D’un océan à l’autre : la diversité en fête à Lorient

Le 2 mai, la salle Carnot de Lorient accueillera un fest‑deiz interculturel ouvert à tous, mêlant danse, rencontres et partage.

Intitulé « D’un océan à l’autre », l’événement célèbre la diversité culturelle dans le cadre des 360 ans de la ville. Organisé par l’Escale Brizeux et de nombreuses associations, il vise à renforcer le lien social par la culture.

Danses bretonnes, musiques du monde, créations métissées et stands culturels offriront un voyage de la Bretagne à la Polynésie, Mayotte, la Nouvelle‑Calédonie et le Vietnam.
De nombreux groupes locaux participeront, dont Sklaer Breizh, le Bagad de Ploemeur, Nahei Tahiti Nui ou Vietnam Bretagne Sud.

Les organisateurs revendiquent une démarche engagée pour encourager la rencontre et lutter contre les replis. Le fest‑deiz se veut symbole d’un territoire ouvert et riche de ses différences.

Pratique : samedi 2 mai, 15h–19h30, salle Carnot ; entrée libre

 

Un tour du monde à pied et à vélo

C’est parti pour un véritable tour du monde… sans avion, mais en compagnie d’Alexandre et Orlane, deux voyageurs passionnés qui ont choisi l’aventure sous sa forme la plus brute.

Leur projet : parcourir la planète à pied et à vélo, pour découvrir les spécialités culinaires locales, les légendes, les cultures, les modes de vie… et même la mode traditionnelle de chaque pays. Ils ont opté pour le voyage lent, celui qui demande de l’effort, qui laisse le temps de ressentir les lieux et de créer de vraies rencontres. Toquer aux portes pour dormir chez l’habitant, partager des moments simples, se connecter à l’humain : c’est leur fil conducteur.

Pour se nourrir, Alexandre et Orlane récupèrent les invendus dans les magasins en échange d’un coup de main, ou parfois directement dans les poubelles afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Leur objectif : évoluer, apprendre, sortir de leur zone de confort. Ils n’hésitent pas à tenter des échanges insolites, comme faire la plonge dans un restaurant contre un repas. Ils ont aussi préparé une liste de défis, de rêves et d’expériences à vivre aux quatre coins du monde.

Les premières photos du voyage et déjà une première nuit chez l’habitant !

A suivre…

 

 

Une fresque inspirée par l’Inde à Keroman

Ce week-end, l’avenue de la Perrière a vu naître une œuvre de street art exceptionnelle. Porté par Kaz et Naple, deux artistes lorientais, le projet a rassemblé une trentaine de graffeurs, originaires de Lorient, Nantes, Rennes et Paris, pour métamorphoser un mur de 500 m² en une fresque haute en couleur, célébrant l’Inde et ses multiples facettes.

Pendant deux jours, bombes et pinceaux ont donné vie à des lettrages, des personnages et des décors inspirés par la culture indienne. Les murs, situés avenue de La Perrière, était déjà connu pour ses fresques précédentes (plus d’infos), mais cette nouvelle création marque un tournant par son ampleur et son originalité.

Le choix de l’Inde comme thème n’est pas anodin : il rend hommage aux 360 ans de la ville, fondée par la Compagnie des Indes. Les artistes ont puisé leur inspiration dans les divinités hindoues, les animaux emblématiques, les scènes de Bollywood et même des références pop culture. Les tons chauds et vifs, contrastant avec un fond marron préparatoire, captent immédiatement l’attention et invitent au voyage.

Entièrement pris en charge par les graffeurs, ce projet bénévole témoigne de leur engagement envers leur art et leur ville. La mairie a facilité leur travail en fermant temporairement le parking adjacent, permettant aux artistes de s’exprimer librement sur cette toile urbaine.

Désormais achevée, la fresque mêlant tradition et modernité est accessible au 79 avenue de La Perrière, pour le plus grand plaisir des yeux !

