La rade de Lorient durant l’antiquité

Voilà quelques anecdotes parmi d’autres que je vous invite à découvrir lors des conférences que nous animons ou bien à travers notre livre «La rade de Lorient durant l’antiquité» disponible par correspondance : jean.ostos@lilo.org

Lorsqu’en 2022 avec mon fils, nous découvrîmes les premiers morceaux d’amphores et de poteries sur le littoral de Lanester, nous étions loin d’imaginer où cela nous mènerait.

Cette découverte, bien relayée ici même et dans la presse, posait plus de questions à l’époque qu’elle n’apportait de réponse.

Un second pan du voile fut levé lorsque le site que nous avions mis à jour – et déclaré – s’avéra relié à un très antique tronçon de voie romaine qui lui ouvrait les portes de l’empire.

L’empire romain, bien sûr. 400 ans d’histoire de la rade de Lorient coincé entre l’âge de fer et les premiers royaumes de Bretagne. Onze générations de nos prédécesseurs, dont l’histoire est largement méconnue. Nous étions les premiers demandeurs du récit de cette histoire locale et il s’avère que jamais il n’avait été couché sur le papier.

Une première voie romaine se déroulait sous les yeux de mon fils et de moi-même, un empierrement ordonné, bien rectiligne dont la direction nous laissait dubitatif. Finalement, un ami nous confiait une thèse inédite, celle de Stéphane Le Pennec en l’occurrence et nous constations que cette voie avait bien été étudiée par le passé.

Il en fut ainsi de tous les indices que nous récoltions auprès de ceux qui acceptèrent de partager leur découvertes. Les morceaux du puzzle se mettaient en place. Des archives furent consultées, bien sûr, nombre de déplacements à Vannes au Centre d’Etude et de Recherche Archéologiques du Morbihan (Céram) qui nous ouvrit les portes de sa bibliothèque, riche des anecdotes d’érudits, promeneurs, ouvriers de la voirie, du bâtiment dont les découvertes depuis le XVIIème siècle alimentent l’inventaire de la rade de Lorient.

Parmi ces découvertes passées, 8 monnaies d’or à Locmiquélic, à proximité d’anciennes murailles aujourd’hui disparues. Une monnaie d’or aussi sur l’îlot Saint Michel, bien conservée celle-ci, à la BNF. Il s’agit d’un trémissis tardif.
Les monnaies d’or de l’antiquité tardive matérialisent souvent la présence de militaires dont elles constituent la solde.
Leur présence sur la rive droite de la rade est logique. À cette époque le danger vient de la mer par l’ouest. Les vestiges d’un autre établissement défensif ont été découvert sur la rive gauche de l’embouchure de la ria d’Etel. Peut-être la même chose sur la rive gauche de la Laïta, avec un énigmatique établissement à Guidel, qui n’a jamais été fouillé.

Entre le IVème et le Vème siècle, la rade a cessé d’être un endroit sûr, les habitants semblent s’être recroquevillés autour des deux îlots de Pont-Scorff et d’Hennebont, sur la grande voie romaine Nantes-Quimper qui n’était plus entretenue.

Mais avant d’en arriver là, notre région a connu sa période faste. Une première phase au premier siècle, nous révèle un monde où le syncrétisme gallo-romain est plus gallique que romain. Grâce à un cliché de Claude Le Colleter, j’ai pu identifier une divinité masculine découverte à Riantec, inédite, un incroyable personnage en
terre cuite, daté du premier siècle dont le style, les symboles renvoient à l’âge du fer.

Une autre divinité, féminine cette fois, se révèle à travers le chapelet de toponymes le long du Blavet commençant par la racine SUL. («Bon» en gaulois – «Su-avelos »= «bonjour»).

Certains sont des sites hydriques incarnant le culte de l’eau, des fontaines miraculeuses. La Bretagne est la première région de France en nombre de fontaines de dévotion. Nous savons que leur origine est païenne et que le clergé, faute d’avoir pu éradiquer les pratiques, les a relié à un Saint.

Cette fois-ci nous proposons de mettre un nom sur une de ces divinités païenne: Sulevia, dont le nymphée serait à Silfiac ancienne Selefia, le pélerinage à Castenec ancienne Sulim où l’on a découvert la Vénus de Quinipilly et une de ces fontaines de dévotion à Caudan.

