La Goélette Tara

Nous vous invitons à un voyage dans l’univers extraordinaire de la goélette mythique Tara à travers 6 épisodes.

Episode 1

Lorsque que nous avons la chance d’admirer l’arrivée et le départ de Tara dans la ville aux six ports, c’est un bonheur d’accueillir ce magnifique bateau à la coque et aux mats gris et oranges.

Le récit des hommes à bord par vidéo conférence, les expositions et les journaux imprimés de Tara, illustrent et nous informent sur les multiples expéditions.

Pour information, de Peter Blake à Jean-Louis Etienne, Tara appartient aujourd’hui à Agnès b, une entreprise. Le navire a vu sa structure étudiée en fonction du modèle d’un ancien navire qui a affronté la dérive au sein des glaces arctiques.

La dizaine d’expéditions réalisées par Tara marque l’objectif du propriétaire. «C’est un homme d’affaires préoccupé par les questions d’environnement et convaincu qu’il est de sa responsabilité de ne pas se taire sur les menaces qui pèsent sur les générations futures ». (1). Elles mènent des équipages et des passagers sur tous types d’océans et fleuves du monde pour étudier et constater un état de lieux du milieu marin.

Qu’il s’agisse de Endurance en 2004, en Géorgie du sud, où la chance fut donnée a des malentendants de visiter la Géorgie du sud, ou bien que Génésis, en 2005 de témoigner de la beauté originelle de l’Antarctique, par des photos en noir et blanc, Tara témoigne ainsi du lien entre l’homme et son adaptation respectueuse au milieu marin. Lors de Tara Arctic ou Tara Océan, Tara se penche sur l’évolution de l’environnement marin plus spécialement. Enfin les dernières expéditions ont pour objectif plus spécifiquement d’observer l’impact de la pollution par le plastique dans les océans. La dernière en date se clôture le 23 novembre 2019.

A chaque expédition, la ville de Lorient et la fondation Tara se mobilisent pour voir partir et ou accueillir Tara. Quelque soit le quai choisi pour le départ ou l’arrivée de cette fantastique goélette, tout est remarquablement fait pour que le nombreux public soit sensibiliser à la cause défendue a chaque expédition. Ainsi donc, la forte population présente sur le port de plaisance ou sur le quai de le citée de la voile, peut assister à des expositions en phase avec le ou les expéditions de l’année. Le 23 novembre prochain Tara revient ainsi de sa Mission Plastique.

(1) Tara, un voilier pour la planète (2005) p.66

Episode 2

Du simple voilier au bateau au service de l’écologie durable. La Tara fut donc au départ une goélette qui servit donc à de grands navigateurs à travers le monde dont  Jean-Louis Etienne et Peter Blake.  Ses mesures exactes   au départ sont :

_ Une longueur de 36 mètres

_ Une largeur de 10 mètres

_ Un poids de 130 tonnes.

Sa structure est en aluminium et a une épaisseur  de 4,5 cm d’épaisseur et comporte deux mâts de 27mètres et est doté d’une voilure de 400 mètres carrés.

Chaque explorateur a fait modifier différents  éléments  de structures  et des équipements. J’ajoute qu’un ancien bateau nommé le Fram dont le propriétaire Fridtjof Nansen, inspira les créateurs de Tara. En effet, il s’agit du « seul navire à être jamais  sorti intact d’un séjour hivernal dans les glaces dérivantes de l’Arctique. » (1)

 

La coque fut notamment équipée pour affronter les glaces des pôles et l’intérieur est  équipé pour l’étude environnementale de divers écosystèmes marins du monde.  De plus comme chaque expédition a un but précis, il faut parfois ajuster des aménagements intérieurs.

L’actuel propriétaire  Agnès B, choisit Lorient, la ville au six ports comme port d’attache.

Ceux qui se trouvent devant Tara sont toujours impressionnés. Sa coque arrondie grise, son nom marque à l’avant en gris dans  un rectangle orange est caractéristique du navire, tout comme ses deux mâts.

(1) Tara, un voilier pour la planète (2005) p.66

Episode3

Historique des expéditions scientifiques de Tara

Parmi les dernières décennies, plus de dix  expéditions ont marqué les scientifiques et le public. En effet, tout en parcourant le globe, les analyses scientifiques de Tara sont au service de la recherche.

Été 2004 : Ecopolaris  au Groenland

Cette Odyssée avait pour but   doublement de  « combler certains vides  dans les connaissances des écosystèmes arctiques terrestres ou  marins et d’analyser les effets des réchauffements climatiques sur le monde vivant. » (1).      Lors de cette expédition, furent étudiés 1500km de côtes entre le 68°et le 81,15’N pour répondre a la demande de chercheure du GREA.

2004 : Endurance, Géorgie du sud

Cette expédition a pour objectif de revivre un ancien périple effectué par Sir Ernest Shackleton en 1915, qui a vu son navire broyé dans les glaces en Antarctique,  sauva  tous ceux qui l’accompagnent  et les mena en Géorgie du sud. Ce qu’il faut souligner c’est qu’une partie des membres de l’expédition sont des sourds, des malentendants et une osmose s’est créée, entre ces derniers et les membres d’équipage. Ce qui leur a permis de réaliser près de 80% de leur programme.

