L’histoire gourmande du chocolat

Aux Sources du Cacao : Un Trésor des Forêts Tropicales

Les premières traces archéologiques de consommation de cacao remontent à environ 1900 avant J.-C. , grâce à des résidus trouvés sur des poteries dans la région de Soconusco, au Mexique, et à Puerto Escondido, au Honduras.

L’histoire du chocolat commence il y a plus de 4 000 ans, au cœur des forêts tropicales d’Amazonie et du Mexique. Le cacaoyer, arbre sacré des civilisations précolombiennes, produit des cabosses renfermant les précieuses fèves de cacao. Dès 1900 avant J.-C., les Mokayas, en Amérique centrale, préparaient déjà une boisson à base de ces fèves. Pour les Mayas et les Aztèques, le cacao était bien plus qu’un aliment : il était divin, associé à la déesse de la fertilité Xochiquetzal, et utilisé lors des rituels les plus importants.

Le Cacao, Monnaie et Boisson des Dieux

 Le cacao était utilisé comme monnaie d’échange et comme boisson rituelle entre 1000 avant J.-C. et 1500 après J.-C. par les Olmèques, Mayas et Aztèques.

Chez les Aztèques, le cacao était si précieux qu’il servait de monnaie d’échange : une fève valait une dinde, et les impôts se payaient en fèves. La boisson sacrée, le « xocoatl », était réservée à l’élite et aux guerriers. Préparée à partir de fèves grillées, d’eau, de maïs et d’épices, elle était à la fois amère, mousseuse et stimulante, grâce à la théobromine. Les Aztèques la consommaient froide, souvent aromatisée avec du piment, de la vanille ou du roucou, et l’offraient en hommage aux dieux.

La Conquête Européenne : Du Breuvage Amer au Délice Sucré

Christophe Colomb découvre le cacao en 1502, mais c’est Hernán Cortés qui, en 1519, en rapporte en Espagne et en popularise la consommation en Europe.

Le chocolat resta inconnu en Europe jusqu’à l’arrivée des conquistadors. En 1519, Hernán Cortés découvre le « xocoatl » à la cour de Moctezuma et en rapporte en Espagne. Les Espagnols, séduits par cette boisson exotique, y ajoutent du sucre de canne, de la vanille et des épices, la rendant plus douce et plus accessible. Au XVIIe siècle, le chocolat conquiert les cours royales d’Europe : Anne d’Autriche l’introduit en France en 1615, et Marie-Thérèse en fait une boisson à la mode à Versailles.

La Révolution Industrielle : Le Chocolat pour Tous

La première tablette de chocolat solide est créée en 1819 par François-Louis Cailler en Suisse, et le conchage est inventé par Rodolphe Lindt en 1879.

Le XIXe siècle marque un tournant avec l’industrialisation du chocolat. En 1819, François-Louis Cailler crée la première tablette en Suisse, tandis qu’en 1824, John Cadbury fonde sa chocolaterie en Angleterre. L’invention du conchage par Rodolphe Lindt en 1879 rend le chocolat plus onctueux, et l’ajout de lait en poudre par Daniel Peter donne naissance au chocolat au lait. Les marques emblématiques comme Menier, Suchard et Poulain démocratisent le chocolat, le rendant accessible à tous.

 

Le Chocolat Aujourd’hui : Tradition et Innovation

De nos jours, le chocolat se décline en une infinité de saveurs et de textures : noir, au lait, blanc, fourré, en pâte à tartiner ou en pralines. Il est aussi le symbole de nombreuses fêtes : œufs de Pâques, truffes de Noël, cœurs de la Saint-Valentin. En Belgique, des artisans comme Leonidas ou Jeff de Bruges perpétuent la tradition de la praline, alliant savoir-faire et créativité.

Vers un Chocolat Plus Responsable

Avec la prise de conscience écologique, l’industrie du chocolat évolue vers une production plus éthique. Le chocolat bio, équitable et artisanal gagne en popularité, offrant une alternative savoureuse et respectueuse de l’environnement et des producteurs.