Visite guidée de la ria d’Etel

Parmi toutes les visites proposées par Nicolas, c’est celle de la Ria d’Etel qui a été plébiscitée. Combien de morbihannais ne connaissent pas ce site hautement touristique ? Combien de bretons, de français, d’étrangers ? Souvent je m’y suis rendu pour pratiquer la marche, la faire découvrir à des amis, profiter du magnifique tableau dont on ne se lasse jamais. C’est donc avec plaisir que je décide de participer à l’aventure.

Nous nous retrouvons ce mardi 21 avril 2026, au Centre Social du Polygone, 7 adhérents, le guide Frédéric (Faut que ça marche) et Nicolas pour un embarquement en mini bus, direction Belz.

Au passage du pont du Bonhomme, Daniel nous relate l’histoire des deux statuettes perchées au sommet des deux piles (plus d’infos). Au passage du pont Lorois, nous ne pouvons que nous ébahir devant la vue magnifique. Nous arrivons en bordure de Ria.
Frédéric en fin stratège nous conduit vers une table d’orientation située à la Pointe du Perche en face de l’ile des moines, endroit pas trop fréquenté pour commencer notre périple. Pour la suite, craint-il de l’affluence et des embouteillages qui pourraient nous perturber ?

Il nous fait partager ses connaissances dont bien sûr la surface de la ria (la rivière d’Étel mesure 35 km, son aber recouvre 22 km2 et pénètre à l’intérieur des terres sur 15 km), la longueur des chemins qui la bordent (240 km de sentiers) . Mais aussi : « – la rivière prend sa source à Languidic et coule vers l’Océan Atlantique, son embouchure se situe au niveau de la ville d’Etel et sa célèbre barre (banc de sable sous-marin précise-t-il), la légende, c’est celle de Brigitte et de sa poignée de sable ! (la Brigitte de notre groupe semble un peu déçue que la visite de la chapelle Sainte Brigitte ne soit pas prévue au programme) » « – pourquoi le mot Ria » poursuit-il « et non aber très utilisé en Bretagne ? Fjord, non, un fjord c’est une ancienne vallée glacière ; en fait ria, c’est le mot d’origine espagnol employé par la géographie internationale. Tôt le matin quel plaisir de prendre son café en face de ce paysage merveilleux .» Nous le croyons.

Cet après-midi, le vent nous oblige à bien visser nos chapeaux sur nos têtes. Le temps est bien clair, le ciel est bleu. Nous pouvons contempler les nombreux îlots parsemés sur la ria et sur lesquels une végétation verdoyante s’est développée (arbres, arbustes, c’est sûr, buissons, prairies sans doute mais il faudrait y voir mieux car il y a de la distance entre eux et nous) et parmi cette végétation, très peu de maisons, assez basses, habitées ou non. La mer est d’un bleu gris presque métallique. De forts courants la parcourent, des bancs de sable la fractionnent (nous sommes à marée basse). Des rochers, des empilements de rocailles affleurent dans les vasières et près de nous les barques amarrées au rivage se sont échouées sur ces vasières.

Assez admiré. Frédéric nous entraîne vers un dolmen pour que nous ayons bien conscience que le lieu a une dimension néolithique. Nous ne sommes pas loin de Carnac. Nous poursuivons sur le chemin côtier bordé de murets clôturant des terrains sur lesquels sont bâties de jolies maisons. Frédéric nous propose de nous asseoir sur un de ces murets pour une pause durant laquelle il va nous conter une anecdote locale. Le garnement, la sorcière et le chat qui crachait, qui miaulait et qui feulait et qui après bien des péripéties a rendu muet le garnement en lui mangeant la langue. Mais pas de garnement dans notre groupe et personne ne feulait.

