Exposition Poésimage de Philippe Dagorne

Philippe Dagorne, né en 1954, est un poète, photographe et marcheur infatigable, profondément attaché à l’île de Groix (Morbihan, Bretagne). Il unit ses trois passions pour créer des recueils de poésie illustrés par ses propres photographies, mettant en valeur le paysage, l’ambiance et la vie insulaire.

Il exposait cet été cette série initulée Poésimage au centre social du Polygone pendant le Parcours photographique des centres sociaux lorientais. Pour cette exposition, ses thématiques sont la mer, la lumière, le paysage groisillon : une poésie qui saisit l’âme de l’île à travers ses instants visuels (phare, dunes, villages, atmosphères marines).

Les images fusionnent souvent des paysages marins (houle, brume, horizons) avec des silhouettes humaines ou objets intimes, renforçant l’atmosphère méditative et lyrique des poèmes.

Suivez son blog de poésie sur https://houlesintimes.eklablog.com/

Bibliographie :

  • Quatre saisons en l’île de Groix : son premier ouvrage, alliant textes et photos, publié chez Groix Éditions.
  • Groix, ballades à quatre temps (diptyque)
  • Soleil voyeur, l’indicible…

Cliquer sur les images pour les agrandir

 

Acariâtres amants

Le vent toque à ma porte

Je ne lui ouvre pas

Il frappe à mes volets

Je ne veux pas de lui

Il insiste le bougre

Il n’est pas venu seul

Sa maîtresse la pluie

Gifle aussi mon pignon

Comme ces missionnaires

Invoquant Jéhovah

Ils vont toujours par deux

À travers la campagne

L’on dirait simplement

Que la flore sanglote

Aujourd’hui ils m’agacent

Malgré le manque d’eau

Malgré les éoliennes

Je rêvais de lumière

De l’éclat de mes fleurs

D’une sieste au soleil

En empruntant son ombre

De ces poussières d’or

Serties sur mon visage

De ces filles joyeuses

Insouciantes et jolies

De leurs robes légères

Qui flirtent avec la brise

Je voulais inviter

Mille et un cris d’enfants

Et de sages rivières

Pour porter leurs voiliers

Je voulais écouter

La symphonie unique

Toujours renouvelée

Du doux chant des oiseaux

Je voulais admirer

Les subtiles dentelles

Que portent aux beaux jours

D’infinies vaguelettes

Je voulais tout cela

Mais le vent et la pluie

Vieux amants acariâtres

Arrivés de la mer

M’ont volé ces bonheurs

 

Fantaisie hivernale…

Il a posé son sac,

L’hiver, ce vagabond,

L’hiver, ce vieux maniaque,

Austère et furibond.

Le long de la ruelle,

Les arbres en sont saisis,

Lèvent leurs bras au ciel,

Dévêtus et transis.

Et, même le bitume

S’est habillé de blanc,

Insolite costume,

Incongru et troublant.

Le soleil, rougissant,

Lui dit, mine défaite,

C’est bien trop salissant,

Puis ici, point de fête !

Je veux, que pour demain,

Tu aies mis ton ciré.

Je prierai en chemin

 

Il vient nous avertir…

La crête qui déferle

Et dessous, sombre et vert,

Le ventre de la vague

Qui se tend et qui crève.

Du sable l’escalade

En diffuse poussière

Grains d’étoiles ahuris

D’une autre galaxie.

La rive s’abandonne,

Offre sa dune glabre

Qui peu à peu se couche

Sous l’assaut de la garce.

 

Étendue vierge et blonde,

Sans répit effacée,

Pour que la mer y tisse

Une laisse héritée.

Une missive absconse

Pavoisée d’algues mortes

Subtilement nous conte

De terribles fortunes.

Intersigne improbable

Aux moiteurs de l’écume,

Angoissé, je te vois

Toujours ourler la plage.

Traînent des bois flottés

Qui parfois s’emmaillotent

D’un lambeau de filet

Aux funestes desseins.