Plus d’infos sur le site des Chocolatiers engagés

Un Plaisir Intemporel

Du « xocoatl » des Aztèques aux tablettes modernes, le chocolat a traversé les siècles, s’adaptant aux goûts et aux cultures. Aujourd’hui, il reste l’un des aliments les plus appréciés au monde, symbole de convivialité et de gourmandise. Alors, quel est votre chocolat préféré ? Une tablette noire intense, un chocolat chaud réconfortant, ou une praline croquante ? L’aventure chocolatée continue !

Le chant des forêts au Cinéma

Après La Panthère des neiges (documentaire diffusé en ce moment sur Arte), Vincent Munier nous invite au cœur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affût dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent.

Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le grand tétras.

Film diffusé au Cinéville

Lectures poétiques au centre social

Retour en images sur les lectures poétiques organisées le 28 octobre au centre social du polygone avec Eve Lerner (poète, linguiste, éditrice) et Carl Pierrecq (écrivain et peintre) accompagné.e.s de Cyrille Boutbien à la musique. Le public lorientais était invité à célébrer le génie et la saveur des mots et de l’imaginaire. Avec la participation de Philippe Dagorne et Jean Rio. 

Pourquoi les films de Noël sont aussi populaires ?

Ils sont kitsch, prévisibles, parfois mal joués, et pourtant, chaque année, on les regarde religieusement. Les films de Noël ressemblent un peu à un coffret de chocolats : on sait bien que ce n’est pas toujours excellent, mais ça apporte du réconfort.

De plus en plus tôt désormais, TF1, W9 et M6 dégainent leur artillerie de films de Noël comme si le salut de chacun en dépendait. Et reconnaissons-le : ils ont quand même réussi à fidéliser certains d’entre nous. Mais alors, pourquoi ces films fonctionnent-ils encore en 2025, alors qu’on a vu Maman, j’ai raté l’avion au moins une dizaine de fois, que Last Christmas tourne en boucle et que lancer Le Père Noël est une ordure est devenu une tradition chez certains ? Pourquoi continuent-ils de marcher alors que les téléfilms nous proposent encore et encore le même scénario cliché ? C’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cet article.

Il y en a pour tous les goûts et pour tout le monde : pour les grincheux qui détestent cette période mais qui finissent par être émus devant The Holiday, pour ceux qui rêvent d’un coup de foudre sous la neige mais qui se font ghoster sur Instagram, pour ceux qui veulent se taper un fou rire devant des scénarios rocambolesques. Avec le temps gris et la pluie dehors, les films de Noël apportent un peu de douceur et permettent de s’évader le temps d’un visionnage.

Et puis, soyons honnêtes : les téléfilms de Noël, nous les connaissons par cœur. Une citadine stressée retourne dans son village natal, croise le pâtissier du coin — son crush du lycée — avec qui elle va vendre des sapins pour sauver le marché de Noël. Ils vont se disputer, puis finir par se faire un câlin dans des rues si illuminées qu’on se demande QUI paie réellement les factures d’électricité. Chaque année, c’est la même recette, mais bizarrement, on ne s’en lasse pas. Dans un monde qui va de plus en plus vite, ça fait du bien de savoir qu’à la fin, tout finit bien. Même si l’héroïne a eu le temps de changer de vie en quatre jours chrono.

On oublie aussi que les films de Noël peuvent être hilarants : entre les familles qui explosent à table, les lutins en burn-out et les Pères Noël des centres commerciaux, on a de quoi rigoler. Que ce soit volontaire (Maman, j’ai raté l’avion, Le Grinch, Le Père Noël est une ordure) ou involontaire — ces films si mal joués qu’ils en deviennent drôles — ils nous offrent des moments où l’on pleure parfois de rire.

Il n’y a rien de plus thérapeutique qu’un bon fou rire devant un film absurde, en pilou-pilou, avec un chocolat chaud. Les délires de Noël, ce n’est pas que des romances : ce sont aussi des galères qui finissent bien, des quiproquos ridicules et un Père Noël qui tombe du toit.

