Visite guidée de la ria d’Etel

Parmi toutes les visites proposées par Nicolas, c’est celle de la Ria d’Etel qui a été plébiscitée. Combien de morbihannais ne connaissent pas ce site hautement touristique ? Combien de bretons, de français, d’étrangers ? Souvent je m’y suis rendu pour pratiquer la marche, la faire découvrir à des amis, profiter du magnifique tableau dont on ne se lasse jamais. C’est donc avec plaisir que je décide de participer à l’aventure.

Nous nous retrouvons ce mardi 21 avril 2026, au Centre Social du Polygone, 7 adhérents, le guide Frédéric (Faut que ça marche) et Nicolas pour un embarquement en mini bus, direction Belz.

Au passage du pont du Bonhomme, Daniel nous relate l’histoire des deux statuettes perchées au sommet des deux piles (plus d’infos). Au passage du pont Lorois, nous ne pouvons que nous ébahir devant la vue magnifique. Nous arrivons en bordure de Ria.
Frédéric en fin stratège nous conduit vers une table d’orientation située à la Pointe du Perche en face de l’ile des moines, endroit pas trop fréquenté pour commencer notre périple. Pour la suite, craint-il de l’affluence et des embouteillages qui pourraient nous perturber ?

Il nous fait partager ses connaissances dont bien sûr la surface de la ria (la rivière d’Étel mesure 35 km, son aber recouvre 22 km2 et pénètre à l’intérieur des terres sur 15 km), la longueur des chemins qui la bordent (240 km de sentiers) . Mais aussi : « – la rivière prend sa source à Languidic et coule vers l’Océan Atlantique, son embouchure se situe au niveau de la ville d’Etel et sa célèbre barre (banc de sable sous-marin précise-t-il), la légende, c’est celle de Brigitte et de sa poignée de sable ! (la Brigitte de notre groupe semble un peu déçue que la visite de la chapelle Sainte Brigitte ne soit pas prévue au programme) » « – pourquoi le mot Ria » poursuit-il « et non aber très utilisé en Bretagne ? Fjord, non, un fjord c’est une ancienne vallée glacière ; en fait ria, c’est le mot d’origine espagnol employé par la géographie internationale. Tôt le matin quel plaisir de prendre son café en face de ce paysage merveilleux .» Nous le croyons.

Cet après-midi, le vent nous oblige à bien visser nos chapeaux sur nos têtes. Le temps est bien clair, le ciel est bleu. Nous pouvons contempler les nombreux îlots parsemés sur la ria et sur lesquels une végétation verdoyante s’est développée (arbres, arbustes, c’est sûr, buissons, prairies sans doute mais il faudrait y voir mieux car il y a de la distance entre eux et nous) et parmi cette végétation, très peu de maisons, assez basses, habitées ou non. La mer est d’un bleu gris presque métallique. De forts courants la parcourent, des bancs de sable la fractionnent (nous sommes à marée basse). Des rochers, des empilements de rocailles affleurent dans les vasières et près de nous les barques amarrées au rivage se sont échouées sur ces vasières.

Assez admiré. Frédéric nous entraîne vers un dolmen pour que nous ayons bien conscience que le lieu a une dimension néolithique. Nous ne sommes pas loin de Carnac. Nous poursuivons sur le chemin côtier bordé de murets clôturant des terrains sur lesquels sont bâties de jolies maisons. Frédéric nous propose de nous asseoir sur un de ces murets pour une pause durant laquelle il va nous conter une anecdote locale. Le garnement, la sorcière et le chat qui crachait, qui miaulait et qui feulait et qui après bien des péripéties a rendu muet le garnement en lui mangeant la langue. Mais pas de garnement dans notre groupe et personne ne feulait.

Suite de l’aventure à Saint Cado.« – ça me fait penser au Mont Saint Michel » mentionne Loïc. La fréquentation, le chemin entre deux eaux pour accéder au lieu, le caractère religieux permettent effectivement de faire le rapprochement, ça ne gâte en rien notre plaisir. Daniel préférerait toutefois une autre couleur que le blanc pour le pignon de la célèbre maison qu’il nous désigne. Tout est perfectible. Frédéric nous prévient : « – comme sur le chemin, il y a de nombreux panneaux explicatifs, je n’apporterais que des compléments. Arrêtons-nous ici près de ces parcs à huîtres» décide-t-il.
« – La ria est une zone protégée classée Natura 2000 pour assurer la qualité des huîtres. Voyez ces tables métalliques sur lesquelles sont posées des poches contenant des huîtres, au départ des naissains. »

Comment obtient-on des naissains, pourquoi les poches sont-elles retournées périodiquement, quels sont les prédateurs de l’huitre, pourquoi sont-elles vendues par douzaine, quelle méthode est employée pour les calibrer. Autant de questions auxquelles Frédéric nous apporte les réponses.

