ART ATTACK #3 c’est reparti !

Un évènement artistique et solidaire organisé par Ilell Studio & The Love Movement.
3 jours basé sur la solidarité, les arts, la musique et la danse avec au programme :

12/13/14 avril 2024
Ilell Studio – 28 rue robert de la croix, 56100 Lorient

VENDREDI 12 AVRIL
19H Projection du long métrage « IMMERSION SKATEBOARD NEPAL » par l’association United Skateboard
Bande annonce :

20H Table ronde avec le réalisateur Basile Danet
Tarif : 3 euros
Réservation en cliquant ici

SAMEDI 13 AVRIL
15H/19H
Concert live Impros musique & danse Expositions Live painting Dj sets
Buvette & Gateaux
Tarif Prix libre (à partir d’1 euro)

DIMANCHE 14 AVRIL
10H/12H Atelier Tuft & Créatif avec Filsan & K.liopé
Tarif : 35 euros
Infos / réservation en cliquant ici

ATELIER OUVERT dès 12H (gratuit)
12H/14H Chill & Barbecue partagé
14H15/15H15 Contemplation sonore avec Inès Mauricio Bergile
Infos / Réservation en cliquant ici
16H 2ième Projection du long métrage « IMMERSION SKATEBOARD NEPAL » par l’association United Skateboard
Tarif : 3 euros
Réservation en cliquant ici

« Tous ensemble pour….. » un nouveau projet

Tous ensemble pour …, l’atelier habitants du Centre social du Polygone PLL se retrouve tous les mercredis après-midi de 14h à 16 au centre social et à partir du 22 avril en extérieur sur le quartier .
Après sa participation au carnaval de Lorient , l’atelier habitants  » Tous ensemble pour … » part sur un nouveau projet : utiliser des éléments naturels ( coquillages, bois pâte auto-durcissante naturelle, ,…) pour décorer le quartier mais aussi pour offrir aux habitants du quartier et aux passants lors de nos présences en extérieur sur le quartier.
Ce premier rdv , le mercredi 02 avril a été l’occasion de tester notre recette de pâte auto- durcissante et de commencer le travail en laissant parler l’esprit créatif de chacun .
N’hésitez pas à venir vous joindre au groupe le mercredi après-midi de 14h à 16h.
P.S : Nous recherchons des coquilles st Jacques , coquilles d’huitres …, vous pouvez les déposez à l’accueil du centre social . Merci

Le choeur Soleil d’Orient en concert

Soleil d’Orient est l’un des rares groupes mixte à quatre voix de la région, à proposer des  chants de la mer en polyphonie.  Il est composé d’une quarantaine de choristes

Grâce à un répertoire large et varié, riche de chants iodés, Soleil d’Orient est en mesure de satisfaire  toutes les catégories de public qu’il s’agisse de concerts en salle ou d’animations en plein air, que ce soit dans le cadre de festivités régionales ou locales ou au profit  d’associations ou d’oeuvres à caractère social ou humanitaire.

Nous recherchons des ténors, soprani, alti, débutants ou confirmés qui ont le goût du chant

Répétitions tous les lundis de 20 h à 22 h

Centre social du Polygone, 80 avenue Général de Gaulle Lorient

Plus d’informations sur www.chorale-soleil-dorient.fr

______________________________________________

Concert à la Basilique d’Hennebont Dimanche prochain 8 octobre à 16 h 00, pour un concert au profit de l’association caritative Soleil Levant, reconnue d’utilité publique (lire l’article). Les fonds récoltés serviront à la construction d’une école à Pondichéry pour les populations intouchables

Entrée libre, participation au chapeau

_________________________________________________________________

 

 

 

Espace multimédia / avril-mai 2024

Demandez le programme de l’espace multimédia du PLL !

Attention l’espace multimédia sera fermé du 22 au 26 avril pour cause de vacances…

Stage collectif d’initiation de 4 séances de 2h à partir du lundi 6 mai (Gratuit)

Stage collectif avec pour thème le multimédia (photo, vidéo, audio) à partir du 14 mai (7€ / 17,5€ / 35€)

Stages individuels sur rendez-vous les vendredi

Du 26 mars au 26 avril, exposition « Les logiciels libres, tous.tes concerné.es » au 1er étage du centre social Polygone PLL

Parce qu’aujourd’hui l’informatique est présente dans nombre de nos actes quotidiens : faire ses courses, utiliser sa carte bancaire, sa carte vitale, téléphoner … les enjeux qui l’entourent nous concernent tous.

