Olivier Graveleau

Rencontre avec l’artiste Olivier Graveleau, nouvel habitant du quartier.

Olivier a la fibre artistique dès son enfance et s’oriente à l’adolescence vers les Arts appliqués.Pendant sa formation, il découvrira de nombreuses techniques pour s’exprimer…Graveur, peintre, dessinateur, il s’essaie à de nombreuses expériences : performance en direct pendant des festivals de musique, décors peints pour particuliers ou commerces…

En 2015, il exposait « Lorient et ses Lorientais » : « Avec des dessins faits sur le motif, pendant mes balades, sur le mode carnet de voyages. J’en ai fait une cinquantaine, dont beaucoup ont été vendus, puis ça s’est transformé, au hasard des rencontres, en portraits de Lorientais. Je vois des choses, je m’arrête . La ville est là, la vie est là. Devantures de bars, croquis sur le vif pris pendant les concerts du Galion, fêtes de quartier, scènes de rues pour les dessins ; grands formats en gros plans pour les portraits. « Les portraits, même si je cherche la mixité, ce sont des histoires de rencontres, parce que tous les visages me causent. Si je pouvais, j’aimerais ne faire que ça »

Ce projet est toujours en ligne sur http://portraitduneville.overblog.com/

La commission embellissement du Collectif Habitant sera ravie de le rencontrer, nul doute que l’artiste marquera de son empreinte son passage au Polygone !

Suivez Olivier Graveleau sur sa page Facebook, avant de pouvoir consulter son nouveau site web tout bientôt…

Utopia 56, mobilisation pour les migrants

Rencontre avec Christelle, bénévole de l’association :  “Nous sommes une association citoyenne créée à Lorient en janvier 2016. Notre but est de mobiliser et coordonner des bénévoles pour aider les réfugiés. Nous avons assuré la gestion du premier camp humanitaire de France, à Grande-Synthe près de Dunkerque à la demande du maire, Damien Carême, pendant les deux premiers mois d’ouverture, du 7 mars au 7 mai. Ce camp était construit par MSF et la mairie de Grande-Synthe. 3 000 bénévoles ont travaillé jour et nuit pour éviter sa fermeture, contribuer à sa reconnaissance par l’Etat, organiser sa vie quotidienne, le rendre plus humain (Accueil 24 H sur 24 des réfugiés, cuisines collectives au bois, laverie 24 H sur 24, navette, magasins de distribution de couvertures, vêtements, kit hygiène, aide au cabinet dentaire, centre éducatif pour enfants, cours de français et anglais pour adultes, etc. ). ”

 


 

Cette association humanitaire est toujours présente à Calais où il n’y a pas de lieu d’accueil et à Paris, aux abords du centre humanitaire de la Porte de la Chapelle. Fort de ses 5000 adhérents, Utopia 56 n’en finit pas d’œuvrer pour offrir des conditions de vie dignes aux centaines d’exilés qui cherchent un refuge…L’association a besoin de soutien pour continuer son action  : Adhésion, don financier, don matériel, hébergement citoyen…L’association est reconnue d’utilité publique, vous pouvez bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.

 

Pour rejoindre Utopia 56 sur le terrain, vous pouvez adhérer à l’association.

Adhérer à Utopia 56 c’est aussi s’engager à respecter la Charte des bénévoles d’Utopia56

 

Les migrants manquent de couvertures, caleçons, chaussettes, t-shirts, pantalons…Utopia 56 organise une collecte permanente au Lieu noir, Lieu jaune  à partir de septembre à Lorient, préparez vos dons !

De nombreux migrants de Calais sont arrivés dans des Centres d’Accueil et d’Orientation. Pour savoir ce qui se passe à Lorient, inscrivez-vous sur le groupe facebook ou connectez vous sur sur le site du collectif d’accueil.Une collecte est par ailleurs organisée sur Le Pot commun pour mener à bien leurs actions.

 

Plus d’informations : www.utopia56.com

 

 

Par Nicolas

Paul, la jeunesse en action !

