Guerre et intelligence artificielle : vers un champ de bataille qui nous échappe ?

L’intelligence artificielle s’impose aujourd’hui comme un acteur central des conflits modernes. Elle accélère la prise de décision, coordonne des essaims de drones, analyse des masses de données en temps réel et transforme profondément la manière dont les armées agissent. Cette évolution technologique, impressionnante par sa puissance, soulève pourtant des questions éthiques majeures. Car derrière la promesse d’une guerre plus “précise” se cache une réalité plus complexe, où la frontière entre contrôle humain et automatisation devient de plus en plus floue.

Sur le terrain, les systèmes d’IA permettent d’identifier des cibles en quelques secondes, bien plus vite qu’un opérateur humain. Les drones autonomes, capables de coopérer entre eux, saturent les défenses adverses et adaptent leur trajectoire sans intervention directe. Le champ de bataille se transforme en un environnement algorithmique où la vitesse devient un avantage stratégique décisif. Mais cette rapidité a un prix : elle réduit la capacité humaine à comprendre, évaluer et, si nécessaire, interrompre le processus.

Dans un environnement chaotique, où civils et combattants se mêlent, l’IA ne perçoit que des motifs, des probabilités, des corrélations. Elle ne comprend ni la panique, ni l’ambiguïté, ni les comportements imprévisibles qui caractérisent les situations de crise. Une silhouette qui court, un téléphone actif, un véhicule qui change brusquement de direction : autant de signaux que la machine peut interpréter comme des menaces. Le risque d’erreur existe toujours, mais l’automatisation lui donne une échelle nouvelle. Une erreur humaine est ponctuelle ; une erreur algorithmique peut être reproduite instantanément, à grande vitesse.

Cette dynamique pose une question fondamentale : pourra‑t‑on encore dire “stop” ? Pourra‑t‑on faire une pause, évaluer la situation, corriger le tir ? Plus les systèmes deviennent autonomes, plus cette possibilité s’amenuise. La guerre algorithmique crée une pression permanente : ralentir, c’est prendre un risque. Interrompre un système conçu pour réagir plus vite que nous revient à accepter une vulnérabilité immédiate. Le contrôle humain, s’il n’est pas pensé dès la conception, risque de devenir symbolique.

Au‑delà de la technique, c’est notre rapport à la violence qui se transforme. Quand une machine exécute une décision létale, la responsabilité se dilue. La distance émotionnelle augmente. La justification devient un paramètre technique plutôt qu’un débat moral. Le danger n’est pas seulement que l’IA tue : c’est que nous nous habituions à ce qu’elle tue, sans ressentir le poids de cette action.

L’IA ne déshumanise pas seulement l’ennemi. Elle peut aussi nous déshumaniser nous‑mêmes, en transformant la guerre en un processus optimisé, rapide, abstrait. La question centrale n’est donc pas de savoir ce que l’IA peut faire, mais ce que nous voulons qu’elle fasse — et ce que nous sommes prêts à lui déléguer.

Dans un monde où la technologie avance plus vite que notre capacité à en définir les limites, la responsabilité nous revient de préserver ce qui fait de la guerre, malgré son horreur, un acte profondément humain : la conscience, le doute, la retenue. Sans cela, le champ de bataille de demain pourrait bien devenir un espace où la machine agit, et où l’humain regarde, impuissant.

(article écrit avec l’aide des IA)

Comparer les IA simplement

compar:IA est un site public gratuit qui permet de tester et comparer plusieurs intelligences artificielles conversationnelles. Il aide chacun à comprendre comment fonctionnent ces outils et à développer un regard critique.

Le principe est simple : on pose une question, deux IA répondent, et on choisit celle qui semble la meilleure. Les modèles sont révélés ensuite, ce qui permet de juger la qualité des réponses sans influence de marque.

Le site met aussi en avant l’impact écologique des requêtes, pour sensibiliser aux enjeux du numérique responsable

https://comparia.beta.gouv.fr/

Une application pour le bien-être des chiens

Développé à Lorient, EMOPET est un projet local qui vise à mieux observer le bien-être des chiens au quotidien. L’idée est née d’un constat : même en vivant très proches de nos animaux, on détecte parfois trop tard un malaise, un inconfort ou des signes de stress, il manque parfois des repères simples pour comprendre ce que le chien exprime réellement au fil des jours.

EMOPET propose une solution simple : un tapis de repos, un petit tag et une application mobile. Le tapis aide à observer la récupération et le sommeil, tandis que le tag apporte un contexte sur l’activité et l’environnement autour du chien. L’application synthétise ensuite ces informations de façon visuelle et accessible, avec des notifications personnalisées.

 

Le projet insiste sur un point important : EMOPET ne remplace pas un vétérinaire. Il s’agit d’un outil d’observation, pensé pour être utilisé par tous les propriétaires, même sans connaissances techniques. L’idée est d’aider à mieux comprendre et à mieux réagir au quotidien, tout en gardant du bon sens, et en respectant la relation de confiance entre l’humain et l’animal.

La participation au concours Moovjee représente une opportunité majeure pour gagner en visibilité, trouver des partenaires et rendre la solution accessible à davantage de propriétaires.

Envie de soutenir le projet ? Vous pouvez suivre les avancées, relayer l’initiative autour de vous, et apporter votre soutien en likant la vidéo  du 10 au 24 mars, en cliquant ici

Contact : contact.emopet@proton.me

Site : emopetcontact.wixsite.com/emopet

L’hameçonnage, quésaco ?