Et puis ensuite nous empruntons une rue montante qui nous amène vers le calvaire et la chapelle. Les informations sur ces constructions nous sont livrées par quatre grands panneaux qui sont installés en face de la chapelle. Il y est question d’histoire des lieux, d’architecture, de rénovation, du moine Saint Cado venu du pays de Galles au VI siècle (il construisit un oratoire), des moines de l’abbaye Sainte Croix de Quimperlé (ils construisirent la chapelle). C’est moins dynamique et interactif comme transmission de savoir qu’avec Frédéric. Qu’en dirait les moines ? Contentons-nous de contempler les pierres qu’ils ont assemblées au fil des siècles et les beaux vitraux mis en place récemment.

Merci Daniel, ils nous sort de nos méditations en nous invitant à boire un verre pour son anniversaire.

Jean-Michel

Reportage photos :

Daniel

Loic

Nicolas

Ateliers d’initiation au cyanotype

Là où s’ouvrent les horizons est un projet artistique collectif porté par la galerie Le Lieu à Lorient, qui interroge l’identité maritime de la ville à travers des créations contemporaines, mêlant installations, photographies et œuvres sonores.

Ce parcours sensible, fruit de la collaboration d’artistes locaux et internationaux, invite le public à redécouvrir les liens entre Lorient, son histoire portuaire et les imaginaires liés à la mer.

Prochains ateliers : 26 avril, 09 Mai,16 Mai, 21 juin 26 avril 09 Mai 16 Mai, 13 Juin (L’embarcadère,  21 Juin

Durée de l’atelier : 1 heure
Horaires : créneaux disponibles entre 14h et 18h
Participation : prix libre, à partir de 3€ (réservation obligatoire sur HelloAsso)

Plus d’informations sur les ateliers d’initiation au cyanotype avec la Lieu de de la photographie :

www.galerielelieu.com/la-ou-souvrent-les-horizons

N-B : L’association s’est installée provisoirement au centre culturel Amzer Nevez, 2 Chemin du conservatoire56270 à Ploemeur

 

 

« Je me Raconte », un atelier radiophonique

« Je me Raconte » est né d’une collaboration entre Radio BOA, l’association Babellium et le CADA Coallia de Quimperlé, avec le soutien de la DRAC Bretagne, ce podcast donne la parole à celles et ceux que l’on entend trop peu.

Entre novembre 2025 et mars 2026, douze personnes en situation d’exil ont participé à des ateliers radiophoniques pour pratiquer le français autrement : en racontant, en partageant, en créant.

De ces rencontres sont nées des capsules audio sensibles et sincères, où chaque participant·e livre un morceau de son histoire, de son parcours et de son regard sur le monde.

Un projet à la fois linguistique, humain et profondément vivant.

En écoute sur https://www.radio-boa.bzh/en/boa/11568

Balade dans un Lorient en fête, de 1790 à 1960

À Lorient, la fête a toujours été une seconde nature, et Pierre Mayol comme Claude Chrestien en sont les conteurs passionnés.

Ces deux amoureux de la ville entraînent le public dans une promenade joyeuse à travers rues, places et souvenirs, où chaque lieu révèle une anecdote savoureuse. Du cours de la Bôve aux bains de Keroman, ils ressuscitent les bals, les kiosques à musique, les meetings aériens ou encore les cirques de la place Jules-Ferry. Leur récit évoque aussi les grandes célébrations : la fête de la Victoire, l’inauguration de la gare en 1862, ou l’immense liesse de l’Armistice en 1919. Sans oublier la Semaine commerciale des années 1950-1960, où l’on pouvait gagner… une maison toute équipée.

Avec humour et tendresse, les deux compères redonnent vie à un Lorient festif, populaire et profondément attachant.

Rendez-vous le vendredi 24 avril à 15h au 1er étage du centre social Polygone PLL pour vous laisser conter Lorient  !

Le FC Lorient, une histoire de famille

Plongez dans l’histoire méconnue mais captivante du FC Lorient à travers le témoignage de Christiane Cuissard, arrière‑petite‑fille de Caroline Cuissard, figure fondatrice du club qui célèbre cette année son centenaire.

Dans ce podcast, Christiane Cuissard dévoile des souvenirs intimes des archives familiales. Elle y raconte le rôle essentiel de Caroline, mais aussi celui de Joseph, son grand‑père, et d’Antoine, son père, dans la création, la consolidation et la survie du FC Lorient. Un voyage sensible au cœur d’un club centenaire, mais aussi au cœur d’une lignée soudée par l’amour du ballon rond.

Christiane Cuissard avec son fils Laurent et son petit fils Thiago

Toutte l’histoire du FC Lorient sur https://www.fclorient.bzh/lhistoire-du-club/

5 randonnées incontournables en Bretagne sud

La Bretagne sud est une terre sculptée par les marées, les forêts et les pierres anciennes, où chaque sentier raconte une histoire.

Cinq randonnées en révèlent la véritable âme : Doëlan et Clohars-Carnoët, entre ports et falaises lumineuses. La rade de Lorient, vaste amphithéâtre maritime, mêle nature et mémoire navale. À Quistinic, les chemins serpentent entre hameaux anciens et vallons boisés. La Ria d’Étel, puis Trégunc et Trévignon, offrent enfin des horizons changeants où la lumière sculpte chaque pas.