Rencontre avec Paul, 25 ans, habitant dynamique du quartier.

Il est bien connu à Frébault pour ses talents de cracheur de feu (1) qu’il était venu nous présenter lors d’une fête de quartier.

On le croise régulièrement au centre social où il s’investit bénévolement pour l’accompagnement scolaire. Il est toujours prêt à donner un coup de main à l’équipe en cas de besoin !

Paul participe au Chaudron numérique (2), “un site internet qui a pour vocation de développer une dynamique de partage et un lieu d’expression”. Cette plateforme destinée à mettre en lumière les processus d’engagement des jeunes est le fruit de la coordination entre la Caisse d’allocations familiales, l’État, la Ville, le Bureau information jeunesse, la Mission locale, les Agit’acteurs, Défis, la Maison pour Tous de Kervénanec…Paul est aussi impliqué dans le projet Jeunes en TTTrans : transversalité, transitions, transformations (3), “j’y apporte des idées, l’objectif est de créer un tiers-lieu, espace où les jeunes seront acteurs, où ils pourront créer plus facilement des projets”. Il est aussi membre du comité d’usagers de la Mission locale, les Agit’acteurs (4) dont l’objectif est permettre aux jeunes de renforcer leur pouvoir d’agir !

Après avoir passé un BAC STI option mécanique de production et différentes expériences professionnelles qui ne l’ont pas enchanté, Paul décide de se réorienter. Il passe son BAFA en février et son stage pratique au PLL lui confirme son intérêt pour l’animation. Stage d’approfondissement avec l’UFCV autour des questions de l’accueil des publics en situation de handicap. Le voici prêt pour sa première colonie de vacances à Nîmes cet été ! Pendant 3 semaines, il se transformera en animateur “100% high tech”, il sera en charge d’un Fab Lab (Laboratoire de Fabrication)

Plus motivé que jamais, il décide de se lancer un nouveau défi : une formation BPJEPS “Loisirs tous publics” à la rentrée 2017-2018. Il a bien trouvé une formation en contrat d’alternance à Dinard (5), il ne lui manque plus qu’un stage d’apprentissage pour devenir animateur socio-culturel, avis aux centres sociaux du pays de Lorient 😉

(1) www.facebook.com/PierreTorche

(2) www.chaudron-numerique.fr

(3) http://jettt.org

(4) www.facebook.com/agitacteurs

(5) www.campus-sport-bretagne.fr

 

Les Castors de Kerolay

Rencontre avec Guy, le doyen de l’espace multimédia qui vient de fêter ses 90 ans.

Habitant du quartier Kerolay, Guy nous évoque, non sans émotion, les bâtisseurs qui ont œuvré lors de la reconstruction de Lorient : Les Castors de Kerolay, coopérative née voici 60 ans. Membre de ce mouvement d’autoconstruction, Guy est venu nous présenter le site web et le livret qui retrace l’histoire de la coopérative. Documents réalisés par Jean-Pierre Jaouen, un fils de Castor qui souhaitait leur rendre hommage.

« Au lendemain de la guerre 1939-1945, Lorient est une ville sinistrée, 90 % des constructions ont brûles ou sont détruites…3500 baraquements poussent à Lorient, ces logements dits « provisoires » durent une dizaine d’années. Les Castors de Kerolay ont été créés par Jean Lagarde, future maire de Lorient (1973-1981) et ingénieur des travaux maritimes et directeur de la coopérative HLM pour les personnels civils et militaires de la Marine. Cette coopérative constituée en 1954, dont faisaient partie les Castors de Kerolay a acheté les terrains, demandé les prêts et tenu les comptes des Castors. Elle est ensuite devenue la société HLM Lorient Brest, puis le Foyer d’Armor et enfin LB Habitat. » nous explique Guy.

