Le corail : un petit animal aux grands rôles

Le corail ressemble souvent à une plante ou à une pierre, mais il s’agit en réalité d’un animal fascinant. Présent sur Terre depuis environ 500 millions d’années, il peuple les mers et les océans du monde entier. C’est le sujet d’étude la nouvelle expédition de la Tara Fondation.

Un animal minuscule : le polype

Chaque corail est formé d’un polype, un petit organisme en forme de sac. Il ne possède qu’une seule ouverture, qui lui sert à la fois à se nourrir et à évacuer ses déchets. Autour de cette ouverture, des tentacules lui permettent :

  • d’attraper de minuscules proies du plancton,
  • de se défendre grâce à un mini-harpon venimeux.

Les polypes peuvent vivre seuls ou en groupe. En s’associant, ils forment des colonies qui, avec le temps, donnent naissance à de vastes récifs coralliens.

Deux types de coraux

Le corail fabrique un squelette externe qui grandit tout au long de sa vie. On distingue deux grandes catégories :

  • Coraux durs : leur squelette est composé de petites aiguilles calcifiées.
  • Coraux mous : leur structure est plus souple, faite de matière organique.

Assemblage de coraux sur la Grande Barrière de corail

Une alliance avec les micro-algues

Les coraux vivent en symbiose avec de minuscules algues appelées zooxanthelles. Cette relation est bénéfique pour les deux partenaires :

  • Le corail offre protection et nutriments aux algues.
  • Les algues, grâce à la photosynthèse, produisent de la nourriture pour le corail.

C’est pourquoi la plupart des coraux vivent dans des eaux chaudes, claires et peu profondes. Cependant, certaines espèces s’adaptent aussi à des profondeurs allant jusqu’à 150 mètres, dans l’obscurité totale.

Un écosystème vital pour la vie marine

Les récifs coralliens sont de véritables refuges pour de nombreuses espèces marines. Ils leur fournissent :

  • un abri,
  • un lieu de reproduction,
  • une source de nourriture.

On recense environ 1 400 espèces de coraux, réparties dans des milieux variés :

  • eaux chaudes,
  • eaux froides,
  • eaux profondes.

Pourquoi les coraux sont-ils importants pour nous ?

Les récifs coralliens jouent un rôle essentiel :

  • Ils protègent les côtes en atténuant la force des vagues.
  • Ils soutiennent la pêche, car de nombreux poissons y trouvent leur habitat.
  • Ils attirent les touristes et les plongeurs, contribuant ainsi à l’économie locale.
  • Ils pourraient inspirer la création de nouveaux médicaments.

 

Plus d’informations sur le site de la Fondation Tara :  https://fondationtaraocean.org/expedition/tara-coral/

Furcy, l’homme qui refusa l’injustice

Le film « Furcy, né libre », réalisé par Abd al Malik, retrace l’histoire vraie d’un homme né affranchi mais maintenu en esclavage, qui mènera l’un des combats judiciaires les plus marquants du XIXᵉ siècle. A partir du mercedi 14 janvier au Cinéville
Une interview de  Abd al Malik est en écoute sur le site de France Inter en cliquant ici
J’ai découvert cette extraordinaire histoire avec le spectacle « Furcy, le risque de la liberté », un concert-dessiné avec Titwann Powète, Ojûn et Mathias Rebuffé
« Une des histoires les plus méconnues est celle de l’affaire de l’esclave Furcy qui a 31 ans, un jour d’octobre 1817, à l’île de la réunion, décide de se rendre au tribunal d’instance de Saint Denis pour exiger sa liberté. Dressé contre l’injustice, il tient dans son poing serré, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Né d’une mère Malbar, cette dernière vécut à Lorient durant 3 ans avant d’emprunter les voies de la compagnie des Indes jusqu’à l’île de la Réunion.
Le procès qu’engagea Furcy contre son maître dura 27 ans. Après de nombreux rebondissements il trouva son dénouement le 23 octobre 1843 à Paris, Furcy gagna son nom et sa liberté il devient Monsieur Furcy Jospeh. Particulièrement influencé par les idéaux de la révolution , l’histoire de Furcy précipitera l’abolition de l’esclavage en 1848. » Texte : Titwann
Une création de Ojûn est en écoute sur Youtube en cliquant ici et une session live :

Chronologie de l’histoire de la Bretagne

La Bretagne est une région connue pour ses légendes, ses paysages et sa longue histoire. Pour mieux comprendre son identité, on peut remonter le temps et regarder comment elle a évolué, en particulier dans le Morbihan, un département très représentatif.

La Préhistoire : les débuts (-750 000 à -2000 av. J.-C.)

