Participation à la plantation d’une micro-forêt

Les enfants du Club Nature ont participé mercredi 14 janvier à la plantation d’arbres de la micro-forêt située entre le cimetière de Carnel et la plaine de la République.

Cette micro-forêt voit le jour dans le cadre du budget participatif de la ville. (plus d’infos)

Pourquoi le terme de micro-forêt ?

Il vient d’un botaniste japonais : Akira Miyawabi

Le principe est de planter des arbres de tailles et d’essences différentes sur une surface réduite afin de créer un écosystème miniature.
Cette micro-forêt compte ainsi 30 essences d’arbres différentes et locales pour un total de 1300 arbres et arbustes plantés. Elle s’étend sur une surface de 500 m ².

Plus d’infos sur https://www.nationalgeographic.fr/environnement/les-micro-forets-meilleures-alliees-des-villes

Le corail : un petit animal aux grands rôles

Le corail ressemble souvent à une plante ou à une pierre, mais il s’agit en réalité d’un animal fascinant. Présent sur Terre depuis environ 500 millions d’années, il peuple les mers et les océans du monde entier. C’est le sujet d’étude la nouvelle expédition de la Tara Fondation.

Un animal minuscule : le polype

Chaque corail est formé d’un polype, un petit organisme en forme de sac. Il ne possède qu’une seule ouverture, qui lui sert à la fois à se nourrir et à évacuer ses déchets. Autour de cette ouverture, des tentacules lui permettent :

  • d’attraper de minuscules proies du plancton,
  • de se défendre grâce à un mini-harpon venimeux.

Les polypes peuvent vivre seuls ou en groupe. En s’associant, ils forment des colonies qui, avec le temps, donnent naissance à de vastes récifs coralliens.

Deux types de coraux

Le corail fabrique un squelette externe qui grandit tout au long de sa vie. On distingue deux grandes catégories :

  • Coraux durs : leur squelette est composé de petites aiguilles calcifiées.
  • Coraux mous : leur structure est plus souple, faite de matière organique.

Assemblage de coraux sur la Grande Barrière de corail

Une alliance avec les micro-algues

Les coraux vivent en symbiose avec de minuscules algues appelées zooxanthelles. Cette relation est bénéfique pour les deux partenaires :

  • Le corail offre protection et nutriments aux algues.
  • Les algues, grâce à la photosynthèse, produisent de la nourriture pour le corail.

C’est pourquoi la plupart des coraux vivent dans des eaux chaudes, claires et peu profondes. Cependant, certaines espèces s’adaptent aussi à des profondeurs allant jusqu’à 150 mètres, dans l’obscurité totale.

Un écosystème vital pour la vie marine

Les récifs coralliens sont de véritables refuges pour de nombreuses espèces marines. Ils leur fournissent :

  • un abri,
  • un lieu de reproduction,
  • une source de nourriture.

On recense environ 1 400 espèces de coraux, réparties dans des milieux variés :

  • eaux chaudes,
  • eaux froides,
  • eaux profondes.

Pourquoi les coraux sont-ils importants pour nous ?

Les récifs coralliens jouent un rôle essentiel :

  • Ils protègent les côtes en atténuant la force des vagues.
  • Ils soutiennent la pêche, car de nombreux poissons y trouvent leur habitat.
  • Ils attirent les touristes et les plongeurs, contribuant ainsi à l’économie locale.
  • Ils pourraient inspirer la création de nouveaux médicaments.

 

Plus d’informations sur le site de la Fondation Tara :  https://fondationtaraocean.org/expedition/tara-coral/

Le chant des forêts au Cinéma

Après La Panthère des neiges (documentaire diffusé en ce moment sur Arte), Vincent Munier nous invite au cœur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affût dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent.

Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le grand tétras.