Le libre, ce n’est pas que l’affaire d’informaticiens.C’est en réalité une question de droits ou plutôt de licence. En vous procurant un logiciel, pour l’installer sur votre ordinateur, vous devez accepter une licence. Pour les logiciels propriétaires, la licence restreint vos droits à l’utilisation.Pour les logiciels libres, elle précise vos droits d’utilisation,d’adaptation, de diffusion et d’amélioration du logiciel.

Vendredi 5 avril de 15h à 17h

#LibreEnFête A la découverte de l’association Framasoft, réseau d’éducation populaire dédié à la promotion du «libre» en général et du logiciel libre en particulier : https://framasoft.org

Mardi 9 avril de 15h à 17h

#LibreEnFête Dans le cadre de Libre en fête, initiation à Wikipédia, l’encyclopédie libre qui offre un contenu librement réutilisable, objectif et vérifiable, que chacun peut modifier et améliorer. L’occasion de proposer des idées d’article ou des modifications et de s’initier au code et fonctionnement de Wikipedia : https://fr.wikipedia.org

Vendredi 12 avril  de 14h à 17h

Visites commentées des expositions à la galerie du Faouëdic, à la galerie Le Lieu et aux Grands Larges (sur inscription)

Vendredi 19 avril, de 15h à 17h

Atelier d’initiation aux générateurs d’images par intelligence artificielle par Olivier et Isabelle

Lundi 29 avril de 16h à 17h30

Atelier découverte d’applications utiles à la pratique de l’astronomie avec l’association Sterenn de Quéven

Mardi 30 avril de 14h à 17h

Sortie reportage pour le webjournal du quartier : Découverte du patrimoine archéologique à Pont- Scorff avec Jean Ostros

Vendredi 3 mai de 14h30 à 16h

Rencontre avec Fred Périé, artiste multimédia, qui présentera 2 installations vidéo interactives

Vendredi 10 mai, de 15h à 17h

Atelier découverte des tableurs Excel et Calc avec Romuald

Mercredi 15 mai de 15h30 à 17h

Rencontre avec le photographe Noël Adam, spécialiste de la photo d’oiseaux

Vendredi 17 mai, de 15h à 17h

Atelier d’initiation aux générateurs de textes par intelligence artificielle avec Isabelle et Olivier

Mercredi 29 mai, de 15h30 à 17h

Rencontre avec le photographe Philippe Riquet, spécialiste de photos de paysage

N-B:

Accès accompagné : Lundi 16h-18h, Mercredi 15h-17h, Jeudi 10h-12h, Vendredi 15h-17h

Web journal du quartier tous les mardi de 15h à 17h, partagez vos photos, vidéos, textes et idées !

Visite de l’exposition « Sauvage Manière »

Les adhérent.es du centre social Polygone PLL sont invité.es à une visite commentée de l’exposition « Sauvage Manière » de Thomas Daveluy et Guillaume Lepoix.

« Sauvage manière présente un travail plastique et visuel autour des nouveaux médias, de la vidéo et d’une réflexion plus large sur les images à l’ère du numérique. Les thèmes de l’immersion, de l’espace, du paysage et de l’interactivité sont au cœur de la proposition artistique des deux artistes, respectivement diplômés de l’EESAB-site de Lorient en 2011 et 2013.»

Pendant 45 minutes environ, une médiatrice de la Galerie du Faouëdic vous donnera quelques clés pour vous accompagner dans la découverte des œuvres « Pin des Landes », « Terrarium », « Forêt Primaire », « ZéroDimension » et « Sauvage manière ».

Rendez-vous vendredi 12 avril à 14h15, Galerie du Faouëdic, 2 Boulevard du Général Leclerc, à côté de la mairie.

Merci à la Galerie du Faouëdic pour les portraits du duo d’artistes auteurs de l’expo « Sauvage manière » :

Thomas Daveluy

Passionné de cinéma, il a grandi avec le développement des technologies du numérique. Son attirance pour la science l’a conduit à entamer un parcours scientifique avant d’intégrer une école d’art. Ses projets en France et à l’étranger lui ont permis d’expérimenter les outils numériques par le biais de la vidéo, de l’installation, du jeu vidéo et même de la sculpture.Face à une réinvention permanente de l’image par les nouveaux médias, il cherche à explorer les territoires offerts par les technologies naissantes et la manière dont elles nous font redécouvrir le monde. Si son approche peut parfois être technique, ce n’est que par volonté de mettre en place des protocoles rigoureux et scientifiques. La finalité de son travail reste toujours d’explorer les flottements qui peuvent se créer lorsque la frontière entre le réel et l’imaginaire tend à s’effacer.