Les premiers habitants

Les premiers humains arrivent en Bretagne il y a environ 750 000 ans. Ce sont des chasseurs-cueilleurs qui se déplacent beaucoup et laissent peu de traces.

Le Néolithique : les grands monuments

Vers 5000 av. J.-C., les habitants deviennent sédentaires : ils cultivent la terre et construisent de grands monuments en pierre. Dans le Morbihan, on trouve des sites célèbres :

  • Le cairn de Barnenez : l’un des plus anciens monuments d’Europe.
  • La Table des Marchands à Locmariaquer.
  • Les alignements de Carnac : plus de 3 000 menhirs alignés.

L’âge du Bronze

À partir de 2500 av. J.-C., les Bretons commencent à utiliser le bronze. Les échanges se développent et les sociétés deviennent plus organisées.

Les Gaulois et les Romains (-2000 à -52 av. J.-C.)

Les peuples celtes

Avant l’arrivée des Romains, la Bretagne est habitée par plusieurs peuples celtes, dont les Vénètes dans le Morbihan. Ce sont de bons commerçants et de redoutables marins.

La conquête romaine

En 57 av. J.-C., Jules César conquiert la région. Les Vénètes résistent mais sont vaincus lors d’une grande bataille navale dans le Morbihan. La Bretagne devient alors romaine : routes, villes et nouvelles habitudes apparaissent.

Le royaume de Bretagne et les Vikings (Ve-Xe siècles)

Un royaume breton

En 851, Erispoë devient le premier roi de Bretagne. C’est le début d’un véritable royaume breton.

Les attaques vikings

Aux IXe et Xe siècles, les Vikings attaquent souvent les côtes. Le Morbihan, avec ses nombreuses îles, est une zone très touchée. Ces raids provoquent des destructions mais aussi des échanges culturels.

Le duché de Bretagne (939-1532)

Des ducs pour gouverner

De 939 à 1166, la Bretagne est dirigée par des ducs bretons qui tentent de rester indépendants.

Entre France et Angleterre

À partir de 1166, les ducs doivent composer avec les rois d’Angleterre (Plantagenêts) puis avec les rois de France (Capétiens). Les alliances changent souvent.

La guerre de Succession (1341-1364)

Deux familles se disputent le duché : Montfort et Blois. La guerre dure plus de 20 ans et affaiblit la région.

Un duché puissant

Malgré les conflits, la Bretagne devient un duché fort et organisé aux XIVe et XVe siècles.

La Bretagne sous l’Ancien Régime (XVIe-XVIIIe siècles)

Union avec la France

En 1532, la Bretagne est officiellement rattachée à la France, mais garde certains privilèges.

Croissance et difficultés

Les XVIe et XVIIe siècles sont marqués par le commerce maritime et la croissance. Mais la fin du XVIIe et le XVIIIe siècle connaissent des crises, des famines et des révoltes.

La Révolution

En 1790, la Bretagne est divisée en cinq départements, dont le Morbihan. L’ancienne province disparaît, mais l’identité bretonne reste forte.

Du XIXe au début du XXe siècle : une région qui change

  • L’agriculture se modernise.
  • La population augmente fortement.
  • Beaucoup de Bretons partent travailler ailleurs.
  • Les ports comme Brest, Lorient ou Saint-Nazaire se développent.

La Bretagne moderne (XXe-XXIe siècles)

La Première Guerre mondiale

La Bretagne perd de nombreux hommes pendant la guerre. Dans les années 1920-1930, la culture bretonne renaît, notamment la langue.

La langue bretonne aujourd’hui

Le breton est enseigné dans les écoles Diwan et reste très présent dans le Morbihan grâce aux festivals et aux traditions.

Du Néolithique à aujourd’hui, le Morbihan montre toutes les grandes étapes de l’histoire bretonne : mégalithes, Gaulois, ducs, marins, paysans… C’est un territoire où le passé et le présent se rencontrent encore.

Janvier à l’Embarcadère

L’Embarcadère n’est pas un café comme les autres. Ce lieu chaleureux, géré par l’association  Optim’ism, mêle restauration responsable, insertion professionnelle et vie de quartier. On y vient pour déguster une cuisine locale, bio et inventive, mais aussi pour rencontrer, échanger, et parfois… se reconstruire.

Mais L’Embarcadère, c’est aussi un lieu ressource de plus de 100 m², dédié aux droits culturels et à l’inclusion par le travail. On y organise des ateliers, des rencontres, des événements culturels et citoyens, dans une ambiance conviviale et inclusive.

Et ce n’est pas tout : le marché de légumes locaux, bio et solidaires vous attend aux mêmes horaires que le bar. Issus des fermes d’insertion du réseau Optim’ism, ces produits de saison sont cultivés avec soin et vendus à prix juste, favorisant une alimentation saine et accessible à tous.