Celui qui tenait à ce projet était Daniel Buffard, un malentendant qui a  « créé en 2002 l’association Les Montagnes du Silence »(2). Il  cherchait un navire apte pour transporter un matériel spécifique pour l’aventure. C’est donc Tara qui fut choisi.

Crédit-Photo : Tara Fondation

2005 (1 mois) : Génésis est une longue fresque de photos en noir et blanc de l’Antarctique.

Cette expédition se nomme exactement genesis in mobile

A bord du voilier légendaire, des photographes célèbres embarquent. L’un d’entre eux se nomme Sebastião Salgado pour le quatrième volet qu’il nomme Le monde d’avant l’homme, a décidé que l’Antarctique serait son terrain d’investigation pour le temps de l’expédition. Pour l’occasion, le bateau devient un studio mobile où le photographe peut se laisser aller à sa cause. En noir et blanc. Ses photos nous révèlent le paysage des origines, dans un voyage anthropologique.

La découverte de ces terres immaculée encore vierge où les jeux de lumière rendent ce décor  On peut signaler que Le photographe a tiré de son expédition un livre magnifique, Genesis  aux éditions Taschen qui rend hommage au sixième continent où l’homme n’a pas détruit l’harmonie.

Crédit-Photo : Tara Fondation

2006– 2008 : Tara arctic qui fait écho à l’année  Polaire internationale 2007-2008

Ce fut une expédition très instructive qui fut la dérive autour  du pôle nord en Arctique pour étudier pour une des premières  fois des données qui servent le programme européen dans la recherche climatique.  Cela dura plusieurs années  et des équipes se sont relayées a part peut être un membre. L’état des glaces du pôle nord est très important à étudier en raison du réchauffement climatique.  C’est une étude qui s’effectue  au niveau international, en parallèle  avec l’année 2007-2008 qui fut l’Année Polaire Internationale.

L’éloignement de toute terre, les conditions extrêmes de température, et enfin les nuits polaires de quatre mois par an donnent un contexte difficile pour la réalisation de l’expédition. Pendant la phase de septembre 2006 et juillet 2008, Tara se laisse prendre dans la glace et c’est l’excellente structure du voilier  qui permet cette résistance pour ce périple. Cette expédition fait écho  au centenaire de l’expédition de Nansen, un des premiers explorateurs de l’Arctique, à bord du Fram.

(1) (2)  Tara, un voilier pour la planète, Tara expéditions (2005)

Episode 4

2009 (5 septembre)- 2013, Tara Océans. En fait, il s’agit deux expéditions Tara  Océans et Tara Océans Polar Circle

il faut souligner que Tara à partir de cette date commence à s’interroger sur l’impact du plastique dans l’environnement marin, tout en faisant des études sur d’autres thèmes.

Cette nouvelle  expédition fut marquante par l’étude à travers tous les océans du monde du plancton.. Tara a décidé de faire un état  des lieux de dénombrer ces organismes, et de les étudier. Soixante seize membres d’équipages et cent vingt six scientifiques participèrent  à cette odyssée qui a duré 938  jours. Le parcours de ce périple commença entre 2009 et mars 2010 par la Méditerranée, l’océan Indien, puis en septembre 2010, il passe au sud de l’Afrique, rejoint l’océan Atlantique et arrive en mars 2011 dans l’océan Pacifique. Il y reste jusqu’en 2011. Puis par le canal de Panama, Tara retrouve l’Océan Atlantique en mars 2012.

En 2012, il retrouve Lorient, pour repartir dans une deuxième expédition, Tara Océans Polar Circle, en 2013. En juin de cette année, il navigue dans le nord de l’océan Atlantique, longe la Sibérie et contourne le pôle Nord pour rentrer à son port d’attache en décembre 2013.

Au final, un bilan sur le plancton marin du monde entier est réalisé, voir de nouvelles espèces  identifiées.

Pour l’occasion, les invités à Lorient sont prestigieux. En effet Tara est accueillit par une élue nationale, qui dans la rade de Lorient monta à bord en compagnie d’élus locaux.

2014(avril mai)- 2014(22 novembre) : Tara Méditerranée

Cette mer est étudiée sur  15000 km pendant sept mois. 16 scientifiques et membres d’équipage montèrent à bord

Cette fois ce sont les enjeux environnementaux liés à cette mer qui sont examinés. 15 000 km furent étudiés en Méditerranée.  Cette fois, il s’agit d’étudier  d’une part, la répartition spatiale de tous les éléments de plastique de 0.3 à 50mm que l’on peut retrouver dans la Méditerranée. A bord, une journaliste reporter d’images,  Noelie Pansiot, observe et témoigne de ce qu’elle voit et découvre entre autre à  Port Cros. Mais le constat qu’elle fait le même pour toutes les zones  observées. On remarque que 90% des déchets marins viennent de la terre.

En 2014, Tara fêta ses 10 ans d’expéditions. A cette occasion, des films et des revues furent réalisés comme la vidéo suivante par exemple :

Episode 5

2019 La dernière expédition en date, durant cette année 2019, depuis le 30 mai La Mission Plastique : aux origines de la pollution plastique.