Quelques films de Noël :

  • Le Grinch : à voir sur Disney+
  • The Holiday : à voir sur Netflix
  • Maman, j’ai raté l’avion : à voir sur Disney+
  • While You Were Sleeping : à voir sur Disney+

stage jeu avec la caméra

Les samedi 3 et 10 janvier 2026 de 10h à 13h et 14h à 17h au City à Keryado, en compagnie de Pascal Guin, de la Cie le Théâtre Bleu

Venez aborder le jeu face à la caméra, particulièrement pour les gros plans ou les plans rapprochés. A partir de choses vues ou de courts monologues écrits par les stagiaires, ou de courtes scènes de cinéma ou de théâtre, nous chercherons à capter ces micro-actions des visages et des corps…

Plus d’infos sur le site du Plateau en Toute Liberté :  https://plateauentouteliberte.weebly.com/

TARIFS : 75€ + 5€ d’adhésion

Exposition Poésimage de Philippe Dagorne

Philippe Dagorne, né en 1954, est un poète, photographe et marcheur infatigable, profondément attaché à l’île de Groix (Morbihan, Bretagne). Il unit ses trois passions pour créer des recueils de poésie illustrés par ses propres photographies, mettant en valeur le paysage, l’ambiance et la vie insulaire.

Il exposait cet été cette série initulée Poésimage au centre social du Polygone pendant le Parcours photographique des centres sociaux lorientais. Pour cette exposition, ses thématiques sont la mer, la lumière, le paysage groisillon : une poésie qui saisit l’âme de l’île à travers ses instants visuels (phare, dunes, villages, atmosphères marines).

Les images fusionnent souvent des paysages marins (houle, brume, horizons) avec des silhouettes humaines ou objets intimes, renforçant l’atmosphère méditative et lyrique des poèmes.

Suivez son blog de poésie sur https://houlesintimes.eklablog.com/

Bibliographie :

  • Quatre saisons en l’île de Groix : son premier ouvrage, alliant textes et photos, publié chez Groix Éditions.
  • Groix, ballades à quatre temps (diptyque)
  • Soleil voyeur, l’indicible…

Cliquer sur les images pour les agrandir

 

Acariâtres amants

Le vent toque à ma porte

Je ne lui ouvre pas

Il frappe à mes volets

Je ne veux pas de lui

Il insiste le bougre

Il n’est pas venu seul

Sa maîtresse la pluie

Gifle aussi mon pignon

Comme ces missionnaires

Invoquant Jéhovah

Ils vont toujours par deux

À travers la campagne

L’on dirait simplement

Que la flore sanglote

Aujourd’hui ils m’agacent

Malgré le manque d’eau

Malgré les éoliennes

Je rêvais de lumière

De l’éclat de mes fleurs

D’une sieste au soleil

En empruntant son ombre

De ces poussières d’or

Serties sur mon visage

De ces filles joyeuses

Insouciantes et jolies

De leurs robes légères

Qui flirtent avec la brise

Je voulais inviter

Mille et un cris d’enfants

Et de sages rivières

Pour porter leurs voiliers

Je voulais écouter

La symphonie unique

Toujours renouvelée

Du doux chant des oiseaux

Je voulais admirer

Les subtiles dentelles

Que portent aux beaux jours

D’infinies vaguelettes

Je voulais tout cela

Mais le vent et la pluie

Vieux amants acariâtres

Arrivés de la mer

M’ont volé ces bonheurs

 

Fantaisie hivernale…

Il a posé son sac,

L’hiver, ce vagabond,

L’hiver, ce vieux maniaque,

Austère et furibond.

Le long de la ruelle,

Les arbres en sont saisis,

Lèvent leurs bras au ciel,

Dévêtus et transis.

Et, même le bitume

S’est habillé de blanc,

Insolite costume,

Incongru et troublant.

Le soleil, rougissant,

Lui dit, mine défaite,

C’est bien trop salissant,

Puis ici, point de fête !

Je veux, que pour demain,

Tu aies mis ton ciré.

Je prierai en chemin

 

Il vient nous avertir…

La crête qui déferle

Et dessous, sombre et vert,

Le ventre de la vague

Qui se tend et qui crève.

Du sable l’escalade

En diffuse poussière

Grains d’étoiles ahuris

D’une autre galaxie.

La rive s’abandonne,

Offre sa dune glabre

Qui peu à peu se couche

Sous l’assaut de la garce.

 

Étendue vierge et blonde,

Sans répit effacée,

Pour que la mer y tisse

Une laisse héritée.

Une missive absconse

Pavoisée d’algues mortes

Subtilement nous conte

De terribles fortunes.

Intersigne improbable

Aux moiteurs de l’écume,

Angoissé, je te vois

Toujours ourler la plage.