S’y accroche souvent,

Un oiseau mazouté,

Écorché, desséché,

Il vient nous avertir…

 

Mon esprit n’est que rêve…

Laissez-moi sur la rive

D’un océan de songes.

Simplement, je veux croire,

Que c’est juste la pluie,

Musicienne inspirée,

Qui lors tintinnabule,

De ses gouttes distraites.

Je ne veux surtout pas

Imaginer des doigts

Lestement caresser

Les touches blanches et noires

D’un piano de concert.

Même s’y associe,

Un accompagnement

Subtil et si présent.

Mais bien-sûr, c’est le vent !

Invisible et complice,

À la fois si léger,

Facétieux et puissant.

Mon esprit est un rêve,

Et cette rhapsodie,

Chaque fois inédite,

M’élève et me libère.

À l’ombre sublimée,

De mes fines paupières,

 

Débute le voyage…

 

Le doux vent de mes rêves…

Il souffle tendrement

Le doux vent de mes rêves

Il gonfle sans violence

Mille voiles invisibles

Que sont alors mes mots

Esquifs imaginaires

En quête d’aventures

Sur cette mer offerte

Par une feuille blanche

Immaculée et sage

Régate sans podium

Mes lettres solidaires

Dansent en farandoles

Sous des cieux éphémères

Tourmentés ou tranquilles

S’unissent sans pudeur

Cet océan étrange

Se nomme Poésie

Ses houles régulières

Sont berceaux de nos cœurs

Charmilles de nos âmes

Laissez-vous emporter

Sur cette onde secrète

Matrice voluptueuse

Des plus beaux de nos vœux

 

Le voyage inconscient …

La sente se dérobe

À mon esprit inquiet,

Juste le temps du temps

Ou le temps de l’esquive.

L’aveugle parchemin

De mes paupières closes,

Engendre des images

Mêlant tout à la fois,

Mirages barbouillés

Et brillances follettes,

Les pluies sèches des sables

Et les neiges lascives

D’un autel fantasmé.

Un quai abandonné

Susurre sous la pluie

D’ineffables partances,

Suspendu aux nuages,

Il offre silencieux,

Haridelle marine,

Son vaisseau décharné,

Toutes voiles affalées.

Ce rafiot fantomal

M’entraîne sans combat

Sous les vents sonnaillés

Du voyage inconscient…

Mon corps gît, sans tenue

Lors, mon âme voyage

Aux frontières inconnues

D’un Royaume sans roi,

D’un paradis sans Dieu,

D’un Ailleurs augural,

Où les vallées fécondes

S’étirent à l’infini.

Seule une mélopée

Aux sibyllins échos

Imprègne mon errance.

Je tutoie le Possible,

Les ténèbres se livrent,

Absconses et exaltantes.

Las, je ne suis qu’un homme…

Au tréfonds de mon être,

J’ai cependant placé

L’esquisse de l’espoir.

Attente sans futur

Désormais confidente

Qui fait alors de moi

Ce pèlerin sans foi

Résolu et inculte.

Pour Cyrillle, le 23 octobre 2024

Au grand bal du solstice

Sur la sente des heures

Qui serpente sans but,

La lune se promène

Et balade indolente

Sa jaunasse lueur

Sur les toits endormis.

Elle est pleine, elle est ocre

Et pourtant dites-moi !

Ce n’est pas le soleil

Qui a pu tous ces jours

La dorer à ce point ?

Elle a convié ce soir

Ses amis de la nuit,

Météores et planètes,

Astres, étoiles et comètes.

Mais voilà que soudain

Au grand bal du solstice

De contrariantes brumes

Et même des nuages

Chastement la recouvrent…

 

Bien-sûr ! La belle est nue…

J’fais rien

J’fais rien ou pas grand-chose,
Qu’allumer des étoiles
Sur le ciel de mes peurs,
De drôles de lucioles
Qui font rire la mer.

J’fais rien ou pas grand-chose,
Qu’essaimer quelques rêves
Sur le dais de mes nuits,
De ces éclats soudains
Qui m’offrent des matins.