Ce culte de l’eau participait au protocole de guérison de nombre de maladies et nous avons découvert un mot magique gaulois dans un texte latin – jamais traduit- de Marcellus: «Admart! Ôtes ce mal de moi». À rapprocher des mots Bretons «Arz-mad» et avec la même fonction qu’une comptine: «1,2,3, et le mal s’en va!».

La croyance, la vie, le travail, la maladie, la mort, le partage aussi: Comment interpréter le site de Grand Pré à Ploemeur ? Un sanctuaire ou des banquets auraient eu lieu. On y a découvert une dizaine d’amphores à vin.
Du vin de Bétique parfois: l’Andalousie antique. On y a découvert encore une dérivation de voie romaine et lorsque l’on voit le chapelet de vestiges entre Kerguelen et Pont-Scorff, alors telle une guirlande dans la nuit, une voie romaine Larmor – Pont-Scorff se dévoile à notre regard. Kerguelen est la plus ancienne mention d’un site antique – dans le Cartulaire de Redon – un site qui devait recevoir ce vin andalou via un voyage hauturier reliant la Galice à notre rade. Entre Cadix et Vigo, le trajet se faisant par cabotage bien sûr.

Finalement à partir des années 180, on ne trouve plus d’amphores à vin importée. Par contre nous commençons à produire localement un autre type d’amphore, celles que mon fils a trouvé.
De belle amphores ovoïdes recouvertes d’un grésage blanc. Certaines sont poissées, de là à dire qu’il y avait de la vigne dans la rade, il reste un pas à franchir. Mais il a été découvert un pressoir à vin à Piriac-sur-mer (entre Vannes et Guérande) et le type d’amphore de Lanester est typique – voire exclusif- du transport de vin…

Du vin à Lanester, peut-être. En tout cas, ce qui est sûr c’est la réalisations de salaisons sur le fameux site du Resto. Un site bien étudié avec une question qui restait en suspens, d’où venait le sel indispensable à la production ?
Grâce à Daniel Sorin, prospecteur de la région de Gâvres, nous avons découvert des marais salants avec des tessons gallo-romains à Kersahu. Des indices passionnants, nous serions en face des salines antiques les plus septentrionales. C’est possible, il a été découvert des marais salants antique à Vigo, ville où la pluviométrie est supérieure à Lorient…

Jean Ostos

N-B : Prochaine conférence du groupe de recherches archéologiques et historiques maritimes de Bretagne sud avec Claude Le Colloter et Eric Le Gal, le 17 mars à Port-Louis

Le Lorient d’antan

Une nouvelle carte postale toutes les semaines pour mieux connaître l’histoire de Lorient :

1. La place Alsace-Lorraine dans les années 30

Carte postale, datant de 1935/1939, Gaby éditeur à Nantes, collection personnelle.

Au premier plan, les arbres de la place, et le kiosque à musique, celui-ci étant inauguré le 24 novembre 1933 (en remplacement d’un premier kiosque, datant de 1885 et détruit en janvier 1933) avec sur son toit les armes de la Ville de Lorient et des cartouches avec le nom de compositeurs célèbres. Rescapé des bombardements de 1943, il sera démoli après guerre, lors de la reconstruction de la place.

Au second plan, les immeubles de la place, à gauche, la rue de Turenne (de nos jours on y trouve l’église Notre-Dame de Victoire), à droite, les rues des Fontaines et de La Patrie, avec les magasins Fashion House et Novoprix (de nos jours, les Galeries Lafayette ) et à droite le magasin de vétements Saint Remy (de nos jours le magasin Burton)

Il y avait deux autres kiosques à musique à Lorient, un place d’Armes et un place de La République, dans le quartier de la Nouvelle-Ville.

2 – Le cours des Quais

Le jeu des 7 différences et plus : Sur ces deux cartes postales, nous voici devant le bassin à flot, avec à l’arrière plan, le cours des Quais (notre quai des Indes actuel), dont l’arrière du théâtre du cours de la Bôve, et au premier plan des marins qui réparent une voile de bateau.

Vous vous demandez pourquoi mettre deux fois la même carte postale, la 2012 de la collection Villard ?

Si vous regardez bien, il y a des différences entre les deux cartes postales…

 

3 -La place d’Armes et l’Hôtel Gabriel vers 1905

Au premier plan, des enfants et des marins posent devant la statue de Stanislas Dupuy de Lôme; à droite la Préfecture Maritime de Lorient, avec sa marquise, ses souches de cheminée, et ses sculptures du 18e siècle, et sa grille, notre actuelle galerie Le Lieu . Au fond la tour de La Découverte et les arbres de la colline du Faouëdic.