En savoir plus : https://thomas-daveluy.fr

Guillaume Lepoix

Il aborde les notions de sciences, de mythes et de paysage comme matière à explorer et s’efforce de développer sa recherche en résonance avec les enjeux écologiques et artistiques contemporains. La rencontre avec un territoire et les êtres qui l’habitent est souvent le point de départ de son travail et engendre de nouvelles pistes d’expérimentations. Il s’applique aussi à croiser les autres champs de la recherche et à puiser ses références dans les sciences naturelles, physiques et humaines. Bien que relativement ouvertes, ses créations interrogent fréquemment les rapports subtils que peuvent entretenir les mondes numériques et naturels.
Guillaume Lepoix développe ses projets via des résidences d’artistes et des expositions en France et à l’étranger depuis 2012.

En savoir plus : https://guillaumelepoix.fr

Un deuxième EP pour le rappeur Lerb

On connaît bien le rappeur Lerb au centre social du Polygone PLL. Il accompagne souvent le Rendez-vous des ados ou l’accompagnement scolaire sur les ateliers d’écriture.

Nous l’avions rencontré en 2021 pour la sortie de son premier 5 titres (lire l’article), en 2022 pour la création de son projet D’Clique autour de l’expression artistique (lire l’article) et en 2023 pour la venue de la Brigade AcoustiQ dans le quartier (lire l’article).

Lerb sort maintenant un nouveau 6 titres, en numérique mais aussi en disque ! L’artiste lorientais suit son bonhomme de chemin, du freestyle entre copains il y a 5 ans à son deuxième EP. Il a profité du confinement pour écrire, composer et enregistrer au studio Deroswell à Lorient.

Sur « Lerb de rien », il collabore avec les beatmakers @pol_alaprod8289, Avalanch prod, Skyume, Deroswell studio et le MC Sérum Alchi’mic et la chanteuse Élodie Auffred l’accompagnent. « J’ai voulu raconter une histoire sur 6 morceaux, quand on l’écoute je pense que l’on se rend compte que les morceaux se suivent dans l’histoire. J’ai voulu raconter un bout de ma vie dans une ambiance smooth, calme… » explique Lerb.

Le disque est disponible à L’Events Café, 10 rue Saint-Pierre à Lorient ou contactez Lerb : thomas.lanoe56@gmail.com

En écoute sur Youtube MusicApple Music, Spotify

Suivez Lerb sur  Facebook / Instagram / Youtube

Production du Clip: Bryan LeDantec

Gratiferia du collectif de la Puce à la Marne

Le collectif lorientais De la puce à la Marne (plus d’infos) vous invite à sa première gratiferia ! Une gratife-quoi ?  La gratiferia est un marché gratuit. Vous prenez, si vous le souhaitez, ce dont vous avez besoin

De 10h à 16h vous pourrez déposer les objets, en bon état et peu encombrants, que vous souhaitez donner. Les bénévoles vérifieront le bon état de tout ce qui sera mis en don, vous garderez ce qui semble trop abîmé ou tâché.

Infos pratiques :Samedi 13 avril /10h • 17h / Parking, 75 avenue général de Gaulle à Lorient

Si vous souhaitez donner un coup de patte à l’équipe organisatrice pour l’installation, l’accueil, le tri ou le rangement, ce sera avec grand plaisir !

Contactez Adeline : adelinepedron@aloen.fr

Avec le soutien d’ALOEN, Morbihan Habitat, le centre social du Polygone PLL et Lorient Agglomération

 

Plus d’informations sur le collectif de la Puce à la Marne en cliquant ICI

 

Rencontre avec l’autrice Pascale Cérato

Je voudrais vous présenter Pascale Cérato, une nouvelle autrice de l’agglomération lorientaise qui vient de voir publier son premier livre Entre terre et mer.

Bonjour, es-tu lorientaise ou sinon de quelle ville viens-tu ?

Je suis née à Marseille. Je suis arrivée à Hennebont, en été 2020, parce que la ville de Marseille était devenue une trop grande métropole.

Qui es-tu ? Présentes toi en quelques mots ?

Je suis Pascale Cérato. J’ai 58 ans. Je suis arrivée à Hennebont il y a quatre ans,
Je suis venue sans travail, sans amis et sans sans attaches familiales en Bretagne. Une amie marseillaise m’avait conseillé la Bretagne sans pouvoir me rejoindre.
A Marseille, je gardais des enfants et je pratiquais des activités artistiques avec eux. Je donnais aussi des cours d’histoire de l’art aux femmes en difficulté. (connaissances en histoire de l’art obtenues en recherches autodidactes). J’ai un DEUG de lettres modernes.
Je suis une artiste créatrice. J’aime écrire des petites nouvelles de science-fiction, la créativité sous toutes les formes : poésie, haïku, slam, peinture, poterie…
Ici, je fais de la peinture avec l’association « Les artistes en liberté » à Hennebont. Je participe aussi à l’association « Lire et faire lire » à l’école Paul Elouard à Hennebont et à des ateliers d’écritures. Je suis aussi conteuse à l’association « Il était une fois ». J’ai fais aussi du slam avec Titouan.