Suite de l’aventure à Saint Cado.« – ça me fait penser au Mont Saint Michel » mentionne Loïc. La fréquentation, le chemin entre deux eaux pour accéder au lieu, le caractère religieux permettent effectivement de faire le rapprochement, ça ne gâte en rien notre plaisir. Daniel préférerait toutefois une autre couleur que le blanc pour le pignon de la célèbre maison qu’il nous désigne. Tout est perfectible. Frédéric nous prévient : « – comme sur le chemin, il y a de nombreux panneaux explicatifs, je n’apporterais que des compléments. Arrêtons-nous ici près de ces parcs à huîtres» décide-t-il.
« – La ria est une zone protégée classée Natura 2000 pour assurer la qualité des huîtres. Voyez ces tables métalliques sur lesquelles sont posées des poches contenant des huîtres, au départ des naissains. »

Comment obtient-on des naissains, pourquoi les poches sont-elles retournées périodiquement, quels sont les prédateurs de l’huitre, pourquoi sont-elles vendues par douzaine, quelle méthode est employée pour les calibrer. Autant de questions auxquelles Frédéric nous apporte les réponses.

Et puis ensuite nous empruntons une rue montante qui nous amène vers le calvaire et la chapelle. Les informations sur ces constructions nous sont livrées par quatre grands panneaux qui sont installés en face de la chapelle. Il y est question d’histoire des lieux, d’architecture, de rénovation, du moine Saint Cado venu du pays de Galles au VI siècle (il construisit un oratoire), des moines de l’abbaye Sainte Croix de Quimperlé (ils construisirent la chapelle). C’est moins dynamique et interactif comme transmission de savoir qu’avec Frédéric. Qu’en dirait les moines ? Contentons-nous de contempler les pierres qu’ils ont assemblées au fil des siècles et les beaux vitraux mis en place récemment.

Merci Daniel, ils nous sort de nos méditations en nous invitant à boire un verre pour son anniversaire.

Jean-Michel

Reportage photos :

Daniel

Loic

Nicolas

Ateliers d’initiation au cyanotype

Là où s’ouvrent les horizons est un projet artistique collectif porté par la galerie Le Lieu à Lorient, qui interroge l’identité maritime de la ville à travers des créations contemporaines, mêlant installations, photographies et œuvres sonores.

Ce parcours sensible, fruit de la collaboration d’artistes locaux et internationaux, invite le public à redécouvrir les liens entre Lorient, son histoire portuaire et les imaginaires liés à la mer.

Prochains ateliers : 26 avril, 09 Mai,16 Mai, 21 juin 26 avril 09 Mai 16 Mai, 13 Juin (L’embarcadère,  21 Juin

Durée de l’atelier : 1 heure
Horaires : créneaux disponibles entre 14h et 18h
Participation : prix libre, à partir de 3€ (réservation obligatoire sur HelloAsso)

Plus d’informations sur les ateliers d’initiation au cyanotype avec la Lieu de de la photographie :

www.galerielelieu.com/la-ou-souvrent-les-horizons

N-B : L’association s’est installée provisoirement au centre culturel Amzer Nevez, 2 Chemin du conservatoire56270 à Ploemeur

 

 

« Je me Raconte », un atelier radiophonique

« Je me Raconte » est né d’une collaboration entre Radio BOA, l’association Babellium et le CADA Coallia de Quimperlé, avec le soutien de la DRAC Bretagne, ce podcast donne la parole à celles et ceux que l’on entend trop peu.

Entre novembre 2025 et mars 2026, douze personnes en situation d’exil ont participé à des ateliers radiophoniques pour pratiquer le français autrement : en racontant, en partageant, en créant.

De ces rencontres sont nées des capsules audio sensibles et sincères, où chaque participant·e livre un morceau de son histoire, de son parcours et de son regard sur le monde.

Un projet à la fois linguistique, humain et profondément vivant.

En écoute sur https://www.radio-boa.bzh/en/boa/11568

Balade dans un Lorient en fête, de 1790 à 1960

À Lorient, la fête a toujours été une seconde nature, et Pierre Mayol comme Claude Chrestien en sont les conteurs passionnés.