Traînent des bois flottés

Qui parfois s’emmaillotent

D’un lambeau de filet

Aux funestes desseins.

S’y accroche souvent,

Un oiseau mazouté,

Écorché, desséché,

Il vient nous avertir…

 

Mon esprit n’est que rêve…

Laissez-moi sur la rive

D’un océan de songes.

Simplement, je veux croire,

Que c’est juste la pluie,

Musicienne inspirée,

Qui lors tintinnabule,

De ses gouttes distraites.

Je ne veux surtout pas

Imaginer des doigts

Lestement caresser

Les touches blanches et noires

D’un piano de concert.

Même s’y associe,

Un accompagnement

Subtil et si présent.

Mais bien-sûr, c’est le vent !

Invisible et complice,

À la fois si léger,

Facétieux et puissant.

Mon esprit est un rêve,

Et cette rhapsodie,

Chaque fois inédite,

M’élève et me libère.

À l’ombre sublimée,

De mes fines paupières,

 

Débute le voyage…

 

Le doux vent de mes rêves…

Il souffle tendrement

Le doux vent de mes rêves

Il gonfle sans violence

Mille voiles invisibles

Que sont alors mes mots

Esquifs imaginaires

En quête d’aventures

Sur cette mer offerte

Par une feuille blanche

Immaculée et sage

Régate sans podium

Mes lettres solidaires

Dansent en farandoles

Sous des cieux éphémères

Tourmentés ou tranquilles

S’unissent sans pudeur

Cet océan étrange

Se nomme Poésie

Ses houles régulières

Sont berceaux de nos cœurs

Charmilles de nos âmes

Laissez-vous emporter

Sur cette onde secrète

Matrice voluptueuse

Des plus beaux de nos vœux

 

Le voyage inconscient …

La sente se dérobe

À mon esprit inquiet,

Juste le temps du temps

Ou le temps de l’esquive.

L’aveugle parchemin

De mes paupières closes,

Engendre des images

Mêlant tout à la fois,

Mirages barbouillés

Et brillances follettes,

Les pluies sèches des sables

Et les neiges lascives

D’un autel fantasmé.

Un quai abandonné

Susurre sous la pluie

D’ineffables partances,

Suspendu aux nuages,

Il offre silencieux,

Haridelle marine,

Son vaisseau décharné,

Toutes voiles affalées.

Ce rafiot fantomal

M’entraîne sans combat

Sous les vents sonnaillés

Du voyage inconscient…

Mon corps gît, sans tenue

Lors, mon âme voyage

Aux frontières inconnues

D’un Royaume sans roi,

D’un paradis sans Dieu,

D’un Ailleurs augural,

Où les vallées fécondes

S’étirent à l’infini.

Seule une mélopée

Aux sibyllins échos

Imprègne mon errance.

Je tutoie le Possible,

Les ténèbres se livrent,

Absconses et exaltantes.

Las, je ne suis qu’un homme…

Au tréfonds de mon être,

J’ai cependant placé

L’esquisse de l’espoir.

Attente sans futur

Désormais confidente

Qui fait alors de moi

Ce pèlerin sans foi

Résolu et inculte.

Pour Cyrillle, le 23 octobre 2024

Au grand bal du solstice

Sur la sente des heures

Qui serpente sans but,

La lune se promène

Et balade indolente

Sa jaunasse lueur

Sur les toits endormis.

Elle est pleine, elle est ocre

Et pourtant dites-moi !

Ce n’est pas le soleil

Qui a pu tous ces jours

La dorer à ce point ?

Elle a convié ce soir

Ses amis de la nuit,

Météores et planètes,

Astres, étoiles et comètes.

Mais voilà que soudain

Au grand bal du solstice

De contrariantes brumes

Et même des nuages

Chastement la recouvrent…

 

Bien-sûr ! La belle est nue…

J’fais rien

J’fais rien ou pas grand-chose,
Qu’allumer des étoiles
Sur le ciel de mes peurs,
De drôles de lucioles
Qui font rire la mer.

J’fais rien ou pas grand-chose,
Qu’essaimer quelques rêves
Sur le dais de mes nuits,
De ces éclats soudains
Qui m’offrent des matins.

Non j’fais rien, rien du tout,
Que traverser la vie
Sur la pointe des pieds,
Pour ne pas déranger
Des cons qui s’entretuent.