En semaine, on y croise des habitués, des étudiants, des familles, des travailleurs en pause déjeuner, tous attirés par l’ambiance bienveillante et les valeurs du lieu. En somme, L’Embarcadère est bien plus qu’un café : c’est un point d’ancrage pour celles et ceux qui veulent consommer autrement, s’impliquer localement, ou simplement savourer un bon plat dans un cadre humain et inspirant.

Epi56, Arti-Zanat, Défis, la Mission locale, l’Afpa, Ti Mouv et C2Sol comptent parmi les partenaires de cette démarche.

Tout le programme du mois de janvier en cliquant ici

Plus d’infos sur leur site web ou leur page facebook

Le bar est ouvert du lundi au samedi 10:15 à 24:00 (1:00 le WE)

Le restaurant est ouvert les midis et soirs du lundi au samedi

Et si on cassait les clichés et préjugés sur les jeux vidéos ?

« Les jeux vidéo rendent violents », « Les jeux vidéo sont nocifs pour la santé », « Tu joues à des jeux beaucoup trop violents pour une fille ». Si chaque gamer gagnait un euro à chaque fois qu’on lui sortait l’une de ces phrases, il ou elle serait aujourd’hui riche. Depuis toujours, les jeux vidéo ont mauvaise réputation : futiles, violents, abrutissants, réservés uniquement aux garçons, etc. Pourtant, les jeux vidéo nous apprennent autant qu’ils nous divertissent : ils nous font vivre des histoires, prendre des décisions, ressentir et réfléchir

Réfléchir, ressentir, grandir…

Parfois, certains ont besoin de lire du Kafka ou de terminer une revue philosophique pour se prendre une claque existentielle. Eh bien, certains jeux vidéo ont aussi cette fonction, et parmi eux, deux se distinguent : Detroit: Become Human et Life is Strange. Le premier parle d’androïdes traités comme des esclaves dans une société moderne et qui souhaitent leur indépendance, veulent être égaux aux humains. Dans le second, le joueur incarne une jeune étudiante qui découvre qu’elle peut remonter le temps, et dont le récit dépend entièrement des choix qu’il fera.

Ces jeux, ce ne sont pas juste des pixels : c’est du cinéma interactif où chaque choix t’incite à ressentir de l’empathie ou de la peur. Qui suis-je pour sacrifier un personnage pour en sauver un autre ? Une IA ou un robot peuvent-ils parfois être plus humains que les hommes ? Suis-je prêt à perdre pour rester fidèle à mes valeurs ? Ces jeux te forcent à prendre des décisions qui vont te bouleverser, exactement comme dans la vraie vie. Marcus, Kara et Connor ne sont pas que des androïdes : ce sont des êtres qui veulent être reconnus. Max n’est pas qu’une simple étudiante en photographie : c’est une jeune fille qui veut sauver son amie.

La franchise GTA… l’un des jeux les plus incompris

Ouais, on peut tirer sur des flics dans GTA, mais si on s’arrête là, on passe complètement à côté du jeu : une critique de l’Amérique moderne. Dans GTA V, Rockstar dénonce plusieurs réalités sociales : la corruption, le culte de l’argent, la violence gratuite, les dérives de la télé-réalité. Dans San Andreas, c’est encore plus fort : le jeu traite du ghetto, de la violence raciale, de la brutalité policière.

CJ n’est pas juste un gangster : c’est un homme qui se bat pour son quartier et sa famille, tout en survivant dans un monde qui ne lui laisse aucune chance. Et The Ballad of Gay Tony ? Un chef‑d’œuvre sous‑coté. C’est un jeu qui met en avant un personnage homosexuel, respecté dans un milieu mafieux, et qui questionne le rêve américain version boîte de nuit, entre faux luxe, dettes et relations toxiques. C’est l’une des rares fois où un personnage gay est mis en avant dans un jeu mainstream sans être stéréotypé.

Les jeux de gangster ne glorifient pas la violence : ils dénoncent le système

Mafia, ce n’est pas juste rouler en voiture vintage en Italie du Nord. C’est une histoire d’ambition, de loyauté et de chute. Dans Mafia I, on suit Tommy Angelo, un chauffeur de taxi qui entre dans la mafia pour nourrir sa famille et qui finit par tout perdre. Le jeu ne dit jamais « la violence, c’est cool » : il montre comment une décision peut te détruire la vie. Mafia II ? Même chose avec Vito Scaletta, un fils d’immigrés italiens qui veut s’élever socialement via la mafia et découvre que les pauvres restent pauvres, même avec du sang sur les mains. Le chef‑d’œuvre social reste Mafia III, qui raconte l’histoire d’un vétéran noir de la guerre du Vietnam revenant à la Nouvelle‑Orléans dans les années 60.