Non j’fais rien, rien du tout,
Que traverser la vie
Sur la pointe des pieds,
Pour ne pas déranger
Des cons qui s’entretuent.

Non j’fais rien, rien du tout,
Je n’ai jamais rien fait
Ah ! Si, ça me revient,
Un peu de poésie
Mais, ça ne sert à rien. ..

 

Les herbes folles dansent

Les herbes folles dansent

Tout le long du chemin.

Des fleurs, en abondance,

Mêlant or et carmin

Ourlent son fin parcours.

Croyez-vous qu’il se presse ?

Non, jamais il ne court.

Il s’en va, sans paresse.

Un chemin, parchemin,

Où s’inscrivent nos pas

Mais, qui déjà demain,

Ces traces, effacera.

Un sentier, une sente,

Entre deux gris rochers

Puis, une grande pente,

Il s’y fera tranchée.

Lors il repartira

Batifoler un peu,

Enfin, il se perdra

Dans le sable râpeux

D’une crique sauvage

Qui se dore lovée,

Toute nue et bien sage,

Le chemin l’a trouvée…

 

Des secrets s’y blottissent…

Origamis de rêves

Dispersés en un souffle

Imperceptiblement

Une brise étourdie

Qui se lève au réveil

Et balaie sans mémoire

Nos histoires absconses

Se referme la crypte

Mystérieuse et ardente

Sur cet Ailleurs occulte

Paradis ou enfer

Cauchemars ou chimères

Sanctuaire onirique

Y bouillonnent nos songes

Ils sont pareils aux bulles

Qui très fugacement

Avant qu’elles n’éclatent

Essaiment nos poèmes

Hâtez-vous à l’instant

De cueillir ces pépites

Des secrets s’y blottissent

Pour Astrid

 

Un homme se souvient

Une brume à l’étale

Emballe toute chose

Il règne en cet instant

Un silence tapageur

Pleinement habité

Du vol de goélands

Voyageurs dissipés

Volatiles angoissés

Étonnamment muets

Le port s’est calfeutré

Gauchement engoncé

Dans ses draps de varech

Pour Astrid,

D’étonnantes fragrances

Envahissent pourtant

Cette haleine marine

Propre au temps du jusant

 

La plage désertée

Semble se désoler

De ne pouvoir sécher

Ses laisses dentelières

La dune ébouriffée

Figée laisse s’enfuir

Un ruisseau étourdi

Qui sinue et se perd

Dans un sable cireux

Quelques bateaux et barques

Avachis sur la vase

Prêtent leurs ventres glabres

Au suroît retenu

Sur la cale minérale

Les prames retournées

Offrent à ce tableau

Ses avares couleurs

Assis sur un vieux banc

Immobile et rêveur

Un homme se souvient

Le soir

L’Horizon n’est que braises

Et les vagues coiffées

D’un couchant couleur fraise

S’entremêlent assoiffées

Leur haleine un peu aigre

Fait du gringue aux oiseaux

Ces goélands allègres

Tous aux culs des bateaux

 

Le jour devient regret

Et se désintéresse

De ce soir un peu frais

Qu’à la lune il délaisse

J’entends le carillon

Des gréements agacés

Pleurant ce vermillon

Par la nuit effacé

Sur le port, les troquets

De leurs pâles falots

Maquillent le vieux quai

Qui n’est plus que halo

Alors Groix s’ensommeille

Et le thon girouette

Sait déjà le soleil

Parti aux oubliettes…

 

Rue du port

La brise de suet

Vint tôt matin fleurir

De discrets courants d’air.

La rue s’y parfuma,

Telle vieille coquette

Et descendit enjouée

Vers le port endormi.

Même ses bancs de bois,

Qui contemplaient distraits

L’ascension du soleil,

Étaient là désertés

La plage, en forme d’arc,

Semblait se prélasser,

Très heureuse à cette heure

De n’être plus léchée

Par quelques vaguelettes

Un tantinet fouineuses.