En 1953, pour lutter contre les logements précaires, la Marine propose aux volontaires de l’arsenal de Lorient de construire leurs maisons à coût réduit, « à condition qu’ils les bâtissent eux-mêmes », précise Guy, « la cité a été construite entre 1955 et 1957 par 49 volontaires dans une ambiance très chaleureuse. » Guy se rappelle avoir conseillé ce terrain qu’il empruntait pour aller de Kermélo à l’Arsenal. Ses week-end et congés étaient réservés à la construction, le chantier avait débuté par la destruction de bâtiments de ferme en pierre qui leur avait permis de faire les routes et les fondations de 50 maisons. La première pierre a été posée dans la neige le 27 février 1956, 49 maisons mitoyennes (30 F4, 18 F5 et un F6), toutes identiques (une cuisine, une salle à manger, des chambres, un petit jardin clôturé) étaient livrés été 1957.

 

Mémoire des Castors de Kerolay à Lorient :

https://castorskerolaylorient.jimdo.com

 

Par Nicolas

Raphaël, la passion du cinéma

Bravo à Raphaël, benjamin du Collectif habitant, pour l’obtention d’une licence 3 d’Art du spectacle option cinéma !

Sa visite à l’espace multimédia était l’occasion de découvrir cette formation de l’Université de Rennes 2. Une présentation du département des Arts du spectacle en cliquant ICI. Au programme, histoire, théorie du cinéma, économie, droit et des ateliers : En L2 , notre amateur du 7ème art s’était essayé au montage et à l’écriture de scénario. En L3, il s’est prit de passion pour l’animation 2D (papier et dessin). Son objectif est de devenir réalisateur et/ou monteur truquiste.

Son maître est Tim Burton, il apprécie particulièrement Edward aux mains d’argent et Mars Attacks ! Les couleurs et visuels de Julia Ducournau le fascine ains que l’univers absurde de Quentin Dupieux (Voir le moyen métrage NONFILM). Il recommande vivement la série d’animation éducative produite à Rennes Dis-moi Dimitri

Ses expériences auprès du dispositif Passeurs d’Images ont conforté Raphaël dans son projet.Voir l’Atelier Remake film policier – gangster

Quelques unes des ses réalisations sont disponibles sur sa chaîne Youtube :

 

 

Par Nicolas

L’aventure au service de l’humain

Suite à son article du 12 avril (La différence est une force), Saiko a souhaité rencontrer Pierre Meisel, Skipper, co-fondateur et directeur de la Team Jolokia, pour adhérer à l’association et lui poser quelques questions…

Que signifie “Jolokia” ?

C’est un mot indien signifiant « piment », nous l’avons choisi pour « pimenter la vie », « pimenter les équipes »…accepter le goût, ce qui sort de l’ordinaire !

Racontez nous votre parcours, d’où vient l’idée de créer ce projet ?

Etudiant en sociologie et philosophie, j’ai fait une pause avant de commencer une thèse. Je me suis lancé professionnellement dans la voile pendant 2 ans et j’ai eu l’idée avec Gonzague de Blignières et Eric Bellion d’expérimenter la mixité sociale sur un bateau. Le projet Jolokia a ainsi commencé…

Selon vous la diversité dans la société est plus présente qu’avant ? Et dans les entreprises ?

On en parle plus qu’avant mais on en parle de façon négative, quelque que soit le type de personnes…La diversité, nos différences physiques, culturelles, de genre, est trop souvent sources d’incompréhension, de peur ou d’exclusion. L’objectif de Jolokia est de parler de façon positive des diversités. En entreprise, on commence a avoir envie de faire de l’inclusion.Cela progresse, il faut continuer !

[La loi de 1987 oblige les entreprises a embaucher 6 % de personnes en situation de handicap]

Comment la notion de compétition peut aider les personnes en situation de handicap ?

La compétition est synonyme d’ambition, elle fait rêver et permet de se motiver…

Comment faites vous pour financer votre projet ?

4 entreprises nous soutiennent, ainsi que la Ville de Lorient et les Ministères sociaux (Travail, Jeunesse et Sport, Cohésion sociale)

Sur notre budget de 400.000€, 200.000€ sont consacrés à l’entretien du bateau et 130.000€ pour les salaires des 5 emplois.