Et là, le jeu prend une autre dimension : racisme systémique, ségrégation, trahison, guerre entre communautés. C’est le premier grand jeu à dénoncer le racisme des institutions criminelles et politiques, tout en mettant un personnage noir au centre.

Alors non, les jeux vidéo ne rendent pas débiles. Ils nous font rire, pleurer, perdre et recommencer. Ils nous racontent la vie. On peut apprendre l’empathie avec Life is Strange, la loyauté avec Red Dead Redemption II, le deuil avec God of War, la prise de conscience devant l’injustice avec Detroit: Become Human, la justice avec The Last of Us, et même l’absurde beauté du chaos avec GTA. Et souvent, certains ont même pleuré devant leur manette à la fin.

L’histoire gourmande du chocolat

Aux Sources du Cacao : Un Trésor des Forêts Tropicales

Les premières traces archéologiques de consommation de cacao remontent à environ 1900 avant J.-C. , grâce à des résidus trouvés sur des poteries dans la région de Soconusco, au Mexique, et à Puerto Escondido, au Honduras.

L’histoire du chocolat commence il y a plus de 4 000 ans, au cœur des forêts tropicales d’Amazonie et du Mexique. Le cacaoyer, arbre sacré des civilisations précolombiennes, produit des cabosses renfermant les précieuses fèves de cacao. Dès 1900 avant J.-C., les Mokayas, en Amérique centrale, préparaient déjà une boisson à base de ces fèves. Pour les Mayas et les Aztèques, le cacao était bien plus qu’un aliment : il était divin, associé à la déesse de la fertilité Xochiquetzal, et utilisé lors des rituels les plus importants.

Le Cacao, Monnaie et Boisson des Dieux

 Le cacao était utilisé comme monnaie d’échange et comme boisson rituelle entre 1000 avant J.-C. et 1500 après J.-C. par les Olmèques, Mayas et Aztèques.

Chez les Aztèques, le cacao était si précieux qu’il servait de monnaie d’échange : une fève valait une dinde, et les impôts se payaient en fèves. La boisson sacrée, le « xocoatl », était réservée à l’élite et aux guerriers. Préparée à partir de fèves grillées, d’eau, de maïs et d’épices, elle était à la fois amère, mousseuse et stimulante, grâce à la théobromine. Les Aztèques la consommaient froide, souvent aromatisée avec du piment, de la vanille ou du roucou, et l’offraient en hommage aux dieux.

La Conquête Européenne : Du Breuvage Amer au Délice Sucré

Christophe Colomb découvre le cacao en 1502, mais c’est Hernán Cortés qui, en 1519, en rapporte en Espagne et en popularise la consommation en Europe.

Le chocolat resta inconnu en Europe jusqu’à l’arrivée des conquistadors. En 1519, Hernán Cortés découvre le « xocoatl » à la cour de Moctezuma et en rapporte en Espagne. Les Espagnols, séduits par cette boisson exotique, y ajoutent du sucre de canne, de la vanille et des épices, la rendant plus douce et plus accessible. Au XVIIe siècle, le chocolat conquiert les cours royales d’Europe : Anne d’Autriche l’introduit en France en 1615, et Marie-Thérèse en fait une boisson à la mode à Versailles.

La Révolution Industrielle : Le Chocolat pour Tous

La première tablette de chocolat solide est créée en 1819 par François-Louis Cailler en Suisse, et le conchage est inventé par Rodolphe Lindt en 1879.

Le XIXe siècle marque un tournant avec l’industrialisation du chocolat. En 1819, François-Louis Cailler crée la première tablette en Suisse, tandis qu’en 1824, John Cadbury fonde sa chocolaterie en Angleterre. L’invention du conchage par Rodolphe Lindt en 1879 rend le chocolat plus onctueux, et l’ajout de lait en poudre par Daniel Peter donne naissance au chocolat au lait. Les marques emblématiques comme Menier, Suchard et Poulain démocratisent le chocolat, le rendant accessible à tous.

 

Le Chocolat Aujourd’hui : Tradition et Innovation

De nos jours, le chocolat se décline en une infinité de saveurs et de textures : noir, au lait, blanc, fourré, en pâte à tartiner ou en pralines. Il est aussi le symbole de nombreuses fêtes : œufs de Pâques, truffes de Noël, cœurs de la Saint-Valentin. En Belgique, des artisans comme Leonidas ou Jeff de Bruges perpétuent la tradition de la praline, alliant savoir-faire et créativité.

Vers un Chocolat Plus Responsable

Avec la prise de conscience écologique, l’industrie du chocolat évolue vers une production plus éthique. Le chocolat bio, équitable et artisanal gagne en popularité, offrant une alternative savoureuse et respectueuse de l’environnement et des producteurs.