Carte Postale, collection Villard, Quimper, éditeur.

4 -La rue Beauvais et Hôtel Terminus vers 1920

Sur cette carte postale, nous voici rue Beauvais, à gauche, cachée par les arbres se trouve la gare, à droite, au fond l’école de Kerentrech, le tabac de l’hôtel Saint Christophe, hôtel qui sera a reconstruit dans les années 30, l’hôtel Terminus, avant son agrandissement et une belle villa, qui existe toujours. On notera la publicité pour les vêtements Saint Rémy

J. Nozais, éditeur, Nantes

5 – L’avenue de Merville vers 1905

Nous voici avenue de Merville (de nos jours avenue Jean Jaurès) au niveau du carrefour avec les rues de Kerlin et Claire Droneau, en direction de la Nouvelle-Ville. Notre regard est attiré tout d’abord par la foule qui pose pour le photographe sur la chaussée et le trottoir de droite, avec principalement des enfants, puis par le tramway, avec sa publicité pour le triple-sec Poulain, qui roule en direction de Ploemeur. Sur le trottoir de droite, un kiosque ou une vespasienne, avec une publicité pour le Grand Théâtre Delemarre, « prochainement à Vannes? »

Carte postale, collection Villard, éditeur, Quimper.

6 – Le Quai de Rohan, la rue Carnot et le Pont Tournant vers 1905

Sur cette carte postale, nous voyons au premier plan trois vedettes, reliant Lorient à Port-Louis, ancêtres de nos batobus, à droite le Pont-Tournant, reliant le cours de Quais à la Nouvelle-Ville. Sur le quai côté Nouvelle-Ville, deux bateaux, dont « Le Redoutable » à droite. Enfin, nous voyons quai de Rohan, des entrepôts, dont ceux des Bateaux à Vapeur du Nord et ceux des Messageries de l’Ouest & Union Belliloise et celui du Charbon de Terre, aux angles de la rue Carnot et du quai, un café et un tabac.

H. Laurent, Port-Louis, éditeur

7 – Quartier de Kerentrech,vers 1900, rue de Brest (Pierre-Paul Guieysse)

Nous voici devant l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle, avec son porche et son clocher. A gauche, la future place de l’Yser avec ses arbres, le kiosque d’un marchand de journaux et une cheminée d’usine. A droite un banc et une charrette à bras.
Carte postale, H. Laurent, Port-Louis, éditeur

8 – La rue du Maréchal Foch vers 1935

Nous voyons ici la rue Maréchal Foch, par temps ensoleillé, avec une grande animation, automobiles, cyclistes, piétons, dont des marins. Parmi les commerces, on remarque « A l’Ours Polaire », une quincaillerie, un magasin vendant des articles de chasse. Au fond l’église Saint Louis, à droite, à l’angle de la rue Paul Bert, la fontaine monumentale dit aussi fontaine de Neptune, oeuvre du sculpteur Auguste Nayel et de architecte Stephen Gallot.

Carte postale, de la série « Lorient Moderne », Nozais, éditeur, Nantes Bon dimanche

9 – La plage de Port-Maria vers 1910

Voici la plage de Port-Maria à Larmor-Plage, vers 1910, un jour d’été, avec de nombreux promeneurs.
Au premier plan sur les rochers des femmes avec leurs ombrelles, ainsi que des militaires en uniforme.
Au second plan, les promeneurs, mais peu de baigneurs, on remarque des tentes et cabines de plage
Au fond, de droite à gauche, la terrasse d’un café ou d’un glacier, la villa Les Sables qui agrandie deviendra le Celtic Hôtel et la villa Les Hermines, construite en 1910