Film diffusé au Cinéville

Tara lève l’ancre pour l’expédition Coral

La goélette scientifique Tara repart pour une mission inédite, visant à étudier l’impact du réchauffement sur les écosystèmes marins. Pendant plusieurs mois, chercheurs et marins analyseront coraux, plancton et zones méconnues, essentiels à l’équilibre climatique. Équipée de laboratoires high-tech, Tara servira de plateforme pour des recherches innovantes, en collaboration avec des instituts internationaux.

L’objectif : mieux comprendre la résilience des océans face aux bouleversements environnementaux et alerter sur leur protection. Les données recueillies alimenteront la science ouverte et les négociations climatiques. Escales, rencontres et contenus pédagogiques rythmeront ce voyage, pour sensibiliser le grand public. Plus d’infos en cliquant ici

Tara reste un symbole d’espoir et d’action, prouvant que la science et l’aventure peuvent sauver la planète.

À suivre sur les réseaux : https://www.facebook.com/fondationtaraocean

Le carbone bleu, notre allié climatique

L’Océan est à la fois acteur et victime du changement climatique. Sa capacité à stocker du carbone en fait un allié précieux… mais incroyablement sensible.
Le carbone bleu porte une promesse : celle d’une alliance entre nature et science. À condition d’agir avec prudence, éthique et humilité — et de ne jamais oublier que la meilleure solution reste d’éviter les émissions à la source.
Découvrez les recommandations de la Fondation TARA dans leur nouvel article :

14ème expédition de la goélette Tara

La goélette Tara s’apprête à prendre le large pour sa 14e expédition : Tara Coral.

Les 13 et 14 décembre, un week-end familial et festif à Lorient La Base sera consacré au départ de la goélette et à la découverte de cette nouvelle expédition.

Au programme : visite sur le pont de Tara, projections, ateliers scientifiques, table ronde, rencontres avec l’équipage, live avec Tara Polar Station… et le grand départ officiel le dimanche à 16h.

Une programmation gratuite et ouverte à toutes et tous, pour plonger au cœur d’une expédition scientifique dédiée aux récifs du Triangle de Corail.

Tout le programme sur https://fondationtaraocean.org/evenement/depart-expedition-tara-coral/

Rendez-vous à Lorient La Base !

L’Embarcadère en décembre

L’Embarcadère n’est pas un café comme les autres. Ce lieu chaleureux, géré par l’association  Optim’ism, mêle restauration responsable, insertion professionnelle et vie de quartier. On y vient pour déguster une cuisine locale, bio et inventive, mais aussi pour rencontrer, échanger, et parfois… se reconstruire.

Mais L’Embarcadère, c’est aussi un lieu ressource de plus de 100 m², dédié aux droits culturels et à l’inclusion par le travail. On y organise des ateliers, des rencontres, des événements culturels et citoyens, dans une ambiance conviviale et inclusive.

Et ce n’est pas tout : le marché de légumes locaux, bio et solidaires vous attend aux mêmes horaires que le bar. Issus des fermes d’insertion du réseau Optim’ism, ces produits de saison sont cultivés avec soin et vendus à prix juste, favorisant une alimentation saine et accessible à tous.

En semaine, on y croise des habitués, des étudiants, des familles, des travailleurs en pause déjeuner, tous attirés par l’ambiance bienveillante et les valeurs du lieu. En somme, L’Embarcadère est bien plus qu’un café : c’est un point d’ancrage pour celles et ceux qui veulent consommer autrement, s’impliquer localement, ou simplement savourer un bon plat dans un cadre humain et inspirant.

Epi56, Arti-Zanat, Défis, la Mission locale, l’Afpa, Ti Mouv et C2Sol comptent parmi les partenaires de cette démarche.

Tout le programme du mois de novembre en cliquant ici

Plus d’infos sur leur site web ou leur page facebook

Le bar est ouvert du lundi au samedi 10:15 à 24:00 (1:00 le WE)

Le restaurant est ouvert les midis du lundi au samedi et restauration froide le soir (tartinade, planche de fromages…)

Docu – débat sur l’alimentation

Vendredi 28/11/2025, de 20h à 22h, au Centre Social de Keryado, est présenté le documentaire « Manger pour vivre » suivi d’un débat sur l’alimentation.