Plus d’infos sur le site des Chocolatiers engagés

Un Plaisir Intemporel

Du « xocoatl » des Aztèques aux tablettes modernes, le chocolat a traversé les siècles, s’adaptant aux goûts et aux cultures. Aujourd’hui, il reste l’un des aliments les plus appréciés au monde, symbole de convivialité et de gourmandise. Alors, quel est votre chocolat préféré ? Une tablette noire intense, un chocolat chaud réconfortant, ou une praline croquante ? L’aventure chocolatée continue !

Le chant des forêts au Cinéma

Après La Panthère des neiges (documentaire diffusé en ce moment sur Arte), Vincent Munier nous invite au cœur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affût dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent.

Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le grand tétras.

Film diffusé au Cinéville

Pourquoi les films de Noël sont aussi populaires ?

Ils sont kitsch, prévisibles, parfois mal joués, et pourtant, chaque année, on les regarde religieusement. Les films de Noël ressemblent un peu à un coffret de chocolats : on sait bien que ce n’est pas toujours excellent, mais ça apporte du réconfort.

De plus en plus tôt désormais, TF1, W9 et M6 dégainent leur artillerie de films de Noël comme si le salut de chacun en dépendait. Et reconnaissons-le : ils ont quand même réussi à fidéliser certains d’entre nous. Mais alors, pourquoi ces films fonctionnent-ils encore en 2025, alors qu’on a vu Maman, j’ai raté l’avion au moins une dizaine de fois, que Last Christmas tourne en boucle et que lancer Le Père Noël est une ordure est devenu une tradition chez certains ? Pourquoi continuent-ils de marcher alors que les téléfilms nous proposent encore et encore le même scénario cliché ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cet article.

Il y en a pour tous les goûts et pour tout le monde : pour les grincheux qui détestent cette période mais qui finissent par être émus devant The Holiday, pour ceux qui rêvent d’un coup de foudre sous la neige mais qui se font ghoster sur Instagram, pour ceux qui veulent se taper un fou rire devant des scénarios rocambolesques. Avec le temps gris et la pluie dehors, les films de Noël apportent un peu de douceur et permettent de s’évader le temps d’un visionnage.

Et puis, soyons honnêtes : les téléfilms de Noël, nous les connaissons par cœur. Une citadine stressée retourne dans son village natal, croise le pâtissier du coin — son crush du lycée — avec qui elle va vendre des sapins pour sauver le marché de Noël. Ils vont se disputer, puis finir par se faire un câlin dans des rues si illuminées qu’on se demande QUI paie réellement les factures d’électricité. Chaque année, c’est la même recette, mais bizarrement, on ne s’en lasse pas. Dans un monde qui va de plus en plus vite, ça fait du bien de savoir qu’à la fin, tout finit bien. Même si l’héroïne a eu le temps de changer de vie en quatre jours chrono.

On oublie aussi que les films de Noël peuvent être hilarants : entre les familles qui explosent à table, les lutins en burn-out et les Pères Noël des centres commerciaux, on a de quoi rigoler. Que ce soit volontaire (Maman, j’ai raté l’avion, Le Grinch, Le Père Noël est une ordure) ou involontaire — ces films si mal joués qu’ils en deviennent drôles — ils nous offrent des moments où l’on pleure parfois de rire.

Il n’y a rien de plus thérapeutique qu’un bon fou rire devant un film absurde, en pilou-pilou, avec un chocolat chaud. Les délires de Noël, ce n’est pas que des romances : ce sont aussi des galères qui finissent bien, des quiproquos ridicules et un Père Noël qui tombe du toit.

Quelques films de Noël :

  • Le Grinch : à voir sur Disney+
  • The Holiday : à voir sur Netflix
  • Maman, j’ai raté l’avion : à voir sur Disney+
  • While You Were Sleeping : à voir sur Disney+

stage jeu avec la caméra

Les samedi 3 et 10 janvier 2026 de 10h à 13h et 14h à 17h au City à Keryado, en compagnie de Pascal Guin, de la Cie le Théâtre Bleu

Venez aborder le jeu face à la caméra, particulièrement pour les gros plans ou les plans rapprochés. A partir de choses vues ou de courts monologues écrits par les stagiaires, ou de courtes scènes de cinéma ou de théâtre, nous chercherons à capter ces micro-actions des visages et des corps…

Plus d’infos sur le site du Plateau en Toute Liberté :  https://plateauentouteliberte.weebly.com/

TARIFS : 75€ + 5€ d’adhésion

Exposition Poésimage de Philippe Dagorne

Philippe Dagorne, né en 1954, est un poète, photographe et marcheur infatigable, profondément attaché à l’île de Groix (Morbihan, Bretagne). Il unit ses trois passions pour créer des recueils de poésie illustrés par ses propres photographies, mettant en valeur le paysage, l’ambiance et la vie insulaire.