Lors, les barques présentes,

Inclinées sur la grève,

Rêvassaient, paresseuses,

Aux jours de belles pêches

Qu’advint-il mes amis

Quand la rue pomponnée

Rencontra le vieux port ?

Sous le sceau du secret,

Deux mouettes me l’ont dit.

Une chose est certaine,

Il se dit que depuis,

La gracieuse ruelle

Porte le nom du port…

 

Remonter le temps

Mille fleurs réveillées

Paraissent s’étirer,

D’autres semblent bailler.

Un matin ordinaire,

Son soleil un peu pâle

Escalade le ciel,

Tombe alors ses effets

De voiles embrumés.

Les oiseaux satisfaits,

Tout joyeux, le saluent,

Le décor est en place.

Sur la plage déserte

Le reflux s’enhardit,

Laisse un sable trempé

Aux architectes en herbe,

Fiers châteaux ou barrages,

Contenus maladroits

De seaux multicolores

Renversés rudement.

Je revis le passé

En cette aube estivale

Puis, je ferme les yeux…

Seul le frou-frou subtil

De vagues nonchalantes

Enveloppe l’instant.

Je pense à ce voilier

Que grand-père me fit.

J’ai remonté le temps,

Je n’ai plus que quatre ans…

La tempête

Multitude de bruits

Que le vent me ramène

Les nuages en ont peur

Et se pressent là-bas

Assurés semble-t-il

Que l’horizon serein

Puisse les abriter

L’océan lui ronchonne

Il exhibe sa houle

Écumante et fuyante

Bringuebalent les barques

Oubliées dans le port

Même les goélands

N’osent plus un envol

Posés sur une arête

Pour quelque commérage

Je les vois agacés

De devoir délaisser

L’immensité des nues

Maudissent le fripon

Qui se joue de leurs plumes

Fantaisie hivernale…

Il a posé son sac,

L’hiver, ce vagabond,

L’hiver, ce vieux maniaque,

Austère et furibond.

Le long de la ruelle,

Les arbres en sont saisis,

Lèvent leurs bras au ciel,

Dévêtus et transis.

Et, même le bitume

S’est habillé de blanc,

Insolite costume,

Incongru et troublant.

Le soleil, rougissant,

Lui dit, mine défaite,

C’est bien trop salissant,

Puis ici, point de fête !

Je veux, que pour demain,

Tu aies mis ton ciré.

Je prierai en chemin

La pluie de se montrer…

Tara lève l’ancre pour l’expédition Coral

La goélette scientifique Tara repart pour une mission inédite, visant à étudier l’impact du réchauffement sur les écosystèmes marins. Pendant plusieurs mois, chercheurs et marins analyseront coraux, plancton et zones méconnues, essentiels à l’équilibre climatique. Équipée de laboratoires high-tech, Tara servira de plateforme pour des recherches innovantes, en collaboration avec des instituts internationaux.

L’objectif : mieux comprendre la résilience des océans face aux bouleversements environnementaux et alerter sur leur protection. Les données recueillies alimenteront la science ouverte et les négociations climatiques. Escales, rencontres et contenus pédagogiques rythmeront ce voyage, pour sensibiliser le grand public. Plus d’infos en cliquant ici

Tara reste un symbole d’espoir et d’action, prouvant que la science et l’aventure peuvent sauver la planète.

À suivre sur les réseaux : https://www.facebook.com/fondationtaraocean

Quand Bruxelles devient une œuvre dessinée

En stage à l’espace multimédia, j’ai rencontré Nicolas Savignat qui vient y préparer un projet d’édition :

Nicolas, peux-tu nous présenter ton nouveau projet éditorial ?

Oui, bien sûr. Je crée un livre d’édition indépendante, “No légend”, pour raconter une journée de balade à Bruxelles. Je traverse différentes communes, différents arrondissements, en observant la ville à travers le dessin, l’écriture, la recherche typographique, les vues urbaines, les cartes, la signalétique…

Tout cela crée une ambiance particulière : une effervescence humaine, très vivante, mais sans chercher à flatter Bruxelles. J’essaie plutôt d’en montrer la complexité.