Ces deux amoureux de la ville entraînent le public dans une promenade joyeuse à travers rues, places et souvenirs, où chaque lieu révèle une anecdote savoureuse. Du cours de la Bôve aux bains de Keroman, ils ressuscitent les bals, les kiosques à musique, les meetings aériens ou encore les cirques de la place Jules-Ferry. Leur récit évoque aussi les grandes célébrations : la fête de la Victoire, l’inauguration de la gare en 1862, ou l’immense liesse de l’Armistice en 1919. Sans oublier la Semaine commerciale des années 1950-1960, où l’on pouvait gagner… une maison toute équipée.

Avec humour et tendresse, les deux compères redonnent vie à un Lorient festif, populaire et profondément attachant.

Rendez-vous le vendredi 24 avril à 15h au 1er étage du centre social Polygone PLL pour vous laisser conter Lorient  !

Le FC Lorient, une histoire de famille

Plongez dans l’histoire méconnue mais captivante du FC Lorient à travers le témoignage de Christiane Cuissard, arrière‑petite‑fille de Caroline Cuissard, figure fondatrice du club qui célèbre cette année son centenaire.

Dans ce podcast, Christiane Cuissard dévoile des souvenirs intimes des archives familiales. Elle y raconte le rôle essentiel de Caroline, mais aussi celui de Joseph, son grand‑père, et d’Antoine, son père, dans la création, la consolidation et la survie du FC Lorient. Un voyage sensible au cœur d’un club centenaire, mais aussi au cœur d’une lignée soudée par l’amour du ballon rond.

Christiane Cuissard avec son fils Laurent et son petit fils Thiago

Toutte l’histoire du FC Lorient sur https://www.fclorient.bzh/lhistoire-du-club/

5 randonnées incontournables en Bretagne sud

La Bretagne sud est une terre sculptée par les marées, les forêts et les pierres anciennes, où chaque sentier raconte une histoire.

Cinq randonnées en révèlent la véritable âme : Doëlan et Clohars-Carnoët, entre ports et falaises lumineuses. La rade de Lorient, vaste amphithéâtre maritime, mêle nature et mémoire navale. À Quistinic, les chemins serpentent entre hameaux anciens et vallons boisés. La Ria d’Étel, puis Trégunc et Trévignon, offrent enfin des horizons changeants où la lumière sculpte chaque pas.

N-B : Le comité de rédaction du webjournal du quartier organise une sortie le mardi 24 avril après-midi avec le guide Frédéric, un guide passionné qui, toute l’année et loin des sentiers battus, fait découvrir les trésors cachés de la région lorientaise et de la Bretagne à travers ses balades avec Faut qu’ça marche. Renseignements à l’espace multimédia.

Le patrimoine breton à l’ère du numérique

Rencontre avec Soizick et Albane de l’association Bretagne Culture Diversité venue nous présenter leurs projets numériques…

Depuis sa création, l’association Bretagne Culture Diversité (BCD) s’est fixé un objectif ambitieux : rendre la culture bretonne et sa diversité accessibles à tous, grâce au numérique. Véritable pont entre les chercheurs, les passionnés et le grand public, BCD met en lumière la richesse du territoire, de son histoire à ses traditions vivantes.

Parmi ses outils phares, Bécédia se distingue comme une encyclopédie numérique gratuite, riche de centaines d’articles, vidéos et podcasts sur des thèmes variés (histoire, géographie, société). Les amateurs d’archives apprécieront Bretania, un portail unique qui fédère des milliers de documents numérisés, issus des musées et fonds associatifs bretons. L’association s’attache aussi à préserver et valoriser le Patrimoine Culturel Immatériel (PCI). Un site dédié recense les savoir-faire, danses et traditions orales, assurant leur transmission aux générations futures. Les cinéphiles trouveront leur bonheur sur Bretagne & Diversité (BED), une plateforme proposant des centaines de films documentaires sur les identités bretonnes et d’ailleurs.Enfin, avec Bazhvalan, BCD encourage les échanges linguistiques entre locuteurs et apprenants de breton ou de gallo.

En alliant nouvelles technologies et héritage culturel, l’association montre que la culture bretonne est vivante, ouverte et tournée vers l’avenir.

Pour découvrir ces ressources, rendez-vous sur : www.bcd.bzh