Quelle est ton activité rémunérée?

J’étais animatrice avec des enfants et des personnes âgées dans des maisons de quartiers. Je cherche du travail en Bretagne actuellement, dans l’animation en création de contes avec les enfants et/ou je voudrais donner des cours de peintures.
Actuellement , je suis écrivaine et peintre.

Quel est le titre de ton livre ? De quoi parle-t-il ?

Le titre de mon livre est Entre terre et mer. Il parle de la Bretagne et d’une protagoniste qui s’appelle Anna venant de Marseille en Bretagne. C’est un peu mon histoire mais revue et travaillée en forme de fiction.

Quelle est ton inspiration ? Des personnages réels ou imaginés ?

Les personnages sont réels mais imaginés par moi-même. C’est-à-dire que j’ai rencontré ces personnages-là. Certains m’ont beaucoup ému. Et donc, je les ai façonné à ma manière avec ma façon d’écrire, avec ma sensibilité. Ce sont des personnages qui m’ont beaucoup interpelés parce que j’étais toute nouvelle, ici sans famille , sans amis, sans travail. C’était dur. C’était un moment de ma vie qui m’a beaucoup choqué. Et j’écrivais, j’étais très inspirée par les gens que je rencontrais, par la Bretagne, par la mentalité, par les façons d’être des bretons assez francs, assez durs pour moi par rapport à Marseilles. Et donc tout cela m’époustouflait. Et puis, la Bretagne, je trouve cela magnifique : la mer, la campagne, le calme et la paix. C’était très nouveau comparé à une grande ville comme Marseilles, alors que je n’avais aucun repères. Je me suis un peu approchée de certaines personnes, dont les personnages du livre, notamment Zoé qui est très spéciale et très étrange. Le livre raconte des relations un peu chaotiques, mais toujours avec enthousiasme et gaieté.

Quelques extraits de « Entre et mer » en cliquant ICI ou LA

Comment as-tu écrit ton livre ?

J’ai écris sur cahier d’abord et j’ai recopié mon texte sur Word, et après je l’ai corrigé plusieurs fois. J’ai travaillé chez moi. Tous les jours, je recueillais les sensations que j’avais.

Combien de temps as-tu mis pour l’écrire ?

J’ai du mettre quatre-cinq mois en travaillant tous les jours. Mais, après pour revoir l’orthographe et les tournures de phrases, cela a été très long, deux ans.
Quand as-tu écrit la première ébauche du livre ? En août 2020.

Comment as-tu choisi ta maison d’édition ?

J’avais un collègue qui avait été édité par cette maison d’édition.

Combien a-t-il fallu de temps pour trouver une maison d’éditions ?

Trois mois environ.

Où peut on trouver ton livre ?

Sur différents sites internet :
édition Baudelaire : https://www.editions-baudelaire.com/auteur/pascale-cerato/entre-terre-et-mer/
La Fnac : https://www.fnac.com/a20245068/Pascale-Cerato-Entre-terre-et-mer
Amazon : https://www.amazon.fr/Entre-terre-mer-Pascale-Cerato/dp/B0CXLWTS9B
Cultura: https://www.cultura.com/p-entre-terre-et-mer-9791020365842.html
Décitre : https://www.decitre.fr/livres/entre-terre-et-mer-9791020365842.html
Furet : https://www.furet.com/livres/entre-terre-et-mer-pascale-cerato-9791020365842.html

On peut aussi l’acheter sur place :
au mag presse à Hennebont
à la petite librairie d’Hennebont
à la maison de la presse à Guidel,
à l’Aire de Broca à Pont-L’abbé.
à Séné, à la librairie marée pages

Il a été commandé à Coop Breizh, par la médiathèque de Lorient, section Bretagne et celle d’Hennebont.

Comptes-tu écrire d’autres livres ? Sur quel thème ?

J’ai écris d’autres livres avant sur d’autres thèmes sur les réseaux sociaux avec fond de science-fiction. J’en ai écris encore d’autres sur des petites balades, des haïkus sur des sensations de personnages. Et là, j’ai écris un autre livre sur la Bretagne. C’est une continuité. Je parle d’une dame qui devient veuve très rapidement. Elle va raconter sa vie depuis son enfance, en Bretagne. Je parle aussi du FIL et des contes. Ce livre est terminé et a été écrit après celui qui vient d’être publié.

