Une page de l’histoire à Lorient

Lorient va célébrer le 80e anniversaire de sa libération le 10 mai 2025.

Effectivement, il faut noter que le 7 mai 1945, le cessez-le-feu est signé à Étel. La capitulation s’effectue le 10 mai à Caudan en présence du général Kramer, du général Rollins et du général Borgnès-Desbordes. Le territoire lorientais a toujours pris, lors de ce temps fort, une place particulière en France. Ce fut l’un des derniers bastions allemands libérés, près d’un an après le débarquement.

La poche de Lorient est l’une des « poches de l’Atlantique », nom donné aux poches de résistance allemande. La poche de Lorient se met en place début août 1944 suite à la percée des Alliés à Avranches et au début de la libération de la Bretagne par les troupes américaines. À cette période, il y avait environ 26 000 soldats allemands présents. Cette poche subsistera jusqu’à mai 1945. La poche de Lorient s’étend des rives de la Laïta jusqu’à Plouharnel, englobant les îles de Groix et de Belle-Île ainsi que la presqu’île de Quiberon. Elle abrite en son centre « La base des sous-marins » et une ligne de fortifications.

À noter que de 1942 à 1944, le secteur de Lorient est systématiquement protégé au maximum. En effet, dès décembre 1941, Hitler décide de constituer le mur de l’Atlantique. Le port de Lorient est le plus grand port de sous-marins en France. Les batteries côtières allemandes sont réparties sur la totalité du littoral afin de protéger leurs poches défensives.

La base des sous-marins est construite entre 1941 et 1944 par l’Allemagne nazie pendant l’Occupation. Elle est alors destinée à abriter les flottilles d’U-Boote de la Kriegsmarine, tout en s’inscrivant dans le dispositif du mur de l’Atlantique. Sa présence et sa grande résistance sont les causes de la destruction de la ville de Lorient par les bombardements des aviations britannique et américaine, ainsi que de la reddition tardive de la poche de Lorient.

En 2024 et 2025, de nombreuses commémorations liées à la fin de la Seconde Guerre mondiale seront organisées pour le 80e anniversaire de la libération de la poche de Lorient. Lorient Agglomération a souhaité impulser une démarche collective en associant l’entièreté des territoires qui ont subi cette histoire pour commémorer ensemble ces temps historiques.

Toute le programme sur le Site de Lorient Agglo

Lanester, de la campagne à la ville

Le groupe « Histoire et patrimoine » de Lanester vous invite à découvrir sa nouvelle production qui retrace l’évolution de la vie rurale lanestérienne de l’Ancien Régime à nos jours.

À partir d’archives et de témoignages, ce documentaire dévoile les transformations sociales, politiques et économiques de notre territoire. Jusque dans les années 1950, Lanester avait une apparence rurale malgré l’important quartier des chantiers et la rue Jean-Jaurès, très commerçante.

Le film rappelle ainsi une époque où plusieurs dizaines d’agriculteurs travaillaient ces terres dans les années 1930, alors qu’aujourd’hui, ils ne sont que trois en activité.

L’Atlas socioculturel de la Rade de Lorient

Bravo à Kizzy Solombe pour son projet d’Atlas de la rade ! Nous l’avons suivi depuis 2023, certains habitant.es ont collaboré à l’Atlas, lire l’article

Les internautes sont invité.es à découvrir l’estuaire du Blavet, du Scorff et du Ter jusqu’aux coureaux de Groix par la voix des habitants à travers leurs liens à la vie maritime, littorale ou rivulaire :

radedelorient.atlas-rivieres.bzh

Lorient Agglomération, maître d’ouvrage du projet d’Atlas socioculturel de la rade de Lorient, avec le soutien de la Région Bretagne et en partenariat avec l’association Eau et Rivières de Bretagne, a confié la réalisation du collectage sonore et visuel de ce nouvel outil numérique, à l’artiste graphiste Kizzy Sokombe, initiatrice de ce projet. Au cours du collectage, plusieurs expositions du projet ont été proposées permettant à un demi millier de personnes de suivre le projet (dont 80 étudiants de l’UBS) et de s’emparer du sujet.