N-B : Le comité de rédaction du webjournal du quartier organise une sortie le mardi 24 avril après-midi avec le guide Frédéric, un guide passionné qui, toute l’année et loin des sentiers battus, fait découvrir les trésors cachés de la région lorientaise et de la Bretagne à travers ses balades avec Faut qu’ça marche. Renseignements à l’espace multimédia.

Le patrimoine breton à l’ère du numérique

Rencontre avec Soizick et Albane de l’association Bretagne Culture Diversité venue nous présenter leurs projets numériques…

Depuis sa création, l’association Bretagne Culture Diversité (BCD) s’est fixé un objectif ambitieux : rendre la culture bretonne et sa diversité accessibles à tous, grâce au numérique. Véritable pont entre les chercheurs, les passionnés et le grand public, BCD met en lumière la richesse du territoire, de son histoire à ses traditions vivantes.

Parmi ses outils phares, Bécédia se distingue comme une encyclopédie numérique gratuite, riche de centaines d’articles, vidéos et podcasts sur des thèmes variés (histoire, géographie, société). Les amateurs d’archives apprécieront Bretania, un portail unique qui fédère des milliers de documents numérisés, issus des musées et fonds associatifs bretons. L’association s’attache aussi à préserver et valoriser le Patrimoine Culturel Immatériel (PCI). Un site dédié recense les savoir-faire, danses et traditions orales, assurant leur transmission aux générations futures. Les cinéphiles trouveront leur bonheur sur Bretagne & Diversité (BED), une plateforme proposant des centaines de films documentaires sur les identités bretonnes et d’ailleurs.Enfin, avec Bazhvalan, BCD encourage les échanges linguistiques entre locuteurs et apprenants de breton ou de gallo.

En alliant nouvelles technologies et héritage culturel, l’association montre que la culture bretonne est vivante, ouverte et tournée vers l’avenir.

Pour découvrir ces ressources, rendez-vous sur : www.bcd.bzh

Traduire et comprendre les noms de lieux bretons

Jo Rio, Docteur en Littérature française et Histoire, langue et littérature de la Bretagne aidera à comprendre comment la toponymie nous raconte la géographie et les paysages, les usages et les évolutions de nos terroirs au fil des siècles…

Découvrir le sens des noms de lieux nous fait comprendre notre Histoire et peut nous aider à mieux (re)vivre en symbiose avec notre environnement.

Plus d’infos : https://www.upplorient.fr/comment-la-toponymie-nous-raconte-la-geographie-et-les-paysages/

Jeudi 5 mars à 18h30, Local Voltairine, 26 cours de chazelles, Lorient

Le vivant qui se défend

Comment les êtres vivants se défendent-ils pour survivre ? Ce documentaire captivant, produit de manière indépendante par Vincent Verzat, explore les stratégies incroyables des plantes, animaux et micro-organismes : mimétisme, venins, armures naturelles ou défenses immunitaires. Grâce à des images époustouflantes et une narration claire, il rend la science accessible à tous.

Financé par le public, le film a séduit 40 000 spectateurs en salles avant d’être offert gratuitement en ligne sur la chaîne Youtube Partager c’est sympa. Une aventure humaine et scientifique, preuve qu’on peut créer et partager autrement.

À voir pour s’émerveiller devant l’ingéniosité du vivant !

Sortie au musée de la Chouannerie

Le musée de la Chouannerie est situé à Plouharnel, à l’entrée de la presqu’île de Quiberon. Il occupe un ancien bunker allemand de la Seconde Guerre mondiale, construit en 1942. Ce bâtiment abritait autrefois l’infirmerie de la batterie du Bégo, dont les canons, d’une portée de 40 km, protégeaient la base sous-marine de Lorient. Cette batterie faisait partie du célèbre « mur de l’Atlantique ».

Le musée retrace l’histoire de la chouannerie, mouvement de résistance royaliste né pendant la Révolution française. Il couvre les régions de Vendée, Bretagne, Normandie, Maine et Anjou, de 1789 (début de la Révolution) à 1815 (Restauration de Louis XVIII, frère de Louis XVI, sur le trône de France).

Saviez-vous que certains chefs chouans ont combattu, aux côtés du marquis de La Fayette, lors de la guerre d’Indépendance américaine ? Leur histoire est si marquée qu’elle attire parfois des touristes américains venus se recueillir sur leurs tombes en France.

À travers des vitrines et différentes salles, le musée expose des objets illustrant la vie de figures locales et des événements marquants, comme le débarquement des Émigrés à Quiberon le 27 juin 1795.

Lors de notre visite, une conférencière nous a présenté l’histoire de la chouannerie à l’aide de cartes, de portraits, de livres d’historiens, de DVD et d’anecdotes familiales rapportées par des visiteurs. Elle accueille les groupes à l’entrée et propose des conseils de lecture pour approfondir le sujet.

Plus d’informations sur www.musee-chouannerie-vendee.com