Il exposait cet été cette série initulée Poésimage au centre social du Polygone pendant le Parcours photographique des centres sociaux lorientais. Pour cette exposition, ses thématiques sont la mer, la lumière, le paysage groisillon : une poésie qui saisit l’âme de l’île à travers ses instants visuels (phare, dunes, villages, atmosphères marines).

Les images fusionnent souvent des paysages marins (houle, brume, horizons) avec des silhouettes humaines ou objets intimes, renforçant l’atmosphère méditative et lyrique des poèmes.

Suivez son blog de poésie sur https://houlesintimes.eklablog.com/

Bibliographie :

  • Quatre saisons en l’île de Groix : son premier ouvrage, alliant textes et photos, publié chez Groix Éditions.
  • Groix, ballades à quatre temps (diptyque)
  • Soleil voyeur, l’indicible…

Cliquer sur les images pour les agrandir

 

Acariâtres amants

Le vent toque à ma porte

Je ne lui ouvre pas

Il frappe à mes volets

Je ne veux pas de lui

Il insiste le bougre

Il n’est pas venu seul

Sa maîtresse la pluie

Gifle aussi mon pignon

Comme ces missionnaires

Invoquant Jéhovah

Ils vont toujours par deux

À travers la campagne

L’on dirait simplement

Que la flore sanglote

Aujourd’hui ils m’agacent

Malgré le manque d’eau

Malgré les éoliennes

Je rêvais de lumière

De l’éclat de mes fleurs

D’une sieste au soleil

En empruntant son ombre

De ces poussières d’or

Serties sur mon visage

De ces filles joyeuses

Insouciantes et jolies

De leurs robes légères

Qui flirtent avec la brise

Je voulais inviter

Mille et un cris d’enfants

Et de sages rivières

Pour porter leurs voiliers

Je voulais écouter

La symphonie unique

Toujours renouvelée

Du doux chant des oiseaux

Je voulais admirer

Les subtiles dentelles

Que portent aux beaux jours

D’infinies vaguelettes

Je voulais tout cela

Mais le vent et la pluie

Vieux amants acariâtres

Arrivés de la mer

M’ont volé ces bonheurs

 

Fantaisie hivernale…

Il a posé son sac,

L’hiver, ce vagabond,

L’hiver, ce vieux maniaque,

Austère et furibond.

Le long de la ruelle,

Les arbres en sont saisis,

Lèvent leurs bras au ciel,

Dévêtus et transis.

Et, même le bitume

S’est habillé de blanc,

Insolite costume,

Incongru et troublant.

Le soleil, rougissant,

Lui dit, mine défaite,

C’est bien trop salissant,

Puis ici, point de fête !

Je veux, que pour demain,

Tu aies mis ton ciré.

Je prierai en chemin

 

Il vient nous avertir…

La crête qui déferle

Et dessous, sombre et vert,

Le ventre de la vague

Qui se tend et qui crève.

Du sable l’escalade

En diffuse poussière

Grains d’étoiles ahuris

D’une autre galaxie.

La rive s’abandonne,

Offre sa dune glabre

Qui peu à peu se couche

Sous l’assaut de la garce.

 

Étendue vierge et blonde,

Sans répit effacée,

Pour que la mer y tisse

Une laisse héritée.

Une missive absconse

Pavoisée d’algues mortes

Subtilement nous conte

De terribles fortunes.

Intersigne improbable

Aux moiteurs de l’écume,

Angoissé, je te vois

Toujours ourler la plage.

Traînent des bois flottés

Qui parfois s’emmaillotent

D’un lambeau de filet

Aux funestes desseins.

S’y accroche souvent,

Un oiseau mazouté,

Écorché, desséché,

Il vient nous avertir…

 

Mon esprit n’est que rêve…

Laissez-moi sur la rive

D’un océan de songes.

Simplement, je veux croire,

Que c’est juste la pluie,

Musicienne inspirée,

Qui lors tintinnabule,

De ses gouttes distraites.

Je ne veux surtout pas

Imaginer des doigts

Lestement caresser

Les touches blanches et noires

D’un piano de concert.

Même s’y associe,

Un accompagnement

Subtil et si présent.

Mais bien-sûr, c’est le vent !

Invisible et complice,

À la fois si léger,

Facétieux et puissant.

Mon esprit est un rêve,

Et cette rhapsodie,

Chaque fois inédite,

M’élève et me libère.