Collection H Laurent, Port-Louis, éditeur

10  – Vue générale du Port de Commerce vers 1920

Aujourd’hui je vous propose une vue de l’avant port de Lorient, avec des bâtiments qui existent toujours, pour la majorité d’entre-eux
Au premier plan, le quai de Rohan, avec ses bateaux à voile et à vapeur, avec un train de marchandises, chargeant la cargaison d’un bateau.
Le port de Lorient, était desservi par deux lignes ferroviaires à usage de fret, une de la compagnie du P.O. et l’autre de la Compagnie des Chemins de Fer d’Intérêt Local du Morbihan.
Dans l’avant port, une vedette à vapeur vient de quitter Lorient et va en direction de Port-Louis ou de Larmor-Plage. Ce sont les ancêtres de nos bateaux-bus actuels.
Au second plan, le Cours des Quais (Quai des Indes), avec un bateau de pêche, à gauche,les hôtels particuliers du XVIIIe siècle, dont la maison natale de l’écrivain Ernest Hello, à droite, la Cale Ory et l’Hôpital Maritime, les casernes de la Gendarmerie Maritime et au fond, le jardin de l’Hôtel Gabriel, la villa Frégate, et la tour de la Découverte
Carte Postale, faisant partie d’un album souvenir de Lorient, édité vers 1920, J. Nozais, éditeur à Nantes.

Au premier plan, le pont suspendu Saint Christophe, inauguré en 1847, et remplacé par le pont actuel en 1960, avec les voies du tramway, à droite une villa, au fond le Scorff avec le parc à bois Saint Isidore et Lanester.

Collection personnelle, J. Nozais, éditeur à Nantes

11 – Le pont Saint Christophe vers 1920

Au premier plan, le pont suspendu Saint Christophe, inauguré en 1847, et remplacé par le pont actuel en 1960, avec les voies du tramway, à droite une villa, au fond le Scorff avec le parc à bois Saint Isidore et Lanester.

Collection personnelle, J. Nozais, éditeur à Nantes

 

12 – la place Alsace-Lorraine et les rues des Fontaines et de La Patrie, vers 1905

Au premier plan, des enfants posent devant le photographe, à gauche le magasin de chapellerie et chemiserie Fashion House, à droite les Modern Galeries, avec une belle façade en pierres de taille et une marquise, et une calèche qui stationne devant l’entrée du magasin. A noter les enseignes sur le toit, qui étaient peut être lumineuses.

Sur la place on voit un kiosque à journaux, devant Fashion House, et une vespasienne, à l’angle de la place avec les rues de La Patrie et des Fontaines.

Au fond la rue des Fontaines, une des rues les plus commerçante de Lorient, qui va de la place Alsace Lorraine, jusqu’à la place Bisson .

Carte postale, Collection H. Laurent à Port-Louis, collection personnelle.

13 – La gare routière vers 1948

Au premier plan, la gare routière de Lorient, mise en service en 1938, avec ses cars Chausson; à gauche le cours de Chazelles et la place Georges Clémenceau. Au fond, la ville déblayée et non reconstruite, avec la tour de l’église Saint Louis, la colonne Bisson, les immeubles de la rue Poissonnière et celui de la rue des Fontaine, ainsi que la chapelle provisoire en baraque, de la paroisse Notre Dame de Victoire.

14 – Inauguration de la statue de Victor Massé en 1887

Sur cette photo datant du 4 septembre 1887, nous assistons à l’inauguration de la statue du compositeur Victor Massé, cours de La Bôve, en présence de nombreux lorientais.

La statue en marbre, est l’œuvre du sculpteur toulousain Antonin Mercié, et le socle de l’architecte lorientais Stephen Gallot.
Fortement endommagée par les bombardements de 1943, ce qu’il en restait sera détruit en 1953.

Enfin notre attention est attirée par le salon de coiffure à l’angle de la Bôve et de la rue du Port.

Photo : Médiathèque François Mitterrand, fonds Bretagne,

15 – La rue Maréchal Foch , lors de la Cavalcade du 5 mars 1933

La foule de spectateurs regardant passer un char sur le thème de l’aviation, à droite le café du Morbihan, et la fontaine de Neptune, oeuvre conjointe du sculpteur Auguste Nayel et de l’architecte Stephen Gallot. Au fond l’église Saint Louis.

Album photo, conservé à la Médiathèque de Lorient, Fonds Bretagne.

16 – L’Hôtel des Postes

A gauche les arbres du cours des Quais, actuel quai des Indes, au centre l’Hôtel des Postes, à l’angle de la rue Molière, la Poste déménagera en 1909, rue Poissonnière. Enfin à droite, l’arrière du Théâtre.

Carte postale datant d’avant 1907, Médiathèque François Mitterrand, fonds Bretagne

17 – L’intérieur du quartier Frébault vers 1900

Construit entre 1890 et 1896, le quartier Frébault était le casernement des troupes de l’artillerie coloniale, endommagé lors des bombardements de 1943, il sera démoli en 1961, excepté un bâtiment qui a servi de prison jusqu’en 1982.