Championnat régional de Boccia à Kerolay

Le Championnat Régional de Boccia catégorie NE e déroulera les 06 et 07 avril 2024 au Gymnase Kerolay situé rue Moïse LE BIHAN à Lorient.

Les rencontres se joueront le samedi 06 avril 2024 de 13h à 19h et le dimanche 07 avril 2024 de 8h30 à 13h.

Les finales se disputeront le dimanche 07 avril 2024 vers 11h30.

L’Association Sportive compte sur votre présence pour encourager Charlotte GUEGUEN, Marin EDY, Célia CANANZI, Morgane SCHAAF, Françoise RIALLAND et Alann LE BRETON qui défendront les couleurs du club.

La page du maréchal-ferrant

Le maréchal-ferrant forge ses mots en toute liberté, et pas de liberté sans courage !

« Sont, sont, sont les gars de Locminé
Qui ont de la maillette
Dessous leurs soulier »

Sans être de Locminé, le maréchal-ferrant forge les maillettes, ces clous en forme de pyramides tronquées, placées sous le sabot des gars de Locminé. Ainsi, quand ils dansaient, on les entendait bienn plus que les autres danseurs…

En la chapelle de Saint Gildas, sur la rive droite du Blavet, à Bieuzy les Eaux, il y a une pierre qui sonne comme une enclume quand on la frappe avec un caillou. Puissiez-vous entendre le message du travail du maréchal-ferrant dans cette gazette, la prochaine fois !

Un bon forgeron voit ce qui n’a pas encore de forme, entend l’âme du fer, chante avec son soufflet, touche le brûlant comme le froid métal ! Attendez-vous à lire…

Il forge, jusqu’à ce que ça devienne un coeur…


PORTRAIT DE GEORGES BRASSENS

Nous venons de commémorer le centenaire de la naissance de Georges Brassens, et de passer le cap du premier novembre, qualifié de jour du souvenir de nos morts.
Ce rapprochement m’inspire le portrait de mon compositeur/chanteur préféré, car poète avant toute chose, comme   Jacques Brel et Guy Béart, tous contemporains de Brigitte Bardot, et de la locomotive championne électrique BB303 de la SNCF :  Belle époque !

Brassens n’est pas mort étouffé par la censure, ni dans l’oubli, malgré sa pensée libertaire teintée d’anarchisme. Qui donc le lui reprochera ?
On le dit parfois misogyne…  Il s’en défend en chantant : « Misogynie à part »
On l’a fait passer pour un farouche anticlérical ?  Faux !  Et il chante le très chrétien Francis James :  » La prière » en 1953.

Quant à sa musique qui parait simpliste, tous les musiciens aguerris diront qu’elle est très compliquée.

Donc le bonhomme n’est pas simple à saisir, se présentant comme le « polisson de la chanson ». Il s’est fait connaître en 1950 avec sa chanson plus que provocante sur le « gorille qui ne brille, ni par le goût, ni par l’esprit ! »

Je n’ai donc pas la prétention d’en faire ici le portait savant qui lui aurait permis d’accéder à un fauteuil de l’Académie Française !  Je me contenterai d’extraire de son œuvre les textes particulièrement iconoclastes qui évoquent la mort :c’est mon choix délibéré pour coller au calendrier. Sur 163 chansons 30 ans de carrière, Brassens en a écrit 23 consacrées au trépas, car :

« la camarde, qui ne m’a jamais pardonné
d’avoir mis du persil dans le trou de son nez,
me poursuit de son zèle imbécile … »

En effet de santé fragile, Georges Brassens a nargué la mort à la façon de François Villon dans sa « Ballade des pendus » . Voilà pourquoi il a écrit en 1961: « La ballade des cimetières ! ». Ecoutez attentivement sa très longue « Supplique pour être enterré à la plage de Sète » (sa ville natale) , écrite en 1966, pour comprendre l’humour noir du poète/chansonnier, issu d’une famille pauvre, et petit délinquant primaire pendant son adolescence, Cf. « Celui qui a mal tourné  » !

Il s’ennuie à l’école, et encore plus au Service du Travail Obligatoire à Basdorf en Allemagne, d’où il s’évadera donc pour se réfugier chez Jeanne, dans un sombre quartier de Paris en 1943 Cf. « L’auvergnat « .

Avant mai 68, la censure chez l’ORTF était forte, le microsillon faisait son apparition, les mœurs guère déliées de préjugés archaïques !
Brassens n’en a cure, il brave les bien-pensants, choque, malmène les curés, les flics, les jeunes et les vieux, etc.