Quelles sont vos prochaines courses ?

Les Prochains défis sont l’Armen race : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ar-men_race

et la Fastnet : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fastnet_Race

Comment peut on soutenir votre projet ?

Parlez de nous, comme vous avec votre journal, devenez membre de l’association, comme toi Saïko, ou bénévole à un de nos événements…

Comment est-il possible de voir le bateau et rencontrer l’équipage ?

Le bateau est à côté de la Cité de la voile. Il est possible d’organiser des sorties en groupe, contactez la Team Jolokia par mail : contact@teamjolokia.com ou passez nous rendre visite à La Colloc – 42 avenue de la Perrière 56100 Lorient.

Samedi 20 mai 2017, nous participons à la journée Navisport pour les personnes en situation de handicap avec aussi les Pen-Duick 3 et 6, de l’association Éric-Tabarly : http://www.navisport56.com/

Merci Pierre et bon vent !

Retrouvez la Team Jolokia sur https://www.teamjolokia.com

Invitation à la poésie

 

Rencontre avec Marc Martinetti, auteur d’un recueil de poésie, par ailleurs rédacteur de notre webjournal !

En amoureux de la poésie, il apprécie la beauté du monde « Telle qu’elle est »  et non pas « telle qu’on voudrait qu’elle soit ». Marc écrit des poèmes depuis sa jeunesse, et sur un blog* à l’espace multimédia depuis deux ans. « J’écris comme cela me vient, sans filtre, sans contrainte. Je m’inspire de toutes les petites choses de la vie quotidienne. Une balade en bord de mer, un nuage qui passe, un oiseau qui s’envole…J’ai appris à éduquer mon regard. »

Toujours son Bled sur lui pour améliorer son orthographe, vous pouvez croiser cette homme libre sur des bancs au Nourriguel ou au Kernével, chérissant la mer, se délecter de ses auteurs favoris (Verlaine, Rimbaud, Hugo ou Baudelaire).

Marc illustre ses mots par ses dessins, et décide sous la pression de ses lecteurs sur le web de publier un recueil de poésie. « J’ai envoyé mes textes et mes dessins à cinq maisons d’édition, choisies au hasard sur Internet ». Quelques mois plus part paraît « Recueil de poésies » aux éditions Amalthée.

Marc manifeste aussi de l’intérêt pour la philosophie et l’histoire …Il recommande la lecture de Spinoza, Ivan Illich ou l’historien Henri Guillemin.  « On confond l’évolution et le progrès. Dans La vie de l’esprit, Hannah Arendt explique que la vie sociale et spirituelle tombent en désuétude et qu’il faut consacrer sa vie à autre chose qu’au travail. Chez les philosophes grecs, on devait se consacrer à la vie de la cité, être citoyen. Mais qu’est-ce être un citoyen si on consacre tout son temps à travailler ? » nous interroge-il…

Son livre est disponible à la librairie Aux vents des mots, 7 rue du Port à Lorient

Ou sur le web : http://editions-amalthee.com/catalogue-livres-editions-nantes/poesie/recueil-de-poesies/

« Salut à toi lecteur, j’aimerais me présenter mais cela m’est impossible. Je suis un personnage qui s’ignore. Et je vais mourir dans peu de temps. Je suis né il y a quelques mots, j’ai commencé à exister il y a quelques heures au moment où mon auteur a commencé à imaginer cette histoire. Je ne peux dire mon âge, peut-être dix-sept ans, peut-être soixante. Je suis un garçon ? Une fille ? Pour l’instant je n’en sais rien, je ne suis qu’une idée. Ma description physique ne sera possible que lorsque l’auteur l’aura décidée, choisie. C’est une sensation étrange que celle d’être mais sans réellement avoir d’existence propre, tout ce que je sais, tout ce que je suis, c’est mon auteur qui le détermine, il peut faire de moi un idiot mécréant ou une riche princesse. » Extrait de Imagination sur papier blanc.

* http://invitationalapoesie.blogspot.fr

Par Nicolas