Carte postale, collection A. Waron, Saint-Brieuc, médiathèque François Mitterrand de Lorient, Fonds Bretagne

18 – Les casernes des équipages de la Flotte, vues de la Tour de la Découverte, vers 1900

Au premier plan les casernes des équipages de la Flotte, qui sont les anciens magasins de la Compagnie des Indes, bâtiments, aussi appelés le Péristyle et oeuvre de l’architecte Jacques V Gabriel.

Le Péristyle sera détruit lors des bombardements de 1943.

Au fond le Scorff et la rade de Lorient

Carte Postale, fonds Bretagne, médiathèque de Lorient

 

19 – Le Pont Tournant et la rue Carnot vers 1910

Au premier plan le Pont-Tournant et l’écluse du bassin à flot. Sur le pont les passants regardent le photographe, au fond le quartier de la Nouvelle-Ville, avec le quai Rohan, et la rue Carnot. A noter à droite la publicité pour le célèbre Chocolat Menier

Carte Postale, Artaud et Nozais, Nantes, éditeur, collection personnelle.

20 – Port-Louis, la rue de la Pointe vue du quai de la Pointe, vers 1900

Au premier plan, le quai de la Pointe, avec des bâtiments en bois , des charettes à bras et un attelage, se trouvant devant un petit édifice, qui pourrait être un octroi. Au fond les maisons de la rue de la Pointe, avec de gauche à droite, une épicerie, le débit (de tabac ?) de V. le Quer ou le Guen, l’Hôtel Belle Vue et la Buvette du Port.

Carte Postale, collection H. Laurent, Port-Louis, éditeur, collection personnelle

21 – Le Pont-Tournant et l’écluse du bassin à flot

Sur le pont les passants regardent le photographe, au fond le quartier de la Nouvelle-Ville, avec le quai Rohan, et la rue Carnot. A noter à droite la publicité pour le célèbre Chocolat Menier

Carte Postale, Artaud et Nozais, Nantes, éditeur, collection personnelle.

22 – Le Bassin de Commerce vers 1905

Au premier plan, le bassin de Commerce (le bassin à flot) avec un bateau à vapeur et un bateau à voile, au second plan, le Cours des Quais (actuellement place Jules Ferry), avec la Salle des Fêtes, inaugurée en 1905, et l’École Primaire Supérieure. Au fond, les remparts de la Ville.

Carte Postale, H. L. éditeur

 

23 – Revue sur la Place d’Armes : défilé d’un bataillon, vers 1900

Au centre , un bataillon qui défile, à droite le kiosque à musique, qui était au centre de la place. Au fond, le mur, avec sa balustrade, datant de 1742, qui se trouve face à l’Hôtel Gabriel.

Carte postale, Collection H. Laurent , Port-Louis, collection de la Médiathèque de Lorient, fonds Bretagne.

24 – La statue de Jules Simon et les remparts de Lorient vers 1910

Érigée, près de la Porte du Morbihan, face tournée vers le Cours de Chazelles, la statue en bronze de Jules Simon, est inaugurée en 1905, elle est l’œuvre du sculpteur Denys Puech. La statue sera fondue par les allemands pendant la guerre, mais on peut voir à Paris, place du Guatemala, la même statue en pierre.

Carte Postale, Lefeuvre, éditeur, Lorient, collection personnelle

Derrière la statue , on voit derrière les remparts de Lorient, les maisons de la place du Morbihan

25 – Les Nouvelles Galeries, vers 1900

A droite la rue des Fontaines, à gauche , l’immeuble du magasin Fashion House, à l’angle de la place Alsace-Lorraine . Tous ces immeubles disparaîtront lors des bombardements de 1943.

Carte postale, Fonds Bretagne, Médiathèque François Mitterrand

26 – Le Cours de La Bôve vers 1955

Au premier plan, le Cours de La Bôve, avec ses bancs et ses arbres qui viennent d’être replantés, à gauche, on aperçoit la terrasse d’un café, à droite des immeubles reconstruits avec divers commerces , dont une charcuterie, le photographe Crolard, et un électricien.

Au fond on voit le clocher de l’ancienne église Saint Louis, qui sera démoli entre le 5 et le 31 octobre 1957. On notera que les immeubles de la rue Clairambault ne sont pas encore construits.