Qu’est-ce qui t’intéresse dans cette approche ?

Ce qui compte pour moi, c’est de tisser des liens. Je veux construire des passerelles entre différentes techniques : le dessin, le texte, les micro-trottoirs, et surtout la place de l’humain dans un bouillon multiculturel et métissé. Bruxelles est une ville atypique, et j’aborde ce projet comme un récit de voyage, presque comme un guide touristique… mais un guide de l’alternative, de l’urbain, de ce qui se cache derrière les façades.

L’idée, c’est que le lecteur ne reste pas enfermé dans le livre, mais qu’il ait envie d’en sortir pour bondir vers l’extérieur.

Quels sont les lieux qui t’ont particulièrement marqué ?

Les anciens Hospices, par exemple. C’est un ancien hôpital transformé en ateliers d’artistes. On y trouve aussi une boulangerie écologique, des espaces culturels, des lieux d’accueil pour demandeurs d’asile, et même des dispositifs de protection pour les travailleuses et travailleurs du sexe.

C’est un endroit où tout se croise : l’aide, la culture, la création.

D’autres lieux t’ont inspiré ?

Oui, le Parc Village. C’était une ancienne grande forêt près des voies ferrées. Aujourd’hui, ils y ont construit une cafétéria et des espaces de jeux pour les enfants, en utilisant des objets et des matériaux recyclés. C’est un vrai exemple de réappropriation collective et écologique.

Et du côté des médias indépendants ?

Je me suis beaucoup intéressé à Radio Panik, une radio indépendante située du côté du quartier européen. C’est un vrai point de croisement entre radios libres. Elles y partagent des informations culturelles, des marchés de permaculture, des collectifs… Parmi les émissions, il y a Diboutik Radio, animée par un ami à moi.

Tu parlais aussi de restaurants solidaires ?

Oui, notamment La Cassonade, un restaurant solidaire installé dans une ancienne usine de sucre à Molenbeek. Là-bas, tout est fait avec de la récupération. Le chef change chaque jour : parfois japonais, parfois français, africain…

Ils ont un système super : c’est le client précédent qui paye ton repas, et toi tu paieras pour celui qui vient après. Il y a aussi un potager, et énormément d’autres initiatives à l’intérieur. C’est un lieu de partage et de circulation humaine.

La prochaine étape de ton projet d’édition ?

Je souhaite lancer un appel aux dons pour soutenir mon projet via une plateforme de financement participatif au mois de janvier…

Théâtre  »Le journal d’un fou »

Ce samedi soir, au théâtre du City (rue Salengro, à Lorient) se jouera  » LE JOURNAL D’UN FOU » pièce de Nikolaï Gogol, par la compagnie Les Célestines (Lorient, 56)
Drôle et émouvant, ce personnage qui pourrait être nous, se débat avec ce monde un peu absurde…

Samedi 13 décembre, à 20h

Réservations par téléphone ou sur Hello Asso :
https://www.helloasso.com/associations/plateau-en-toute-liberte/evenements/billetterie-pour-journal-d-un-fou

 

Exposition à la galerie Ooooh

L’exposition « Dans les chaussons de léon » à la galerie Ooooh, 19 rue de Talvas, a lieu jusqu’à noël !

24 artistes y exposent il est possible d’y faire des achats d’oeuvres uniques, qui raviront les yeux !

Rencontre avec Isaac, étudiant aux Beaux-Arts

Bonjour, aujourd’hui je vous présente Isaac Yapi, étudiant au Beaux-arts, en stage à l’espace multimédia du Polygone.

Bonjour ! Avant de commencer cette interview, peux-tu nous parler de toi en quelques lignes ?

Bonjour, j’ai 23 ans. Je suis étudiant aux Beaux-Arts de Lorient, en troisième année d’arts plus précisément. Je suis en option art avec un module photo et vidéo.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’aller dans cette direction ?