Non j’fais rien, rien du tout,
Je n’ai jamais rien fait
Ah ! Si, ça me revient,
Un peu de poésie
Mais, ça ne sert à rien. ..

 

Les herbes folles dansent

Les herbes folles dansent

Tout le long du chemin.

Des fleurs, en abondance,

Mêlant or et carmin

Ourlent son fin parcours.

Croyez-vous qu’il se presse ?

Non, jamais il ne court.

Il s’en va, sans paresse.

Un chemin, parchemin,

Où s’inscrivent nos pas

Mais, qui déjà demain,

Ces traces, effacera.

Un sentier, une sente,

Entre deux gris rochers

Puis, une grande pente,

Il s’y fera tranchée.

Lors il repartira

Batifoler un peu,

Enfin, il se perdra

Dans le sable râpeux

D’une crique sauvage

Qui se dore lovée,

Toute nue et bien sage,

Le chemin l’a trouvée…

 

Des secrets s’y blottissent…

Origamis de rêves

Dispersés en un souffle

Imperceptiblement

Une brise étourdie

Qui se lève au réveil

Et balaie sans mémoire

Nos histoires absconses

Se referme la crypte

Mystérieuse et ardente

Sur cet Ailleurs occulte

Paradis ou enfer

Cauchemars ou chimères

Sanctuaire onirique

Y bouillonnent nos songes

Ils sont pareils aux bulles

Qui très fugacement

Avant qu’elles n’éclatent

Essaiment nos poèmes

Hâtez-vous à l’instant

De cueillir ces pépites

Des secrets s’y blottissent

Pour Astrid

 

Un homme se souvient

Une brume à l’étale

Emballe toute chose

Il règne en cet instant

Un silence tapageur

Pleinement habité

Du vol de goélands

Voyageurs dissipés

Volatiles angoissés

Étonnamment muets

Le port s’est calfeutré

Gauchement engoncé

Dans ses draps de varech

Pour Astrid,

D’étonnantes fragrances

Envahissent pourtant

Cette haleine marine

Propre au temps du jusant

 

La plage désertée

Semble se désoler

De ne pouvoir sécher

Ses laisses dentelières

La dune ébouriffée

Figée laisse s’enfuir

Un ruisseau étourdi

Qui sinue et se perd

Dans un sable cireux

Quelques bateaux et barques

Avachis sur la vase

Prêtent leurs ventres glabres

Au suroît retenu

Sur la cale minérale

Les prames retournées

Offrent à ce tableau

Ses avares couleurs

Assis sur un vieux banc

Immobile et rêveur

Un homme se souvient

Le soir

L’Horizon n’est que braises

Et les vagues coiffées

D’un couchant couleur fraise

S’entremêlent assoiffées

Leur haleine un peu aigre

Fait du gringue aux oiseaux

Ces goélands allègres

Tous aux culs des bateaux

 

Le jour devient regret

Et se désintéresse

De ce soir un peu frais

Qu’à la lune il délaisse

J’entends le carillon

Des gréements agacés

Pleurant ce vermillon

Par la nuit effacé

Sur le port, les troquets

De leurs pâles falots

Maquillent le vieux quai

Qui n’est plus que halo

Alors Groix s’ensommeille

Et le thon girouette

Sait déjà le soleil

Parti aux oubliettes…

 

Rue du port

La brise de suet

Vint tôt matin fleurir

De discrets courants d’air.

La rue s’y parfuma,

Telle vieille coquette

Et descendit enjouée

Vers le port endormi.

Même ses bancs de bois,

Qui contemplaient distraits

L’ascension du soleil,

Étaient là désertés

La plage, en forme d’arc,

Semblait se prélasser,

Très heureuse à cette heure

De n’être plus léchée

Par quelques vaguelettes

Un tantinet fouineuses.

Lors, les barques présentes,

Inclinées sur la grève,

Rêvassaient, paresseuses,

Aux jours de belles pêches

Qu’advint-il mes amis

Quand la rue pomponnée

Rencontra le vieux port ?

Sous le sceau du secret,

Deux mouettes me l’ont dit.

Une chose est certaine,

Il se dit que depuis,

La gracieuse ruelle

Porte le nom du port…

 

Remonter le temps

Mille fleurs réveillées

Paraissent s’étirer,

D’autres semblent bailler.