Mais il se moque sans méchanceté, avec un réalisme saisissant, tout en se tenant à l’écart de la place publique Cf. « La mauvaise réputation ! »
J’aime aussi particulièrement  » Trompettes de la renommée » qu’il dit « bien mal embouchées ! »

Mais lorsque mon ami Georges écrit une chanson sur la mort – un sujet triste direz-vous ou un triste sujet ? – alors il déchaîne les sourires : jaunes, certes, et alors ?
Son chef-d’œuvre dans un genre abordé aussi par Jacques Brel et Guy Béart, c’est incontestablement :

 » Les funérailles d’antan,
Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain :

Y’a un mort à la maison, si le cœur vous en dit,
venez pleurer avec nous sur le coup de midi … ! »

C’était au temps dit le poète où :
« les gens avaient à cœur de mourir plus haut que leur cul ! »

Brassens nous fait part de sa nostalgie avec une extrême délicatesse dans « Le temps qui passe »,  « La messe en latin  » ,  « La guerre de 14/18 ».
Dans tous les cas : »pour aller au cimetière : prendre le chemin le plus long ! et : « à la limite, ne pas mourir du tout ! »

Dans ce registre, je ne résiste pas à l’envie de rappeler les « Veillées funèbres à Groix » contées par  Lucien Gourong, qui me font encore tordre de rire : eh oui !
Georges Brassens évoque lui aussi un rite funèbre quasiment disparu (spécialement durant la pandémie Covid19) et pour nous changer les idées, relisons :  « La fessée » :
« Un vieux copain d’école étant mort sans enfants,
abandonnant au monde une épouse épatante,
j’allais rendre visite à la désespérée,
et puis, ne sachant plus où finir la soirée :
je lui tins compagnie dans la chapelle ardente… »
(Devinez la fin à partir du titre !)

Je pourrais citer aussi « Le bulletin de santé » écrit en 1966, où Brassens égratigne les ministres d’Esculape : tout le corps médical qu’il convie à son enterrement en fanfare de jazz, comme à la Nouvelle-Orléans. Au passage il renvoie dos à dos :  « les jeunes cons de la dernière averse, et « les vieux cons de neiges d’antan » !

Georges Brassens n’est pas un passéiste/nostalgique, pas un trompe la mort, même s’il fait un pied de nez au Temps et à la Mort, auxquels il accorde volontiers la lettre Majuscule, car nous n’avons pas prise dessus.

J’aime par-dessus tout « Le revenant » : l’histoire du brave homme ressuscité qui revient chez lui  »

« …. son chien ne l’a pas reconnu
et lui croque en deux coups de dents
un de ses os, les plus importants
…/..
quand dans l’alcôve il est entré,
embrasser sa veuve éplorée,
il jugea d’un coup d’œil
qu’elle ne portait plus son deuil ! »

Terrible histoire !  Alors notre macchabée retourne dormir dans sa tombe !

Brassens n’est pas enterré au cimetière marin de Sète auprès de Paul Valéry, autre grand poète, mais inhumé fort simplement au cimetière communal.  C’est le signe de modestie et d’intelligence d’un libre penseur de la trempe d’un Jean de La Fontaine, courageux et jamais méchant, mais..:
« les braves gens n’aiment pas que,
l’on suive une autre route qu’eux ! »

Le 31/10/21

________________________________________________________________________________

Ça chauffe à la COP26 …!

Alors que la température baisse tous les soirs actuellement à Lorient, ça chauffe à Glasgow, où ils débattent du réchauffement climatique !   « Étonnant, non ?   » aurait dit Pierre Desproges …

Après l’accord sur ce sujet à Paris en 2015, des centaines de délégués venus de tous les pays à l’exception de l’Iran, Irak Erythrée et Yémen, et de l’absence des présidents russe et chinois, débattent sans se battre !  Tout ce beau monde se concerte à nouveau, pour ne pas griller bientôt.
A l’horizon 2030, l ‘objectif serait de limiter à + 1,9°C  le réchauffement moyen du globe, par rapport à ce qu’il était avant l’ère industrielle, au temps où la population s’élevait à 5 milliards d’individus. Si la tendance actuelle se prolonge, ce serait : 2’5°C en plus.

Autant dire que des cocotiers pousseraient à Larmor-Plage, Mike Horn : le baroudeur de l’impossible ne trouverait plus la banquise du pôle nord pour glisser à son aise, et nos atolls de Polynésie seraient noyés, etc. !

Faire face en urgence au péril s’impose à toutes et à tous.  Et même aux bovins qui lâchent dans l’atmosphère beaucoup trop de gaz polluants.  C’est comme si une « éco-guerre » internationale était déclenchée contre tout ce qui pète et réchauffe la voûte céleste qui nous protège du rayonnement solaire : un ami qui ne nous veut pas que du bien.