À l’ombre sublimée,

De mes fines paupières,

 

Débute le voyage…

 

Le doux vent de mes rêves…

Il souffle tendrement

Le doux vent de mes rêves

Il gonfle sans violence

Mille voiles invisibles

Que sont alors mes mots

Esquifs imaginaires

En quête d’aventures

Sur cette mer offerte

Par une feuille blanche

Immaculée et sage

Régate sans podium

Mes lettres solidaires

Dansent en farandoles

Sous des cieux éphémères

Tourmentés ou tranquilles

S’unissent sans pudeur

Cet océan étrange

Se nomme Poésie

Ses houles régulières

Sont berceaux de nos cœurs

Charmilles de nos âmes

Laissez-vous emporter

Sur cette onde secrète

Matrice voluptueuse

Des plus beaux de nos vœux

 

Le voyage inconscient …

La sente se dérobe

À mon esprit inquiet,

Juste le temps du temps

Ou le temps de l’esquive.

L’aveugle parchemin

De mes paupières closes,

Engendre des images

Mêlant tout à la fois,

Mirages barbouillés

Et brillances follettes,

Les pluies sèches des sables

Et les neiges lascives

D’un autel fantasmé.

Un quai abandonné

Susurre sous la pluie

D’ineffables partances,

Suspendu aux nuages,

Il offre silencieux,

Haridelle marine,

Son vaisseau décharné,

Toutes voiles affalées.

Ce rafiot fantomal

M’entraîne sans combat

Sous les vents sonnaillés

Du voyage inconscient…

Mon corps gît, sans tenue

Lors, mon âme voyage

Aux frontières inconnues

D’un Royaume sans roi,

D’un paradis sans Dieu,

D’un Ailleurs augural,

Où les vallées fécondes

S’étirent à l’infini.

Seule une mélopée

Aux sibyllins échos

Imprègne mon errance.

Je tutoie le Possible,

Les ténèbres se livrent,

Absconses et exaltantes.

Las, je ne suis qu’un homme…

Au tréfonds de mon être,

J’ai cependant placé

L’esquisse de l’espoir.

Attente sans futur

Désormais confidente

Qui fait alors de moi

Ce pèlerin sans foi

Résolu et inculte.

Pour Cyrillle, le 23 octobre 2024

Au grand bal du solstice

Sur la sente des heures

Qui serpente sans but,

La lune se promène

Et balade indolente

Sa jaunasse lueur

Sur les toits endormis.

Elle est pleine, elle est ocre

Et pourtant dites-moi !

Ce n’est pas le soleil

Qui a pu tous ces jours

La dorer à ce point ?

Elle a convié ce soir

Ses amis de la nuit,

Météores et planètes,

Astres, étoiles et comètes.

Mais voilà que soudain

Au grand bal du solstice

De contrariantes brumes

Et même des nuages

Chastement la recouvrent…

 

Bien-sûr ! La belle est nue…

J’fais rien

J’fais rien ou pas grand-chose,
Qu’allumer des étoiles
Sur le ciel de mes peurs,
De drôles de lucioles
Qui font rire la mer.

J’fais rien ou pas grand-chose,
Qu’essaimer quelques rêves
Sur le dais de mes nuits,
De ces éclats soudains
Qui m’offrent des matins.

Non j’fais rien, rien du tout,
Que traverser la vie
Sur la pointe des pieds,
Pour ne pas déranger
Des cons qui s’entretuent.

Non j’fais rien, rien du tout,
Je n’ai jamais rien fait
Ah ! Si, ça me revient,
Un peu de poésie
Mais, ça ne sert à rien. ..

 

Les herbes folles dansent

Les herbes folles dansent

Tout le long du chemin.

Des fleurs, en abondance,

Mêlant or et carmin

Ourlent son fin parcours.

Croyez-vous qu’il se presse ?

Non, jamais il ne court.

Il s’en va, sans paresse.

Un chemin, parchemin,

Où s’inscrivent nos pas

Mais, qui déjà demain,

Ces traces, effacera.

Un sentier, une sente,

Entre deux gris rochers

Puis, une grande pente,

Il s’y fera tranchée.

Lors il repartira

Batifoler un peu,

Enfin, il se perdra

Dans le sable râpeux

D’une crique sauvage

Qui se dore lovée,

Toute nue et bien sage,

Le chemin l’a trouvée…

 

Des secrets s’y blottissent…

Origamis de rêves

Dispersés en un souffle

Imperceptiblement

Une brise étourdie

Qui se lève au réveil

Et balaie sans mémoire

Nos histoires absconses

Se referme la crypte

Mystérieuse et ardente

Sur cet Ailleurs occulte

Paradis ou enfer

Cauchemars ou chimères

Sanctuaire onirique

Y bouillonnent nos songes

Ils sont pareils aux bulles

Qui très fugacement

Avant qu’elles n’éclatent

Essaiment nos poèmes

Hâtez-vous à l’instant

De cueillir ces pépites

Des secrets s’y blottissent

Pour Astrid

 