Dans ce cadre, entre 2023 et 2024, c’est plus de 430 habitants de la rade et des rives du Blavet, du Scorff et du Ter qui ont participé à des ateliers participatifs en salle, au bord ou sur l’eau, répartis sur 8 zones du Pays de Lorient (et au delà). Parmi eux, près de 60 scolaires et 60 participants en ligne. Experts et non experts ont été invités à échanger et questionner leurs attachements à la rade et ses rivières, afin de mettre en valeur le riche patrimoine matériel et immatériel tout en se projetant dans le passé, le présent et le futur.

Chaque carte est filtrable selon l’âge des habitants (enfants, adolescents ou adultes) interrogés. Le visiteur peut choisir dans la carte une zone, cliquer et accéder à un texte, une photo ou une capsule sonore se rapportant à l’expérience partagée d’un riverain de la rade ou de la rivière.

Le visiteur du site découvre les objets symboliques de la rade (cuillère, gouje, coquillage, aviron, photos, horaires de bateau bus , algues, radeau…) et des rivières, partagés par les habitants lors des ateliers, révélant tout autant la nature de leur proximité à la masse d’eau que leurs usages et centres d’intérêt.
L’internaute trouve également des infographies présentant notamment, les résultats de l’enquête en ligne et diverses statistiques émotionnelles ou irrationnelles axées sur la perception du lieu. Il peut également plonger dans la vision des enfants et des jeunes scolaires, à travers leurs dessins de cartes mentales des élève s de 3 établissements scolaires du territoire.

Enfin, 5 fresques paysagères, réalisées à 4 mains par Kizzy Sokombe accompagnée de l’illustrateur Mathias Rebuffé, sont rassemblées. Elles présentent les paysages des rivières jusqu’à Groix, principalement to urnées vers les enjeux aquatiques, maritimes, économiques et environnementaux, croisant les voix d’experts et d’habitants riverains.

Outil numérique à la fois sociologique, artistique, cet atlas évoluera au cours de l’année 2025, s’enrichissant progressivement du collectage et des réalisations de l’artiste. Il représente le premier jalon d’un travail de fond autour des attachements à la rade et aux rivières afin d’envisager leur avenir partagé.

Escape fake, un jeu d’éducation aux médias

Je voudrais vous présenter ESCAPE FAKE, un jeu très intéressant sur le journalisme, pour développer l’esprit critique face aux fausses informations.

C’est unn escape game en ligne, accessible sur ordinateurs, tablettes ou smartphones : https://jeu.escape-fake.fr/

Le jeu vise à sensibiliser à la vérification des faits, apprendre à identifier les sources fiables, repérer les biais, et vérifier l’authenticité d’une information dans un temps limité.

Apprendre au collège et lycée avec Lumni

je suis actuellement en troisième et j’ai décidé de faire mon stage durant une semaine au Patronage Laique de Lorient. Pendant cette matinée à l’espace multimédia, j’ai découvert le webjournal du quartier. Il est complet au niveau des thématiques et comporte beaucoup d’informations.

J’en ai profité pour écrire un article sur un site que que m’a présenté Nicolas : Lumni, un site gratuit, où on peut réviser tous nos cours, peu importe notre classe et la matière.

On y trouve pleins de moyens différents pour apprendre ses cours, on y retrouve des jeux, des vidéos explicatives, des textes à lire sur pleins de thèmes différents !

https://www.lumni.fr

La solidarité en action avec Lilo

Dans le monde numérique, à côté des géants tels que les GAFAM que l’on ne présente plus, des entreprises ont imaginé qu’il était possible de concilier les notions d’action et de solidarité pour construire un monde différent.

Le moteur de recherche Lilo, transforme chaque recherche en dons pour des associations partenaires. Lilo a été créé par une équipe d’ingénieurs français, ils se sont inspirés du projet allemand Ecosia, où chaque recherche contribue au financement de la plantation d’un arbre.