Greta Thunberg, la jeune écologiste suédoise devient la Jeanne d’Arc d’une troupe de combattants verts, et rouges de rage contre les calories nocives pour notre environnement.  Tout le monde y va de son couplet dans une résolution où même la reine Elisabeth II apporte sa contribution, en sursaut de son malaise au château de Windsor !

Maintenant que nous avons réussi à boucher le trou d’ozone qui laissait passer des rayons dangereux, il nous faut alléger le voile qui nous met en couveuse.
Nul ne conteste les émissions de gaz pernicieux : bombes aérosol, et fumées de combustion du charbon dégradent la voûte céleste. Il nous faut restreindre notre « train de vie », sans freiner le développement du « Tiers monde » qui pâtit de la prospérité des pays pollueurs, et réclame à juste raison une réparation.
Mais il y a un phénomène sur lequel personne ne pourra peser, c’est la marche de Dame Nature, car ce n’est pas la première fois que la terre se réchauffe après s’être refroidie, ou l’inverse au cours des âges qui ne sont à pas à l’échelle humaine : et de très loin ! Le réchauffement en marche accéléré est le cinquième depuis la formation ultra brûlante du globe terrestre dans le système solaire !

La glaciation dite du Wurm, avait fait baisser le niveau des océans au point d’amener les glaciers jusqu’ à la latitude du 45ème degré de latitude nord : la Manche n’existait pas, la Seine se jetait au large de la mer d’Iroise actuelle, allez voir la carte présentée au Musée de préhistoire à Carnac ! Depuis longtemps la terre se réchauffe, mais l’accélération a augmenté d’ 1,7°C en un siècle.  Alors le niveau de la mer monte, car les glaciers fondent, la faune fuit ailleurs, la flore dépérit ou mute, et nous connaissons déjà les réfugiés climatiques …!

Parce qu’elle convoque l’imaginaire biblique, la montée du niveau de la mer, de l’ordre de 30 à 90 cm à la fin de ce siècle si nous ne réagissons pas convenablement, ne doit pas rendre quiconque indifférent : »Après moi, la fin du monde ! »

Non et non !

Les catastrophes naturelles de plus en plus dévastatrices sur les biens et les personnes, deviennent insupportables !
Comme les cycles alternatifs froid/chaud, sont inéluctables, la présence des hommes peut et doit les freiner, pour en amortir les conséquences.  Souvenons-nous si possible, du temps où des hommes peignaient des hippopotames sur les roches du Sahara et cultivaient le riz, c’était à l’ère quaternaire !
Et remontons l’histoire de notre belle planète bleue à l’ère tertiaire : il y a quelques centaines de millions d’année : combien ?  Qu’importe : « de mémoire de rose, on n’a jamais vu mourir un jardinier ! » a écrit Fontenelle (1657-1757)

En ce temps-là, la rade (terme militaire, la ria pour le géographe) de Lorient n’existait pas, Groix était un sommet du continent débordant loin dans l’océan dont le niveau se trouvait probablement 80 m sous le niveau actuel.

Il a remonté depuis d’environ 15 m et ça continue ..!

L’érosion glaciaire avait creusé des vallées qui seront peu à peu noyées par la transgression marine, ce qu’on appelle les mouvements eustatiques auxquels assistent les hommes depuis la nuit des temps. Les paysages n’ont pas fini de changer : tous les géologues l’expliquent : la Petite Mer de Gâvres n’a pas toujours existé, au grand dam des chercheurs de vers de sable. Sur nos falaises qui s’écroulent nous voyons des plages soulevées, d’autres ont été déblayées dès l’époque monastirienne !
Ces faits témoignent de la position différente du trait de côte, il y a des millions d’années … Pourtant l’océan, poumon de la terre, est moins « chouchouté » à Glasgow que la forêt d’Amazone.

Dans son rapport rendu en juin dernier, le Haut Conseil pour le climat, qualifie de stratégique l’adaptation de notre civilisation à un phénomène naturel incoercible :   » On commande à la nature en lui obéissant ! » a écrit Francis Bacon (1561-1626) . Nous devons tous trouver une « entente cordiale », chacun d’entre nous à sa place, en son temps, doit en être conscient, sans vitupérer des incantations stériles.

Le 12/11/21

________________________________________________________________________________

Décroissance et dépollution ?

En augmentant la taille du gâteau on pourra régaler plus de convives, à condition qu’il soit équitablement partagé. Dès lors la croissance démographique actuellement forte dans le « Tiers monde » va ralentir, avec l’élévation du niveau de vie des populations concernées

A la nécessité de lâcher moins de gaz à effets de serres, s’ajoute celle hautement impérative, de mieux partager la richesse produite. 

