Une histoire de becs d’oiseaux

L’apparition des premiers oiseaux remonte à la Préhistoire, plus précisément à l’époque du Jurassique, il y a environ 150 millions d’années (Trias, Jurassique, Crétacé, Paléogène). Un grand nombre d’oiseaux furent la proie d’animaux carnivores (1,5 à 2 millions de spécimens), mais quatre lignées ont survécu. Ces oiseaux sont les descendants directs des dinosaures et les seuls représentants actuels de ce groupe. Ils furent les premiers vertébrés à conquérir le ciel en planant au-dessus du sol et en vivant dans les arbres.

À l’époque préhistorique, de nombreux dinosaures à plumage ne pouvaient pas voler. Ils possédaient :

  • des plumes simples (filaments)
  • un squelette adapté mais insuffisant pour le vol

À la fin du Trias, certains oiseaux préhistoriques développent des plumes plus complexes et se diversifient :

  • capacité à digérer des végétaux
  • formes variées
  • longs membres antérieurs avec des ailes et trois grands doigts griffus
  • présence de dents
  • longues plumes
  • allure d’oiseau avec quatre ailes

À la fin du Jurassique apparaît l’Archaeopteryx, considéré comme l’ancêtre commun de nombreuses espèces d’oiseaux. Au Crétacé, une nouvelle diversité d’oiseaux se développe :

  • cage thoracique et bréchet (crête sternale) plus développés
  • perte de certains éléments pour alléger le corps
  • disparition de l’os de la queue
  • vol propulsé plus soutenu
  • présence de dents
  • colonisation de nouvelles niches écologiques
  • partage du ciel avec les ptérosaures

Il y a 66 millions d’années, une extinction massive entraîne la disparition de nombreux dinosaures. Seules certaines lignées survivent et évoluent. Aujourd’hui, environ 10 000 espèces d’oiseaux extrêmement diversifiées sont réparties sur l’ensemble du globe. Certaines espèces actuelles (oies primitives, canards, poules, nandous, autruches) descendent directement des oiseaux préhistoriques, tandis que d’autres, comme le dodo, ont disparu à cause de l’activité humaine.

Le rôle du bec dans l’évolution des oiseaux

L’évolution physique des oiseaux s’est déroulée sur plusieurs millions d’années. Le bec, en particulier, joue un rôle essentiel dans leur adaptation à l’environnement et leur régime alimentaire.

Le bec est une structure cornée formant la partie externe de la bouche. Dépourvu de dents, il adopte des formes variées qui influent sur la quantité et le type de nourriture consommée, ainsi que sur l’exploration de différents milieux.

Mais le bec n’est pas seulement un outil alimentaire : c’est un véritable « couteau suisse » qui sert à :

  • distinguer la forme et la texture des aliments grâce à une sensibilité tactile (comme le bout des doigts humains)
  • manipuler des objets
  • construire des nids complexes avec brindilles, boue, etc.
  • lisser et imperméabiliser les plumes (toilettage)
  • communiquer par des sons et chants spécifiques à chaque espèce
  • combattre des rivaux et se défendre contre des prédateurs
  • séduire les femelles lors des parades nuptiales
  • marquer son territoire
  • interagir avec les humains
  • réguler la température corporelle en modulant le flux sanguin (fonction de « radiateur »)
  • capturer des gouttes d’eau pour s’hydrater, car les oiseaux ne transpirent pas

Le bec est une structure osseuse vivante et sensible, composée de la mâchoire supérieure (maxillaire) et de la mâchoire inférieure (mandibule), recouvertes d’une gaine protectrice.

La forme du bec : une carte d’identité

La morphologie du bec renseigne sur :

  • l’habitat de l’oiseau
  • son régime alimentaire
  • son histoire évolutive

Exemples de becs :

  • Rapaces (aigle, hibou…) : bec crochu et aiguisé pour déchiqueter les proies
  • Moineaux, pinsons : court bec conique et robuste pour briser les graines
  • Martinets, hirondelles : bec plat, court et large pour attraper les insectes en vol
  • Vautours : bec crochu adapté au charognage
  • Pic-vert : bec long et résistant, semblable à un ciseau, pour percer l’écorce
  • Huîtrier-pie : bec fin et pointu pour se nourrir dans les zones humides et côtières
  • Rouge-gorge, mésanges bleues : bec fin et droit pour attraper les insectes
  • Colibris : bec long et tubulaire, semblable à une paille, pour aspirer le nectar
  • Kildeer : bec fin, comparable à une pince à épiler, pour sonder le sol
  • Toucans : grand bec léger pour consommer des fruits épais et parfois des poussins
  • Perroquets, perruches : bec court et incurvé, très puissant, pour casser noix et fruits
  • Bécasses : bec long et flexible pour chercher larves et mollusques dans l’eau ou le sable
  • Flamants roses : bec large et incurvé vers le bas, muni de lamelles filtrantes
  • Canards : bec aplati avec lamelles pour filtrer l’eau et consommer poissons
  • Oies cendrées : bec court et aplati pour végétaux, graines et racines
  • Bec-croisés : bec conique spécialisé pour ouvrir les cônes de conifères