Carte Postale, Gaby, éditeur à Nantes

27 – Le Pont Tournant et le Quai des Indes vers 1950

Sur cette photo, prise du Quai de Rohan, on voit à gauche, le Pont-Tournant avec ses deux maisonnettes, l’écluse de l’entrée du Bassin-à-Flot , et à droite, une vedette de La Rade, à quai, qui partira à destination soit de Port-Louis ou de Locmiquélic.

Sur le Quai des Indes, on voit à gauche, des baraques, et à droite, un blockhaus, ainsi que le bureau de la Compagnie des Vedettes de la Rade.

Au fond, la Chambre de Commerce, avec son fronton orné de la sculpture d’un Caducée, symbole du dieu Mercure, qui est le dieu romain du commerce. La rue Pasteur, avec le pignon d’un immeuble qui a des publicités pour le cirage Lion Noir et pour l’apéritif Byrrh et deux immeubles de la fin du XVIIIe siècle, qui ont survécu aux bombardements de 1943.

Carte Postale, Artaud, père et fils, éditeurs à Nantes

Festival pêcheurs du monde 2024

16ème édition du Festival de films Pêcheurs du monde de Lorient avec pour thème cette année « Le pêcheur, la mer et l’assiette« , du 16 au 24 mars 2024.

« La parole sera donnée aux cuisiniers et gastronomes, qui proposent la mise en valeur culinaires des produits la mer en partageant la même éco-responsabilité. Elle sera aussi donnée aux scientifiques qui œuvrent pour adapter prises et équilibres naturels. Durant plus d’une semaine, de Lorient à Quiberon, une véritable synergie autour du cinéma va ouvrir débat et imagination pour envisager, avec les gens de mer, l’avenir des océans dont dépend l’humanité. »

Le festival recherche des bénévoles, n’hésitez pas à les contacter : festivalpecheursdumonde@gmail.com

Ciné-concert à l’Océanis le mercredi 7 février à 20h pour l’ouverture du festival. Le réalisateur de Thoniers dans la tempête, Alain Pichon, présentera des images d’archives de la Cinémathèque de Bretagne pour évoquer les voiliers en pêche des années 1930 aux années 1940 avant la motorisation qui fît disparaître terre-neuviers, thoniers, sardiniers… « On y découvre le quotidien des hommes, les techniques de voile et de pêche, un sauvetage, les conditions de travail et de vie des marins d’alors », explique Alain Pichon.

Tout le programme sur https://pecheursdumonde.org/

Appel à projets de Fondalor

L’objectif de cette initiative est de dynamiser la production de projets d’art participatif dans le pays de Lorient. L’appel à projets est l’outil qui permet de contribuer à l’émergence de l’expression culturelle territoriale !

Artistes ou porteurs de projets, vous souhaitez développer, produire ou diffuser une création qui vous tient à cœur !  Vous désirez participer à là la mise en valeur du Pays de Lorient et mobiliser le grand public ou les entreprises pour les associer à vos travaux.

Répondez cet appel à projet jusqu’au 9 février.

Informations détaillées sur le site Fondalor.org

Les Deizioù, édition 2024

Les Deizioù, Tommder ar Brezhone. Un festival breton au coeur de l’hiver

Organisé chaque année de février à mars par la fédération Emglev Bro an Oriant et ses 60 associations adhérentes depuis 1985, ce festival est fêté dans la plupart des communes du Pays de Lorient. Plus d’une centaine d’évènements est organisée.

Pendant les Deizioù, la culture bretonne se découvre à travers des expositions, stages, concerts, théâtre, fest-noz, conférences, sans oublier les ateliers cuisine pour débusquer quelques secrets de notre gastronomie bretonne.

Tout le programme en cliquant ici

Variations Urbaines à Quimperlé

Les Variations Urbaines 2023 sont un parcours d’art urbain dans le centre-ville de Quimperlé, qui en plus de la découverte du patrimoine ancien de la ville, permet de découvrir les œuvres éphémères de 5 artistes, aux univers différents, allant des navigateurs, jusqu’à la faune et à la flore, et les écritures.

Les artistes de l’édition 2023 sont :

1. Monkeybird (Louis Boidron et Edouard Egéa)
2. L’Outsider (Yann Le Berre)
3. Levalet (Charles Leval)
4. Yoldie (Alice Schmitt)
5. Tarek Benaoum

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir ces œuvres, qui vous feront découvrir Quimperlé autrement, vous serez forcément émerveillé, par une ou par toutes ces œuvres.
Le plan du parcours est disponible à l’Office de Tourisme.
Pour en savoir plus et avoir l’explication de chaque artiste sur son œuvre :
https://www.quimperle.bzh/art-urbain/

En illustration , un aperçu de chaque œuvre.