Un homme se souvient

Une brume à l’étale

Emballe toute chose

Il règne en cet instant

Un silence tapageur

Pleinement habité

Du vol de goélands

Voyageurs dissipés

Volatiles angoissés

Étonnamment muets

Le port s’est calfeutré

Gauchement engoncé

Dans ses draps de varech

Pour Astrid,

D’étonnantes fragrances

Envahissent pourtant

Cette haleine marine

Propre au temps du jusant

 

La plage désertée

Semble se désoler

De ne pouvoir sécher

Ses laisses dentelières

La dune ébouriffée

Figée laisse s’enfuir

Un ruisseau étourdi

Qui sinue et se perd

Dans un sable cireux

Quelques bateaux et barques

Avachis sur la vase

Prêtent leurs ventres glabres

Au suroît retenu

Sur la cale minérale

Les prames retournées

Offrent à ce tableau

Ses avares couleurs

Assis sur un vieux banc

Immobile et rêveur

Un homme se souvient

Le soir

L’Horizon n’est que braises

Et les vagues coiffées

D’un couchant couleur fraise

S’entremêlent assoiffées

Leur haleine un peu aigre

Fait du gringue aux oiseaux

Ces goélands allègres

Tous aux culs des bateaux

 

Le jour devient regret

Et se désintéresse

De ce soir un peu frais

Qu’à la lune il délaisse

J’entends le carillon

Des gréements agacés

Pleurant ce vermillon

Par la nuit effacé

Sur le port, les troquets

De leurs pâles falots

Maquillent le vieux quai

Qui n’est plus que halo

Alors Groix s’ensommeille

Et le thon girouette

Sait déjà le soleil

Parti aux oubliettes…

 

Rue du port

La brise de suet

Vint tôt matin fleurir

De discrets courants d’air.

La rue s’y parfuma,

Telle vieille coquette

Et descendit enjouée

Vers le port endormi.

Même ses bancs de bois,

Qui contemplaient distraits

L’ascension du soleil,

Étaient là désertés

La plage, en forme d’arc,

Semblait se prélasser,

Très heureuse à cette heure

De n’être plus léchée

Par quelques vaguelettes

Un tantinet fouineuses.

Lors, les barques présentes,

Inclinées sur la grève,

Rêvassaient, paresseuses,

Aux jours de belles pêches

Qu’advint-il mes amis

Quand la rue pomponnée

Rencontra le vieux port ?

Sous le sceau du secret,

Deux mouettes me l’ont dit.

Une chose est certaine,

Il se dit que depuis,

La gracieuse ruelle

Porte le nom du port…

 

Remonter le temps

Mille fleurs réveillées

Paraissent s’étirer,

D’autres semblent bailler.

Un matin ordinaire,

Son soleil un peu pâle

Escalade le ciel,

Tombe alors ses effets

De voiles embrumés.

Les oiseaux satisfaits,

Tout joyeux, le saluent,

Le décor est en place.

Sur la plage déserte

Le reflux s’enhardit,

Laisse un sable trempé

Aux architectes en herbe,

Fiers châteaux ou barrages,

Contenus maladroits

De seaux multicolores

Renversés rudement.

Je revis le passé

En cette aube estivale

Puis, je ferme les yeux…

Seul le frou-frou subtil

De vagues nonchalantes

Enveloppe l’instant.

Je pense à ce voilier

Que grand-père me fit.

J’ai remonté le temps,

Je n’ai plus que quatre ans…

La tempête

Multitude de bruits

Que le vent me ramène

Les nuages en ont peur

Et se pressent là-bas

Assurés semble-t-il

Que l’horizon serein

Puisse les abriter

L’océan lui ronchonne

Il exhibe sa houle

Écumante et fuyante

Bringuebalent les barques

Oubliées dans le port

Même les goélands

N’osent plus un envol

Posés sur une arête

Pour quelque commérage

Je les vois agacés

De devoir délaisser

L’immensité des nues

Maudissent le fripon

Qui se joue de leurs plumes

Fantaisie hivernale…

Il a posé son sac,

L’hiver, ce vagabond,

L’hiver, ce vieux maniaque,

Austère et furibond.

Le long de la ruelle,

Les arbres en sont saisis,

Lèvent leurs bras au ciel,

Dévêtus et transis.

Et, même le bitume

S’est habillé de blanc,

Insolite costume,

Incongru et troublant.

Le soleil, rougissant,

Lui dit, mine défaite,

C’est bien trop salissant,

Puis ici, point de fête !

Je veux, que pour demain,

Tu aies mis ton ciré.

Je prierai en chemin

La pluie de se montrer…