Conclusion

Sur des millions d’années, les becs d’oiseaux ont évolué pour devenir des outils polyvalents et précis. Leur diversité illustre l’ingéniosité et la capacité d’adaptation des oiseaux à des environnements variés.

Exposition « Liberté, égalité, handicapés »

L’exposition «liberté, égalité, handicapés» lancée le 10 décembre 2005 par Handicap International et illustrée par « Titeuf » décline les principaux articles de la convention universelle des droits de l’homme et les compare avec la situation actuelle des personnes handicapées dans le monde. Elle vise, ainsi, à faire prendre conscience des efforts qu’il reste à fournir pour améliorer la condition des personnes handicapées.

Jusqu’au 13 décembre au Centre social du Polygone

 

Mois de l’Economie sociale et solidaire 2025

Le Mois de l’ESS met en lumière les initiatives solidaires locales : conférences, ateliers et rencontres rythment novembre pour sensibiliser à une économie plus équitable, inclusive et durable.

Cet évènement vise à sensibiliser le grand public aux valeurs de coopération, de solidarité et d’utilité sociale portées par les associations, coopératives, mutuelles et entreprises de l’ESS

Les caractéristiques principales de l’ESS :

  • Finalité sociale ou environnementale : l’objectif principal n’est pas le profit, mais la réponse à des besoins sociaux ou écologiques.
  • Gouvernance démocratique : les décisions sont prises collectivement, souvent selon le principe « une personne = une voix ».
  • Réinvestissement des bénéfices : les excédents sont majoritairement réinvestis dans le projet plutôt que distribués aux actionnaires.
  • Ancrage territorial : les structures de l’ESS sont souvent très impliquées dans leur territoire.

Découvrez la programmation au pays de Lorient en cliquant ici

Journée de la reconversion 2025

La Journée Nationale de la Reconversion est un évènement clé destiné à soutenir les actifs dans leurs projets de changement professionnel.

Organisée en partenariat avec de nombreux acteurs de l’emploi et de la formation, elle propose des portes ouvertes, des ateliers et des rencontres dans toute la France. C’est l’occasion idéale de faire le point, de s’informer sur les dispositifs d’aide et de financement, et d’explorer de nouvelles voies. Que ce soit pour changer de métier, créer son entreprise ou évoluer, cette journée est un véritable coup de pouce pour donner un nouvel élan à sa carrière.

Plus d’informations sur https://www.nouvelleviepro.fr/journee-nationale-de-la-reconversion

A Lorient des évènements avec le GRETA: https://greta-bretagne.ac-rennes.fr/portail/web/actualites/journee-reconversion-evenements-bretagne

et l’AFPA : https://www.afpa.fr/actualites/journee-nationale-de-la-reconversion-l-afpa-se-mobilise

 

Atelier de réparation au PLL le 12 novembre

Nouveau rendez-vous avec les Compagnons bâtisseurs pour le petit électro ménager, jouets, matériel hi-fi…

A l’espace multimédia, venez donner une deuxième vie à votre ordinateur en installant un système d’exploitation libre !

En novembre, l’Embarcadère célèbre sa 1ère année

L’Embarcadère n’est pas un café comme les autres. Ce lieu chaleureux, géré par l’association  Optim’ism, mêle restauration responsable, insertion professionnelle et vie de quartier. On y vient pour déguster une cuisine locale, bio et inventive, mais aussi pour rencontrer, échanger, et parfois… se reconstruire.

Mais L’Embarcadère, c’est aussi un lieu ressource de plus de 100 m², dédié aux droits culturels et à l’inclusion par le travail. On y organise des ateliers, des rencontres, des événements culturels et citoyens, dans une ambiance conviviale et inclusive.

Et ce n’est pas tout : le marché de légumes locaux, bio et solidaires vous attend aux mêmes horaires que le bar. Issus des fermes d’insertion du réseau Optim’ism, ces produits de saison sont cultivés avec soin et vendus à prix juste, favorisant une alimentation saine et accessible à tous.