Petit, je dessinais énormément. Je regardais aussi beaucoup de dessins animés, ça m’a donné envie de réaliser le mien. En parlant de dessins animés, je regardais beaucoup ‘’Martin-Martin’’. Récemment, je suis allé voir le film ‘’Chainsaw Man’’ et en animé pref, j’aime bien Afro Samouraï.
Tu comptes toujours continuer dans l’animation ? Ou maintenant, tu comptes changer de voie ?

Au début je visais l’animation mais maintenant je veux réaliser de vrais films désormais. Ça demande un vrai rythme et je ne pense pas que je vais pouvoir l’assumer sur le long terme.

Et vu ce changement de voie, tu vises un truc précis dans l’animation ? Ou tu réfléchis au sens plus large ?

Non, je ne vise pas forcément quelque chose de précis. Pour moi, un film peut se faire naturellement.

As-tu un genre ou un réalisateur préféré ?

J’aime bien le thriller du style de David Lynch, je n’ai vu que trois films mais je préfère Eraserhead. J’aime bien Lynch car au-delà de l’histoire, je préfère également la dimension où on entre dans son univers. Il a une idée métaphorique, assez étrange même et ça permet à ses personnages de sortir de l’ordinaire. Sinon, j’aime bien aussi la saga Kingsman et Pirates des Caraïbes

As tu déjà réalisé un film ?

oui j’ai réaliser plusieurs film des court-métrage seul ou en groupe avec des amis on a un collective le collective « mouvementmouvement » que vous pouvez retrouve sur YouTube et ou sur Instagram

As-tu rencontré des difficultés quelconques ?

Non, pas vraiment. Ma famille ne comprend pas vraiment ce que je veux faire mais je pense qu’ils me soutiennent du moment que je suis heureux dans ce que je fais.

Pour ta carrière, tu penses rester en Bretagne ou même en France ?

Non, je ne pense pas rester en Bretagne, je pense retourner à Paris. Et cependant, je ne sais pas encore si je ferai carrière en France mais c’est une bonne question. J’y réfléchirai.

Comment se passe l’entrée aux Beaux-Arts ? Et par rapport à l’art, qu’as-tu à dire ?

Alors pour l’entrée aux Beaux-Arts, il y a un concours qu’on passe. Avant ça, j’ai fait une prépa d’un an, on peut choisir : un ou deux ans mais moi, j’ai fait un an. Ensuite, on passe un test où on a un sujet donné puis on a un rendez-vous avec un jury. Par rapport à l’art, je peux dire que j’adore Edward Hopper. J’aime aussi les trucs impressionnants, les choses gigantesques, la maitrise de l’anatomie, je dessine beaucoup de corps.

En dehors de l’art, il y a des choses que tu aimes bien ?

Je pratique du sport, je joue beaucoup au basket. J’aime beaucoup regarder la NBA. En ce moment, je n’ai pas forcément une équipe favorite mais petit, mon joueur favori était et est toujours Derrick Rose. Je suis une équipe en ce moment, ce sont les Spurs car Victor Wembanyama est tout simplement incroyable. J’aime bien aussi faire des films avec mon collectif.

Sinon, aurais-tu des conseils que tu aimerais donner aux personnes qui souhaitent entrer aux Beaux-Arts ?

Le premier conseil que je donnerais, ce serait de faire une prépa de 1 an ou 2 ans avant. Dans ma promo, il n’y avait pas beaucoup de gens qui venaient directement du bac. Ensuite, le deuxième conseil serait de se préparer pour les entretiens. On peut même écrire des discours pour se préparer soi-même, l’objectif principal est d’impressionner le jury. Pour les plus timides, il faut essayer de passer outre le temps de l’entretien. Il ne faut pas hésiter à montrer sa personnalité, l’entretien consiste aussi à défendre et assumer ce qu’on fait. Il faut être ouvert à la discussion et éviter de citer QUE des références ‘’pop culture’’, l’idée est de montrer qu’on a des connaissances larges. Ce n’est pas rédhibitoire mais ça dépend des profs.