Le documentaire, d’une durée de 52 mn, parle de la création d’une caisse alimentaire commune créé en 2025 à Montpellier par un collectif d’associations composés de 400 adhérents qui cotisent selon leurs moyens et reçoivent la même somme pour se nourrir : c’est l’expérimentation d’une sécurité sociale de l’alimentation concernant le droit à une alimentation digne pour tous.

Le débat, qui suivra, traitera de l’alimentation et du documentaire présenté d’autant que l’entrée est libre et gratuite.

La COP 30 à Belém, au Brésil

En 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, au Brésil, 154 États ont reconnu l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et ont décidé d’unir leurs efforts pour limiter le réchauffement global. Depuis, une Conférence des Parties (COP) réunit chaque année 198 pays. Du 11 au 22 novembre 2024, la COP 29 s’est tenue à Bakou, en Azerbaïdjan.

Du 6 au 21 novembre 2025, 194 pays représentés, ONG, entreprises, scientifiques, responsables politiques ainsi que la société civile, se sont réunis à Belém, dans l’État du Pará, au nord du Brésil, sous l’égide des Nations Unies, afin d’échanger sur les enjeux liés au changement climatique.

Objectifs de la conférence

  • Limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 °C
  • Lutter contre la déforestation
  • Présenter de nouveaux plans d’action contre le réchauffement climatique
  • Faire le point sur les progrès réalisés
  • Examiner les engagements financiers pris lors de la COP 29
  • Développer les énergies propres
  • Réduire l’usage des énergies fossiles
  • Promouvoir la justice climatique
  • Renforcer le financement de l’action climatique (soutien aux pays pour l’adaptation au réchauffement)
  • Établir un bilan éthique mondial

Décisions prises à Belém

L’année 2025 a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée. Chaque pays a présenté un plan d’action concret pour limiter le réchauffement climatique. À l’issue de la COP 30, les décisions suivantes ont été adoptées :

  • Mise en place d’un financement à grande échelle pour les pays en développement d’ici 2035
  • Renforcement des mesures d’adaptation au changement climatique
  • Création d’un fonds pour les pertes et dommages
  • Lancement de nouvelles initiatives : l’Accélérateur mondial de la mise en œuvre et la Mission de Belém vers l’objectif de 1,5 °C
  • Intensification de la lutte contre la désinformation (fake news)

En 2026, la COP 31 se tiendra à Antalya, en Turquie, et sera présidée par l’Australie.

Une histoire de becs d’oiseaux

L’apparition des premiers oiseaux remonte à la Préhistoire, plus précisément à l’époque du Jurassique, il y a environ 150 millions d’années (Trias, Jurassique, Crétacé, Paléogène). Un grand nombre d’oiseaux furent la proie d’animaux carnivores (1,5 à 2 millions de spécimens), mais quatre lignées ont survécu. Ces oiseaux sont les descendants directs des dinosaures et les seuls représentants actuels de ce groupe. Ils furent les premiers vertébrés à conquérir le ciel en planant au-dessus du sol et en vivant dans les arbres.

À l’époque préhistorique, de nombreux dinosaures à plumage ne pouvaient pas voler. Ils possédaient :

  • des plumes simples (filaments)
  • un squelette adapté mais insuffisant pour le vol

À la fin du Trias, certains oiseaux préhistoriques développent des plumes plus complexes et se diversifient :

  • capacité à digérer des végétaux
  • formes variées
  • longs membres antérieurs avec des ailes et trois grands doigts griffus
  • présence de dents
  • longues plumes
  • allure d’oiseau avec quatre ailes

À la fin du Jurassique apparaît l’Archaeopteryx, considéré comme l’ancêtre commun de nombreuses espèces d’oiseaux. Au Crétacé, une nouvelle diversité d’oiseaux se développe :