Cette année, entre le 16 mai et novembre 2019 la ville aux six ports, port d’attache de Tara, a vu partir le navire autour de l’Europe à travers les différentes mers qui contournent le vieux continent. Cette fois, dix fleuves ont été étudiés : de la Tamise à l’Elbe et au Rhin, de la Seine à la Loire, de la Garonne au Rhône puis de la Tage, l’Ebre et la Tibre. Le but est d’examiner les dégâts de la pollution due au plastique et de leur insertion de facto dans la chaine alimentaire car celle-ci intègre par malheur ces éléments artificiels.

En effet  déjà  depuis 2010, Tara se penche sur les dégâts de la pollution de plastique dans l’environnement. Pour cela, il lui faut étudier la provenance, leur état de transformation en mer. En effet, dans le passé, la pollution plastique fut déjà constatée dans tous les océans du globe, même les zones polaires. En fait, près de 8 millions de plastique par an, dont 600 000 tonnes en Europe, se retrouvent en mer chaque année. Un problème vient des microplastiques, ces particules de 0.2 à 5mm de diamètre. Cette année, il faut comprendre le rôle des fleuves dans cette pollution.  Le CNRS  participe à cette expédition.

Les microplastiques

En effet ; il faut savoir, que ces microplastiques  sont  présents à plusieurs niveaux dans l’environnement marin et ont des conséquences diverses.

L’une d’entre elles est que le plastique peut servir d’habitats et générer de nouveaux écosystèmes pour des micro-organismes par exemple des bactéries. Quels sont donc  les impacts sur l’environnement marin ?

C’est aussi un danger pour l’environnement marin et à force suri, pour la chaine alimentaire. En effet, on retrouve notamment ces microplastiques  sous formes de particules ou de micro-éléments dans les organismes marins tels que les poissons, que les hommes pêchent et consomment. Quand, on découpe des poissons par exemple dans les fleuves ou dans les mers, il n’est pas rare, d’y trouver piégés dans les organes des agglomérats de plastique, à chaque étape de la chaîne alimentaire  et donc les hommes consomment aussi indirectement ces micro-plastiques

Il faudrait que les politiques fassent  quelque chose contre ce fléau. Quelles sont les mesures que peuvent prendre les  états, en faveur d’un recyclage du plastique dans l’environnement. Les études de cette année semblent être une des premières études systématiques des fleuves européens. De la même façon, des observations furent faites dans le passé. Ainsi, on remarqua le plastique présent notamment dans la Tamise était composé à 66% de microplastiques. Il faudrait savoir ce qu’il serait possible de faire pour lutter contre la pollution plastique.

Il semble résulter des analyses effectuées que la pollution plastique et des microplastiques en mer viendraient de, la terre. C’est donc une question importante à gérer au sein de nos quotidiens.

Nous en saurons davantage quand Tara reviendra à son port d’attache dans quelques  jours.

Le retour de Tara le week-end, du 23 et du 24 novembre prochain à Lorient.

Nous aurons la chance de voir  Tara revenir à son port d’attache  le samedi  23 novembre à 15h30 à côte de la citée de la voile. Comme il se doit, la ville l’accueille chaleureusement  avec des festivités qui dureront deux jours. Ces dernières se dérouleront  sur ce 6ieme port  de la ville. Nous pourrons voir des expositions, qui toucheront   à la fois le bilan de l’expédition mais aussi le devenir du plastique. Cela se fera en parallèle avec des conférences réalisées par des spécialistes de l’expédition entre autres.

Plus exactement, pendant le week-end, dans l’espace Le Karré à la cité de la voile, nous pourrons voir une exposition. Elle nous montrera le plastique et toute l’importance des scientifiques à bord de Tara.

Le samedi 23 novembre, nous pourrons assister à une prise de paroles, lors de l’arrivée de la goélette entre 16h et 17h à la cité de le voile.

Au même endroit, le dimanche 24 novembre, au rez-de-chaussée cité de la voile, il sera possible de voir une exposition  supplémentaire en accès libre.

De plus, il sera possible de visiter le Tara le dimanche après-midi. Pour pouvoir monter à bord de la goélette, il faut s’inscrire via internet, sur le site de Tara océan.

Par ailleurs, toute la journée, à l’auditorium de la cité de la voile, quatre conférences et documentaires  se dérouleront :

_ Océans, le mystère plastique entre 10h15 et 11h  (documentaire).

nous expliquera ce que devient le plastique en mer

_ Plastique en mer, les solutions sont à Terre,  entre 11h30 et 12h30 (conférence)

_ Réduction des emballages, le territoire en action, entre 14h00 et 15h30 (table ronde)

_ Réduction des emballages, place à l’innovation, entre 16h00 et 17h30.(table ronde)

De plus, Lorient fête la semaine de réduction des déchets entre le 16 et 24 novembre 2019 et prépare à Lorient des animations à cet effet. Le constat de cette expédition, c’est que la pollution  de plastique trouve sa source et ses solutions à terre.

Crédit Photos : Wikipédia

A suivre…

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