En semaine, on y croise des habitués, des étudiants, des familles, des travailleurs en pause déjeuner, tous attirés par l’ambiance bienveillante et les valeurs du lieu. En somme, L’Embarcadère est bien plus qu’un café : c’est un point d’ancrage pour celles et ceux qui veulent consommer autrement, s’impliquer localement, ou simplement savourer un bon plat dans un cadre humain et inspirant.

Epi56, Arti-Zanat, Défis, la Mission locale, l’Afpa, Ti Mouv et C2Sol comptent parmi les partenaires de cette démarche.

Tout le programme du mois de novembre en cliquant ici

Plus d’infos sur leur site web ou leur page facebook

Le bar est ouvert du lundi au samedi 10:15 à 24:00 (1:00 le WE)

Le restaurant est ouvert les midis du lundi au samedi et restauration froide le soir (tartinade, planche de fromages…)

La cybersécurité et ses enjeux

Conférence sur la cybersécurité et ses enjeux  : « Une cyber-attaque, ce n’est pas de la magie » par Valérie Viet Triem Tong, professeur Centrale Supélec

Jeudi 13 novembre 2025, à 20h dans le cadre du carrefour des humanités Paul Ricoeur, Inscription obligatoire sur www.assochpr.fr

Elle prendra, le temps de cette présentation, la place d’un attaquant pour mener pas à pas une cyber-attaque contre un système d’information. Cela nous permettra de prendre conscience des impacts potentiels, de comprendre les mesures de prévention et les possibles remédiations. Nous discuterons des niveaux techniques nécessaires pour mener de telles attaques. Et finalement nous présenterons des directions de recherche prises par la communauté scientifique.

Real-Barça : 120 ans de passion et de tensions

Si vous êtes des féru(e)s de foot, vous serez donc devant vos écrans aujourd’hui et demain, car de très belles affiches sont au programme. C’est donc l’occasion de revenir sur l’une des plus grandes rivalités qui déchaîne le monde du foot depuis des années : le Real Madrid vs le FC Barcelone, communément appelé le Barça. Leurs points communs ? Tous deux sont des clubs espagnols, tous deux ont eu deux des meilleurs joueurs du monde (Lionel Messi pour le Barça et Cristiano Ronaldo au Real) et tous deux sont des clubs prestigieux. La différence ? Ils ne fonctionnent pas de la même manière.

« Donc ils se détestent parce que ce sont les deux meilleurs clubs et qu’ils sont différents ? », telle peut être la question qu’on peut se poser. Eh bien, ce ne sont pas les seules raisons ! Cette rivalité remonte à… plus de 120 ans, eh oui ! Une rivalité déjà marquée par beaucoup de politique, elle atteint son apogée à la prise de pouvoir de Francisco Franco, le dictateur espagnol. « Et qu’est-ce que Franco a à voir avec le foot ? », c’est là que les choses prennent une autre dimension et quittent la sphère footballistique.

Pour commencer : Franco était un très grand fan de football et aimait le Real. Arrivé au pouvoir, l’homme politique a donc entretenu des liens avec le club de la capitale pour mieux se vendre auprès des gens, le foot étant un grand facteur de rassemblement. Pendant ce temps, le Barça, club catalan, fierté de la Catalogne souhaitant prendre son indépendance, semble défavorisé aux yeux de certains fans. Une grande tension s’installe donc entre les deux clubs.

Plusieurs controverses ont marqué les esprits, mais la plus grosse : la déroute du Barça, le 13 juin 1943, qui a été battu 11-1 par le Real au match retour, alors que le club catalan avait dominé le match aller, 3-0. Certains témoignages disent que les joueurs du Barça auraient été menacés par des proches de Franco.

Aujourd’hui, des tensions sont encore vives entre les deux clubs. En 2024, le propriétaire actuel du club, Joan Laporta, a déclaré que le Real Madrid était avantagé par les arbitres, une déclaration choc, car beaucoup de fans du Real accusent également le Barça de corruption, surtout après le match contre Chelsea en 2009 ou encore la célèbre « remontada » du Barça face au PSG en 2017.

Les palmarès des deux clubs : Le Real, c’est : 15 Ligue des Champions, 2 Europa League, 4 Supercoupe UEFA, 36 Liga, 20 Coupe du Roi, 10 Supercopa, 5 Coupe intercontinentale et 1 International Champions Cup. Le Barça : 5 Ligue des Champions, 5 Supercoupe UEFA, 28 Liga, 32 Coupe du Roi, 14 Supercopa, 3 Coupe intercontinentale, 1 Audi Cup et 6 Trophées Joan Gamper.