N-B: Une exposition virtuelle de L’Outsider en cliquant ici

Visite virtuelle du British Museum

Merveilleuse invitation au voyage culturel à l’espace multimédia mercredi 3 janvier.

J’ai pu ainsi avoir l’occasion de visiter notamment le British Muséum et parcourir les différentes salles. C’est une expérience merveilleuse que de découvrir des œuvres multi-millénaires, témoins d’autres civilisations.

Le British Museum a été fondé en 1753 et ouvert au public en 1759compte six millions de visiteurs par an et s’affiche comme le site touristique le plus fréquenté de Grande-Bretagne. Comme dans la plupart des musées et galeries d’art du Royaume-Uni, l’entrée est gratuite, à l’exception de certaines expositions temporaires ; les dons sont encouragés. Plus d’infos

Je vous invite à visiter le site Google art et culture pour découvrir les œuvres d’arts de toutes les pays et de toutes les cultures : https://artsandculture.google.com/partner

Regards sur l’île de Groix

Bonjour, Je suis photographe à mes heures…mais en fait depuis des années…

C’est de manière relative à cette inclination commune que j’ai pu croiser Nicolas, à la remise des prix du concours photo des centres sociaux de Lorient, sur le thème de ses ports et du lien côtier, fin novembre, à la maison du Bois du Château. Notre discussion nous a alors amené à vous proposer quelques clichés représentant une série de photographies prises à l’île de Groix et, pour ce premier thème collaboratif, contribuer ainsi à ma présentation par l’image du lieu où je réside.

Mais les thèmes photographiques sont variés, proches ou lointains, classiques ou inventifs , et pourraient ultérieurement se décliner de manière multiple et participative, ainsi qu’une prochaine conférence inaugurale vous y invitera en nombre, en 2024.

Dans l’attente, les quelques images locales sont des lieux et moments de lumière chaleureuse de l’île de Groix quand on souhaite en capter l’instant.

Jean-Pierre Boinet

 L’histoire de l’arbre de Noël

Comme nous approchons de Noël, il est temps de s’intéresser aux symboles de Noël. Nous pouvons commencer par l’arbre de Noël, c’est- à dire notre sapin.

Dans l’antiquité

Il y avait des croyances païennes, l’arbre de vie a toujours été un symbole de protection contre les mauvais esprits. Les Germains, les Scandinaves et tant d’autres ont donc choisi des branches ou des arbres verts en la période sombre de l’hiver pour décorer leurs habitats et ainsi amener des esprits bienveillants chez eux. Parmi les espèces d’arbres figuraient le houx, le genévrier, le lierre et bien sûr du sapin.

Au Moyen-Age

Les représentations théâtrales que sont les Mystères montrent des sujets religieux avec notamment un Arbre du Paradis, symbole chrétien, décoré d’hosties et de pommes rouges. Ce n’était pas un sapin mais un pommier. Il fallut alors chercher en hiver, un arbre persistant pendant l’hiver, par exemple, au lieu du pommier. On lui préféra des conifères persistants. Les décorations ont été peu à peu remplacées par des boules de verre et des biscuits figuratifs.

Le superbe sapin du centre social Polygone décoré par les habitants !

Entre le 15e et le 16e siècle

C’est en 1510, qu’on parle d’une tradition en Lettonie où l’association de marchands, La Maison des Têtes noires, traversait la ville avec un sapin, le décorait avant de le brûler. Vers la même période, en 1441, on dit que cette même association aurait organisé une fête similaire à Tallinn, capitale de la Lestonie. Mais des historiens mettent ces revendications du premier sapin de Noël, en doute comme le souligne Gustavs Strenga de la Bibliothèque nationale de Lettonie, à Riga, même si une plaque commémorative du premier sapin a été posée sur la place de la mairie de Riga.

En fait, si on en croit les archives historiques et Carol Cusack, c’est au 16e, en 1539, en Alsace (qui faisait partie à l’époque du territoire Allemand), qu’un sapin s’élevait devant la cathédrale de Strasbourg. Et la tradition s’est répandue au point que la ville de Freiburg a du interdire l’abattage de sapins pour Noël en 1554.

