plus guère de la décroissance.
On évoque plus volontiers la résilience : cette résistance aux changements alors que la nécessité fait loi ! Contradiction ?  Peut-être, en tous cas le changement frappe fort à nos portes. Et malgré les illusions dont la décroissance fait partie, il faut changer, ce que je vois dans un meilleur partage des richesses, mais certainement pas dans leur réduction.
Il est toujours périlleux de vouloir réécrire l’histoire, il est plus dangereux de la caricaturer.
Les élites d’aujourd’hui veulent prendre une revanche sur la gauche, en niant certains changements.
Or on attend une vision positive de l’à-venir, et les technologies de rupture ne suffisent pas.
C’est une vision courageuse qu’il nous faut dans le monde et pas seulement en Europe, où tout reste pourtant à faire.
Commençons par balayer devant notre porte, et pas comme papa en 1940 !
Tout n’est que nuances, certes, pas en décroissance, il faut changer, à chacun son plan et son destin !
Le maréchal ferrant, convalescent
Le 4/5/22
4 réponses
  1. VAN DYCK Erik
    VAN DYCK Erik dit :

    ce super artiste des temps anciens qui en fait était bien de notre époque trouve un érudit pour les 100 ans qu’il aurait eus ;que d’ informations pour ceux qui ne le connaissaient pas ou peu .
    Merci de nous rappeler tout cela de lui , il était avant tout illustrateur de la Vie de par ces textes divers avec les Passantes et la fameuse Fernande !

    Répondre
  2. marcel
    marcel dit :

    Ouha, autant les 1ers articles sentent la paille, la nostalgie mais bien vite l’urgence se fait jour comme un avertissement partagé, juste,. voilà ce qu’il en est .Sans être donneur de leçon, vous êtes ,monsieur, un lanceur d’alerte! Merci,….. Bravo

    Répondre
  3. Lata S.
    Lata S. dit :

    Bonjour,
    Je reste dubitative sur vos propos au sujet de la croissance. Mais sans doute, cela est-ce dû à la nécessité de définir ce qu’est la croissance : parle-t-on de développement humain ? de progrès technologiques ? ou d’une croissance purement économique ? (avec tous les aspects d’inégalité des richesse propre à la société capitaliste dans laquelle nous vivons) Peut-on concevoir une croissance qui ait une réelle utilité sociale ? (autre que de créer des emplois et enrichir une poignée de personnes…)
    Une piste de réflexion pour un prochain article peut-être 😉
    https://www.liberation.fr/debats/2021/01/19/la-petite-note-d-espoir-de-la-nouvelle-pensee-economique_1817917/

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  4. Le maréchal ferrant
    Le maréchal ferrant dit :

    Lata ,
    Vous vous montrez dubitative sur les bienfaits de la croissance, et c’est une hésitation que je partage.
    Mais de là à y renoncer, je ne prends pas ce risque !
    Le statu quo économique et social n’est pas plus envisageable que l’immobilisme de la nature soumise aux cycles des saisons. L’Histoire du monde marche comme les aiguilles d’une horloge sur le fond d’un calendrier, lui-même plaqué sur l’immensité agitée de l’univers.
    La décroissance est impossible c’est pourquoi elle n’a jamais été tentée : je n’ose pas évoquer la « Révolution Culturelle » de Mao en Chine.
    Vous vous inquiétez à juste titre du rapport de la croissance avec le progrès social : c’est une perspective à caractère politique. Depuis la nuit des temps, l’organisation de la communauté de vie des humains n’a pas cessé d’évoluer, contrairement à celle du règne animal : les loups chassent en meute, pas les hérissons ni les aigles !
    Dans l’état actuel de nos connaissances, de notre savoir-faire, aucune société idéale n’a jamais existé sur cette terre : l’Eldorado peuplé de gens parfaits reste à inventer.
    Ce n’est pas avec la croissance économique qu’on y accédera, mais encore moins par la décroissance : c’est le sens de la première phrase de mon exposé sur le partage du gâteau.

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