L’hameçonnage, ou phishing, est une technique frauduleuse menée par courriel, SMS, messagerie instantanée, etc. qui usurpe l’identité d’une administration, d’une entreprise, voire d’un proche ou d’une connaissance.

Son but ?

Dérober des informations personnelles pour en faire un usage frauduleux ou infecter un équipement pour en prendre le contrôle. Voici tous les conseils du site Cybermalveillance.gouv.fr pour y faire face.

L’Intelligence Artificielle face au défi climatique

Aïcha, étudiante en intelligence artificielle (IA), en est convaincue : l’IA est la solution miracle pour stopper la crise climatique. Félix, lui, s’oppose à l’IA, estimant au contraire qu’elle ne fera qu’empirer les choses. Chargée de les départager, l’excentrique Professeure Eliza, experte de l’IA, les emmène alors sur les traces des enjeux écologiques de l’intelligence artificielle, depuis le fond des mines d’où sont extraits les métaux rares indispensables à cette technologie, jusqu’au sommet des gouvernements, pour lesquels l’IA constitue un enjeu essentiel. Une exploration pleine de surprises pour répondre à cette question clé : face à la crise climatique, l’IA est-elle une chance unique ou un problème de plus ?

Télécharger la BD en cliquant ici

 

 

Comment les plateformes numériques façonnent nos choix

Faites-moi confiance – Comment les plateformes numériques font bonne impression et modifient nos comportements ?

Le 17 février à la Faculté des lettres de Lorient, Marion Olharan Lagan décryptera les stratégies d’influence du numérique le temps d’une soirée.

Plus d’infos sur le site de l’Université de Bretagne Sud

Vacances de février à l’espace multimédia

 

Toutes les activités proposées pendant les vacances sont gratuites (réservées aux adhérent.es), certaines sur inscription…

Lundi 16 février – de 16h à 18h

Atelier vidéo : écriture du scénario et repérage des lieux de tournage, sur inscription

Mardi 17 février – de 10h à 12h et de 14h à 17h

Atelier vidéo : tournage, prise de vue et captation sonore, sur inscription

Mercredi 18 février – de 15h à 17h

Installation de systèmes d’exploitation libres pour donner une seconde vie à votre ordinateur Windows 10

Jeudi 19 février – de 10h à 12h

Atelier de sensibilisation à l’empreinte écologique du numérique

Vendredi 20 février – de 15h à 17h

Atelier d’exploration et d’échanges autour des intelligences artificielles

Mardi 24 février

de 10h à 12h :  découverte du montage vidéo, sur inscription

de 15h à 17h : Cabaret Kino – diffusion de courts métrages

Mercredi 25 février – de 10h à 12h

Atelier découverte du logiciel de création graphique Affinity

Jeudi 26 février – de 10h à 12h

Sortie aux Archives de Lorient pour apprendre à faire des recherches sur leur site web, sur inscription

Vendredi 27 février – de 14h à 17h

Initiation aux jeux vidéo de sport

A la découverte de « Bretagne Culture Diversité »

Rencontre mardi 24 mars avec une partie de l’équipe de Bretagne Culture Diversité (BCD), rendez-vous 15h à l’espace multimédia du Polygone PLL pour découvrir toutes les actions numériques de l’association, pensez à réserver votre place !

Au service de la transmission et de la valorisation des cultures bretonnes, BCD s’engage à rendre accessible à tous la richesse du patrimoine matériel et immatériel de la Bretagne. À travers des outils numériques innovants (applications, films, plateformes), des rencontres humaines (formations, colloques, ateliers) et un réseau actif d’acteurs culturels, l’association crée des espaces d’échange, de réflexion et de création.

Ses missions clés :

  • Vulgariser les savoirs pour les rendre accessibles à tous les publics
  • Promouvoir la diversité culturelle bretonne dans toute sa vitalité
  • Inventorier et valoriser le patrimoine culturel immatériel, en constante évolution
  • Fédérer les acteurs autour de projets collaboratifs et innovants

BCD / Sevenadurioù Breizh (Cultures de Bretagne) agit comme un catalyseur de projets : coordination d’inventaires, animation du portail des cultures de Bretagne, soutien à l’innovation culturelle sur tout le territoire. Son ambition ? Permettre à chacun de s’approprier une identité bretonne singulière, ancrée et ouverte sur le monde, tout en renforçant le lien entre mémoire collective et création contemporaine.

Site web : https://www.bcd.bzh

Facebebook : https://www.facebook.com/bretagne.culturediversite

Instagram : https://www.instagram.com/bretagneculture

Rencontre photographique avec Tudual Le Brun

Pour ouvrir l’année 2026, le cycle Le Lieu-dit en partenariat avec la Médiathèque François Mitterrand accueille le photographe Tudual Le Brun, qui viendra présenter sa démarche artistique et son projet Quitter la langue.

Avec Quitter la langue, Tudual Le Brun mène un travail au long cours sur la disparition des langues bretonne et gallèse, à partir du point de vue de leurs derniers locuteurs d’usage. Entre photographie documentaire et collectage sonore, le projet explore les liens entre langue, mémoire et territoire, dans les lieux mêmes où la transmission s’est interrompue.

Cette rencontre sera l’occasion de découvrir la démarche du photographe, les coulisses du projet et les questions sensibles qu’il soulève autour de l’effacement linguistique.

Mardi 10 février, 18h30
Médiathèque François Mitterrand
Gratuit

Plus d’infos sur https://www.galerielelieu.com/le-lieu-dit-tudual-lebrun/