Selon Carole Cusack, ce serait Martin Luther King, qui pour la première fois aurait mis des lumières dans le sapin peut-être à cause d’une balade sous les cieux. Les émigrants allemands ont relayer cette coutume dans d’autres pays. Et toute l’Europe fut conquise par les sapins au XVIIIe.

Lors de la guerre d’indépendance, les soldats allemands amenèrent la tradition du sapin de Noël aux Etats-Unis.

Au XIXe siècle

En 1825, il y eut une nouvelle coutume de mettre des bougies à côté de pommes, d’aliments dans du papier doré. C’est ce qui annonçait dans le futur nos décorations actuelles de Noël. La mode du sapin est aussi venue de princes et de rois Albert de Saxe-Cobourg ou la Reine Victoria, en 1848, pour se répandre chez les bourgeois, qui mettra des cadeaux au pied de l’arbre. Puis lors de l’occupation allemande de 1870, des sapins furent placés dans des écoles et des hôpitaux, avant de se répondre au XXième siècle. Depuis cette époque,  la coutume du sapin s’est répandu au Royaume-Uni. Actuellement, un sapin de Noël est installé à Trafalgar Square.

Sources :

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-histoire-paienne-tradition-sapin-noel

Le grand Livre des Esprits de Noël, Richard Ely et Frédérique Devos, éditions Véga, 2023

La rade Lorient pendant l’Antiquité

L’association Groupement de recherche archéologique, historique et maritime de Bretagne sud (GRAHMBS) présente :

La rade de Lorient durant l’antiquité

Le 18 novembre 2023 à la Grande Baraque, 4 rue du Rouho 56100 Lorient. 18h00-20h00.

Le passé gallo-romain de la rade de Lorient est une période assez discrète pour les observateurs contemporains.
Depuis le XIXème siècle une vingtaine de sites ont été signalés et quatre fouilles récentes ont été menées.
Cependant aucun travail n’est venu restituer l’animation globale de la rade durant les quatre siècles de l’antiquité.
Avec la découverte d’un nouvel établissement sur les rives du Blavet en 2022, nous avons rouvert le dossier pour finalement vous proposer la synthèse de nos découvertes.

Programme :

Eric Le Gall présentera l’association GRAHMBS qui organise l’évènement.
Claude Le Colleter évoquera les voies romaines secondaires et des indices d’occupation inédits.
Jean Ostos parlera du site découvert avec son jeune fils.

Résumé :

Les voies romaines dans la rade de Lorient. (10-15 mn).

Des vestiges de voies inédits seront présentés. En particulier la voie de désenclavement du Resto à Lanester. Cette voie suggère une fonction d’importance pour le site, situé en fond de ria, doté d’un établissement de salaison et sans doute d’un port de rupture de charge.

•Les nouveaux fragments d’amphores découverts et déclarés en 2022. (10 mn).

En lien avec l’usine à salaison du Resto à Lanester, les amphores découvertes au Blavet renvoient à la période faste de l’antiquité dans notre région. L’amphore est un matériel qui suit l’activité économique et indique l’intégration dans des circuits d’échanges à longue distance. Ici, le matériel découvert révèle un type d’amphore singulier, en relation avec la rade de Lorient

• Des plantes et des hommes. (5-10 mn).

Nous évoquerons ici les plantes qui révèlent la présence d’un site archéologique. Qu’elles soient fossiles d’une culture passée ou bien intruses dans un milieu homogène, elles peuvent révéler l’activité humaine.

Une divinité vernaculaire inédite dans la rade. (10 mn)

Découvert en 2014 sur le site de Kerostin, le fragment de divinité (tête) que nous avons pu identifier grâce à un cliché de Claude Le Colleter renvoie au premier siècle de notre ère.
Un exemplaire découvert vers 1899 dans la région de Nantes, nous révèle la statuette complète ainsi que le nom de l’auteur.
Soit une œuvre armoricaine qui évoque un univers original à une période ou la romanisation n’avait pas encore subjugué les esprits.
Nous proposerons un décodage de cette figurine.

Et Lorient ?

Les vestiges sont fragiles, la guerre, des négligences: Lorient a perdu sa mémoire antique.
Cependant, aujourd’hui, une occasion se présente: le château de Trefaven, qui par le passé à livré des indices, retourne prochainement dans le domaine public.
Un dossier à suivre pour les amateurs d’histoire…