Pour terminer, est-ce que ne pas savoir dessiner est un handicap pour entrer aux Beaux-Arts ?

Non, ne pas savoir dessiner n’est pas forcément un handicap, l’art est très large : il y a la photographie, le dessin évidemment, le graphisme et d’autres pratiques. Mais bien-sûr, ça peut être un plus. Tout dépend de ce que tu souhaites faire !

 

Pour retrouver les actualités d’Ysaac :

Son Instagram : @ysaac.02
L’Instagram de son collectif : @mouv_ementmouvement

La Danse bretonne de Paul Gauguin

Paul Gauguin peintre de l’Ecole de Pont Aven fréquentait avec ses amis l’auberge de Marie Henry au Pouldu station balnéaire du sud Finistère.

Il offrait des tableaux à Marie Henry pour régler ses séjours.C’est ainsi qu’il lui offrit le tableau ¨Danse bretonne¨ qu’il peignit en 1889.Marie Henry revendit ses tableaux qui ornaient sa salle à manger en 1920 à la fermeture de son auberge.Le tableau acquit par un particulier n’a plus été beaucoup vu. Il est réapparu en 1983 à New York.

La plupart des tableaux appartenant à Marie Henry ont été acquis par des musées qui les exposent.Le tableau ¨Danse bretonne¨ a été vendu mercredi 10 décembre à Paris par la galerie Acturial au prix de 670 000€. L’acquéreur serait un collectionneur privé. Espérons qu’il le prêtera à des musées pour que le public puisse l’admirer.

Visiter Gauguin, l’atelier du Pouldu à Clohars-Carnoët : https://gauguinatelierdupouldu.fr

Plus d’infos Paul Gauguin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Gauguin

Danse bretonne, 1889.
Paul Gauguin (1848-1903).
Huile sur panneau, 20,5 x 84,7 cm.

MédiActus, un podcast des Médiathèques de Lorient

Les Médiathèques de Lorient inaugurent une nouvelle aventure sonore avec MédiActus, leur tout premier podcast culturel. Pensé comme un espace de découverte et de rencontres, ce format inédit donne la parole aux acteurs du territoire et met en lumière les initiatives artistiques locales.

Le podcast ouvre ses micros sur la nouvelle salle de cinéma de l’association J’ai Vu un Documentaire (JVD), inaugurée le samedi 6 décembre. Une immersion dans un lieu appelé à devenir un nouveau repère pour les amateurs de films documentaires.

Un échange avec Vasil Tasevski : l’artiste présente son exposition Surfaces sensibles, visible à la médiathèque dans le cadre des 26e Rencontres Photographiques du Pays de Lorient. L’exposition se poursuit jusqu’au 14 décembre et invite à explorer la matérialité de l’image et ses résonances sensibles.

Ce premier épisode est le fruit d’une masterclass organisée en octobre, animée par la journaliste Laure Brillaud et le technicien-podcasteur Benoît Laur. Pendant quatre matinées, les participants ont découvert toutes les étapes de la production sonore : de l’écriture à l’interview, en passant par la prise de son, l’enregistrement et le montage.

Le projet a mobilisé l’énergie et la créativité de Grégoire, Adeline, Marie, Isabelle, Delphine et Gisselle, qui ont assuré la réalisation de ce premier numéro.

Avec MédiActus, les Médiathèques de Lorient souhaitent offrir un nouvel espace de médiation culturelle, accessible à tous et ancré dans la vie artistique du territoire.

Écoutez l’épisode 1:

Testez vos connaissances sur la laïcité

C’est aujourd’hui les 120 ans de la loi du 9 décembre 1905. La laïcité, tout le monde en parle… Mais la connaît-on vraiment ?  Et savez-vous ce qu’elle implique au quotidien ?

e-Laïcité.fr, le portail d’information et de ressources sur la laïcité en France, va vous permettre de tester vos connaissances en matière de la laïcité, ainsi que d’obtenir des clés d’analyse pour mieux comprendre les débats qui entourent son application en pratique avec ces 2 modules :