Un matin ordinaire,

Son soleil un peu pâle

Escalade le ciel,

Tombe alors ses effets

De voiles embrumés.

Les oiseaux satisfaits,

Tout joyeux, le saluent,

Le décor est en place.

Sur la plage déserte

Le reflux s’enhardit,

Laisse un sable trempé

Aux architectes en herbe,

Fiers châteaux ou barrages,

Contenus maladroits

De seaux multicolores

Renversés rudement.

Je revis le passé

En cette aube estivale

Puis, je ferme les yeux…

Seul le frou-frou subtil

De vagues nonchalantes

Enveloppe l’instant.

Je pense à ce voilier

Que grand-père me fit.

J’ai remonté le temps,

Je n’ai plus que quatre ans…

La tempête

Multitude de bruits

Que le vent me ramène

Les nuages en ont peur

Et se pressent là-bas

Assurés semble-t-il

Que l’horizon serein

Puisse les abriter

L’océan lui ronchonne

Il exhibe sa houle

Écumante et fuyante

Bringuebalent les barques

Oubliées dans le port

Même les goélands

N’osent plus un envol

Posés sur une arête

Pour quelque commérage

Je les vois agacés

De devoir délaisser

L’immensité des nues

Maudissent le fripon

Qui se joue de leurs plumes

Fantaisie hivernale…

Il a posé son sac,

L’hiver, ce vagabond,

L’hiver, ce vieux maniaque,

Austère et furibond.

Le long de la ruelle,

Les arbres en sont saisis,

Lèvent leurs bras au ciel,

Dévêtus et transis.

Et, même le bitume

S’est habillé de blanc,

Insolite costume,

Incongru et troublant.

Le soleil, rougissant,

Lui dit, mine défaite,

C’est bien trop salissant,

Puis ici, point de fête !

Je veux, que pour demain,

Tu aies mis ton ciré.

Je prierai en chemin

La pluie de se montrer…

Magie de Noël à Lorient

Les rendez-vous et animations au fil des jours organisées par le Ville de Lorient :

https://www.lorient.bzh/noel2025 

www.calameo.com/read/00003758542db7cce584d

Une bulle de poésie, en lumière et musique, dans les quartiers de Frébault et de Bois du château :

 

Les Acrobatiques Têtes Blanches

Le 20 décembre, spectacle de rue à Bois du château – 18h
Ils ne passent pas inaperçus ! Spécialisés dans l’acrobatie, six personnages vêtus de blanc et illuminés explorent, à la nuit tombée, la place Martin Luther King. Sur échasses ou à même le sol, les acrobates vous invitent à un spectacle de rue renversant !
Compagnie : Enfants sauvages
Durée : 45 minutes

Rêve d’Herbert

Le 21 décembre, spectacle de rue, à partir de 18h45
Rendez-vous rue de Madagascar à Frébault
Apparaissant au coin d’une rue, au détour d’un arbre, trois longues silhouettes blanches entament d’étranges conversations. Elles s’approchent, s’éloignent et vous invitent finalement à les suivre. Une métamorphose progressive commence et vous invite à un rituel magique comme dans un rêve !
Coproduction : Compagnie des Quidams & Inko’Nito
Durée : 1h

 

Spectacle de rue le samedi 20 décembre, en déambulation dans les rues du centre-ville de 16h à 18h30

Les Fées Lumière

Laissez-vous surprendre par une rencontre aussi malicieuse que tendre ou inattendue !
Les Fées Lumière enchanteront petits et grands, pour briller comme un rêve dans les mémoires et exaucer les vœux de Noël.
Une création poétique et lumineuse, où de grandes marionnettes déambulatoires prennent vie au cœur des rues de Lorient, en invitant chacun à la rêverie et à l’émerveillement.

 

Concerts les 22 et 23 décembre, À partir de 15h30 dans les rues du centre-ville.

Les Turkey Sisters

Concert insolite et pétillant, assuré par un trio vocal féminin plein d’humour, d’énergie et de talent !
Des artistes qui chantent leurs joies, leurs déboires et leurs chamailleries dans un spectacle a cappella, à la fois glamour, décalé et interactif.