Lilo entend bien rivaliser avec Google, afin de démontrer qu’il existe des alternatives dans le monde des moteurs de recherche !

https://www.lilo.org

N-B: Proposer un projet à soutenir :

https://www.lilo.org/proposer-un-projet-info/

Rencontre avec Gael Briand

Nous avons eu le plaisir de recevoir Gael Briand pour nous présenter son métier de rédacteur en chef du journal le Peuple breton. Il a grandi dans le quartier de Keroman et est bien connu à Lorient où il est conseillé municipal et conseiller communautaire de Lorient Agglomération pour Lorient en Commun. Il est engagé au sein de l’Union Démocratique Bretonne (UDB) et est également conseiller régional de Bretagne au sein du groupe politique Breizh a-gleiz – autonomie, écologie, territoires. Il est aussi l’auteur de « Bretagne-France, une relation coloniale » (2015) et « Réunifier la Bretagne ? Région contre métropoles » (2015).

Pour nous parler de son travail de rédacteur en chef au journal le Peuple breton, il a notamment abordé la notion de ligne éditorale, la question du pouvoir de la presse. On s’est interrogé sur le slogan du journal « Aujourd’hui, être libre, c’est être informé », le rôle des journaux dans la société…

Merci à Gael Briand pour cet après-midi passionnante, et bon anniversaire au journal qui fête ses 60 ans !

Lire la version en ligne du Peuple Breton, plus d’infos sur Wikipédia

Léontine Drapier Cadec, une autrice à faire connaître

Je voudrais vous parler d’une autrice que j’aime aussi beaucoup. Elle se nommait Léontine Drapier Cadec. C’était une bretonne qui a vécu plus de cent ans au centre de la Bretagne. Elle est née en 1895 à Irvillac et est morte le 14 juin 1995 à Saint-Yvi.

Elle a donc vécu 100 ans et a eu une vie très intéressante car elle a connu de nombreux événements nationaux et internationaux : la séparation de l’Église et de l’État, la première et la deuxième guerre mondiale, par exemple et donc les bombardements de Brest.

Fille d’institutrice, elle a été à l’école primaire supérieure de Quimperlé puis à l’école normale de Quimper. Nommée à Kervez, Dirinon puis Brest, elle résida d’abord à la scierie de Pont-de-Buis, puis en différents autres sites du centre Finistère dont Brest (rue de Madagascar puis quartier de la Recouvrance).

Si on croit ses livres et ceux qui l’ont connu, c’était une personne expansive. Elle aimait beaucoup la culture, notamment les livres.

Dans cinq de ses six ouvrages, Kervez ce Paradis, (Prix des Provinces françaises) Comme il faisait beau temps, Mémoire d’une skoléres, Rue de Madagascar et Recouvrance des Souvenirs (préfacé par un prix Goncours) , elle parle de sa vie de tous les jours dans un style simple et très agréable. Son sixième livre , Léna et autres récits… est un recueil de petites histoires ou contes. Elle a aussi publié de petites histoires dans Les cahiers de l’Iroise.

Célèbre dans la région, elle a donné son nom à l’école d’Irvillac, une rue de Plougastel et une place de Brest. J’ajoute qu’une fresque la représentant se trouve a Brest.

Plus d’informations sur Wikipédia

Exposition Brucéro, l’Alchimage

Du 1er au 22 février 2025, il y a une exposition qui s’arrête dans les bibliothèques de Lorient : Brucero, l’Alchimage. Plongez au cœur du monde de Brocéliande et d’Avalon.

De quoi s’agit s’agit-il ? Brucéro qui est né à Lorient, utilise la peinture pour montrer le monde celtique et féerique. Il rend hommage aux esprits de la nature de Brocéliande à Avalon. Il manie des techniques traditionnelles à l’eau, comme l’acrylique et l’aquarelle, avec un souci du détail qui donne à ses créations une matérialité forte. Peaux diaphanes, végétaux exubérants, ailes éthérées, regards à fleur d’âme… Par Un travail méticuleux, cet artiste lève le voile sur des mondes imaginaires, oniriques, fantasmagoriques inspirés par les nombreux contes et légendes de la Bretagne où il réside.

C’est un artiste, messager, fileur d’histoire, alchimiste de l’image, magicien des couleurs. Il est l’Alchimage.

Parmi ses ouvrages figurent « Le Livre secret de Merlin », « À la recherche de la Mandragore » et « Druiz » (éd. Glénat).

Dans le cadre des Deizioù 2025