  • cage thoracique et bréchet (crête sternale) plus développés
  • perte de certains éléments pour alléger le corps
  • disparition de l’os de la queue
  • vol propulsé plus soutenu
  • présence de dents
  • colonisation de nouvelles niches écologiques
  • partage du ciel avec les ptérosaures

Il y a 66 millions d’années, une extinction massive entraîne la disparition de nombreux dinosaures. Seules certaines lignées survivent et évoluent. Aujourd’hui, environ 10 000 espèces d’oiseaux extrêmement diversifiées sont réparties sur l’ensemble du globe. Certaines espèces actuelles (oies primitives, canards, poules, nandous, autruches) descendent directement des oiseaux préhistoriques, tandis que d’autres, comme le dodo, ont disparu à cause de l’activité humaine.

Le rôle du bec dans l’évolution des oiseaux

L’évolution physique des oiseaux s’est déroulée sur plusieurs millions d’années. Le bec, en particulier, joue un rôle essentiel dans leur adaptation à l’environnement et leur régime alimentaire.

Le bec est une structure cornée formant la partie externe de la bouche. Dépourvu de dents, il adopte des formes variées qui influent sur la quantité et le type de nourriture consommée, ainsi que sur l’exploration de différents milieux.

Mais le bec n’est pas seulement un outil alimentaire : c’est un véritable « couteau suisse » qui sert à :

  • distinguer la forme et la texture des aliments grâce à une sensibilité tactile (comme le bout des doigts humains)
  • manipuler des objets
  • construire des nids complexes avec brindilles, boue, etc.
  • lisser et imperméabiliser les plumes (toilettage)
  • communiquer par des sons et chants spécifiques à chaque espèce
  • combattre des rivaux et se défendre contre des prédateurs
  • séduire les femelles lors des parades nuptiales
  • marquer son territoire
  • interagir avec les humains
  • réguler la température corporelle en modulant le flux sanguin (fonction de « radiateur »)
  • capturer des gouttes d’eau pour s’hydrater, car les oiseaux ne transpirent pas

Le bec est une structure osseuse vivante et sensible, composée de la mâchoire supérieure (maxillaire) et de la mâchoire inférieure (mandibule), recouvertes d’une gaine protectrice.

La forme du bec : une carte d’identité

La morphologie du bec renseigne sur :

  • l’habitat de l’oiseau
  • son régime alimentaire
  • son histoire évolutive

Exemples de becs :

  • Rapaces (aigle, hibou…) : bec crochu et aiguisé pour déchiqueter les proies
  • Moineaux, pinsons : court bec conique et robuste pour briser les graines
  • Martinets, hirondelles : bec plat, court et large pour attraper les insectes en vol
  • Vautours : bec crochu adapté au charognage
  • Pic-vert : bec long et résistant, semblable à un ciseau, pour percer l’écorce
  • Huîtrier-pie : bec fin et pointu pour se nourrir dans les zones humides et côtières
  • Rouge-gorge, mésanges bleues : bec fin et droit pour attraper les insectes
  • Colibris : bec long et tubulaire, semblable à une paille, pour aspirer le nectar
  • Kildeer : bec fin, comparable à une pince à épiler, pour sonder le sol
  • Toucans : grand bec léger pour consommer des fruits épais et parfois des poussins
  • Perroquets, perruches : bec court et incurvé, très puissant, pour casser noix et fruits
  • Bécasses : bec long et flexible pour chercher larves et mollusques dans l’eau ou le sable
  • Flamants roses : bec large et incurvé vers le bas, muni de lamelles filtrantes
  • Canards : bec aplati avec lamelles pour filtrer l’eau et consommer poissons
  • Oies cendrées : bec court et aplati pour végétaux, graines et racines
  • Bec-croisés : bec conique spécialisé pour ouvrir les cônes de conifères

Conclusion

Sur des millions d’années, les becs d’oiseaux ont évolué pour devenir des outils polyvalents et précis. Leur diversité illustre l’ingéniosité et la capacité d’adaptation des oiseaux à des environnements variés.