Elles revisitent avec fantaisie les grands classiques de Noël comme des titres plus contemporains, du traditionnel Petit Papa Noël à La fille du Père Noël de Jacques Dutronc.

 

Tara lève l’ancre pour l’expédition Coral

La goélette scientifique Tara repart pour une mission inédite, visant à étudier l’impact du réchauffement sur les écosystèmes marins. Pendant plusieurs mois, chercheurs et marins analyseront coraux, plancton et zones méconnues, essentiels à l’équilibre climatique. Équipée de laboratoires high-tech, Tara servira de plateforme pour des recherches innovantes, en collaboration avec des instituts internationaux.

L’objectif : mieux comprendre la résilience des océans face aux bouleversements environnementaux et alerter sur leur protection. Les données recueillies alimenteront la science ouverte et les négociations climatiques. Escales, rencontres et contenus pédagogiques rythmeront ce voyage, pour sensibiliser le grand public. Plus d’infos en cliquant ici

Tara reste un symbole d’espoir et d’action, prouvant que la science et l’aventure peuvent sauver la planète.

À suivre sur les réseaux : https://www.facebook.com/fondationtaraocean

Quand Bruxelles devient une œuvre dessinée

En stage à l’espace multimédia, j’ai rencontré Nicolas Savignat qui vient y préparer un projet d’édition :

Nicolas, peux-tu nous présenter ton nouveau projet éditorial ?

Oui, bien sûr. Je crée un livre d’édition indépendante, “No légend”, pour raconter une journée de balade à Bruxelles. Je traverse différentes communes, différents arrondissements, en observant la ville à travers le dessin, l’écriture, la recherche typographique, les vues urbaines, les cartes, la signalétique…

Tout cela crée une ambiance particulière : une effervescence humaine, très vivante, mais sans chercher à flatter Bruxelles. J’essaie plutôt d’en montrer la complexité.

Qu’est-ce qui t’intéresse dans cette approche ?

Ce qui compte pour moi, c’est de tisser des liens. Je veux construire des passerelles entre différentes techniques : le dessin, le texte, les micro-trottoirs, et surtout la place de l’humain dans un bouillon multiculturel et métissé. Bruxelles est une ville atypique, et j’aborde ce projet comme un récit de voyage, presque comme un guide touristique… mais un guide de l’alternative, de l’urbain, de ce qui se cache derrière les façades.

L’idée, c’est que le lecteur ne reste pas enfermé dans le livre, mais qu’il ait envie d’en sortir pour bondir vers l’extérieur.

Quels sont les lieux qui t’ont particulièrement marqué ?

Les anciens Hospices, par exemple. C’est un ancien hôpital transformé en ateliers d’artistes. On y trouve aussi une boulangerie écologique, des espaces culturels, des lieux d’accueil pour demandeurs d’asile, et même des dispositifs de protection pour les travailleuses et travailleurs du sexe.

C’est un endroit où tout se croise : l’aide, la culture, la création.

D’autres lieux t’ont inspiré ?

Oui, le Parc Village. C’était une ancienne grande forêt près des voies ferrées. Aujourd’hui, ils y ont construit une cafétéria et des espaces de jeux pour les enfants, en utilisant des objets et des matériaux recyclés. C’est un vrai exemple de réappropriation collective et écologique.

Et du côté des médias indépendants ?

Je me suis beaucoup intéressé à Radio Panik, une radio indépendante située du côté du quartier européen. C’est un vrai point de croisement entre radios libres. Elles y partagent des informations culturelles, des marchés de permaculture, des collectifs… Parmi les émissions, il y a Diboutik Radio, animée par un ami à moi.

Tu parlais aussi de restaurants solidaires ?

Oui, notamment La Cassonade, un restaurant solidaire installé dans une ancienne usine de sucre à Molenbeek. Là-bas, tout est fait avec de la récupération. Le chef change chaque jour : parfois japonais, parfois français, africain…

Ils ont un système super : c’est le client précédent qui paye ton repas, et toi tu paieras pour celui qui vient après. Il y a aussi un potager, et énormément d’autres initiatives à l’intérieur. C’est un lieu de partage et de circulation humaine.

La prochaine étape de ton projet d’édition ?

Je souhaite lancer un appel aux dons pour soutenir mon projet via une plateforme de financement participatif au mois de janvier…