La présidente du Haut Conseil pour le Climat, a montré que la croissance économique a évolué plus vite que l’émission des gaz nocif pour l’homme et la nature, entre 1973 et 2014.  Nul ne conteste que 10% de la population mondiale émet la moitié du volume de CO2, mais les progrès techniques, et les gains de productivité, croissent plus vite que les nuisances qu’ils engendraient… !

Alors le bilan deviendra positif, s’il n’est pas contrarié par une démographique galopante !

Reste à maîtriser les atteintes à l’environnement, à commencer par la rogne des villes sur l’espace naturel : encore un sujet lié à la démographie ! Les hommes ont toujours défriché pour cultiver, circuler, bâtir .. : nous faudra-il coloniser l’espace sidéral pour trouver un monde propre ? La production de rebuts tend à diminuer, mais celle des déchets ultimes pose encore problème, en particulier ceux d’origine nucléaire.

 » Qui veut manger des œufs frais, doit supporter le caquet des poules ! » dit un proverbe chinois. 

Mais la solution au découplage entre croissance et pollution, ne se trouve pas nécessairement dans la récession, bien au contraire !

Je vois plutôt dans la croissance le signe du mouvement.

Le progrès n’est pas un concept éthéré, plutôt le signe de la vie.

Qui dit vie, dit calories brûlée ..! Et, quoi qu’on fasse, il restera des cendres !

On se souvient du projet né à Lorient après le choc pétrolier de 1973, de la construction d’une centrale de production d’électricité, à partir de la combustion de gaz de charbon liquéfié, mis en concurrence avec la centrale nucléaire à Plogoff.  Ni l’une ni l’autre ne fut construite ! Et l’on bataille actuellement à propos du parc d’éoliennes au large de Groix .

Dans l’état actuel de nos connaissances, les énergies renouvelables n’apparaissent pas suffisantes à moyen terme pour satisfaire nos besoins .

On estime à 1,8 milliards d’individus l’augmentation de la population du globe à l’horizon 2050, et l’objectif serait l’autosuffisance alimentaire pour tout le monde , ce qui n’est pas encore le le cas actuellement: l’idée de décroissance n’est donc pas d’actualité!

La conférence de Glasgow a pris en compte la survie de l’humanité, qui ne se fera certainement pas au détriment de la nature. 

Il n’y a pas de solution fétiche et encore moins miraculeuse ! 

C’est ce qu’avait rappelé Albert Camus lors de la remise de son prix Nobel de littérature !

Une raisonnable exploitation des ressources et leur répartition solidaire sauveront à la fois le globe et ses habitants. Une course effrénée à la croissance: le «Toujours plus» dénoncé en 1970 par François de Closet est devenu insupportable ! Tout le monde en convient, et pourtant la COP26 se termine par un accord à minima !

Le monde réclame des changements volontaires, et même volontaristes des comportements individuels et des politiques publiques, qui permettront d’enrayer la pollution mieux que d’organiser la décroissance généralisée.

L’opulence ne fait pas le bonheur, l’indigence non plus. 

Le 5/12/21

__________________________________________________________________________

Décroissance en nuance !

C’est en mars 1972 qu’est né officiellement l’idée de décroissance économique.  Il était dit alors que le monde allait dans le mur par l’épuisement des ressources , entre autres, par le couple Meadows, du nom de ceux qui qui soutenaient mordicus cette thèse.
Et nous sommes en 2022, au sortir d’une élection présidentielle qui n’a pas mis avant ce principe de décroissance, bien au contraire, alors que l’écologie est discrètement à l’ordre du jour, pourquoi ?
C’est que le partage du gâteau qui me tient à cœur reste d’actualité, plus que sa réduction. Tout le monde veut profiter sans se restreindre, et c’est compréhensible, mais la crise sur l’énergie st imminente : qui a raison ?
A nous tous d’imaginer une autre vie moins gourmande donc plus écologique, mais sans le dire trop ! Les prochaines élections législatives en France confirmeront ou pas la tendance initiée il y a 50 ans : mais le monde a changé ! L’extrême droite représente 26% des électeurs, à la place de l’extrême gauche, avec les mêmes revendications, ou presque ?
Mais personne ne parle plus guère de la décroissance.
On évoque plus volontiers la résilience : cette résistance aux changements alors que la nécessité fait loi ! Contradiction ?  Peut-être, en tous cas le changement frappe fort à nos portes. Et malgré les illusions dont la décroissance fait partie, il faut changer, ce que je vois dans un meilleur partage des richesses, mais certainement pas dans leur réduction.
Il est toujours périlleux de vouloir réécrire l’histoire, il est plus dangereux de la caricaturer.
Les élites d’aujourd’hui veulent prendre une revanche sur la gauche, en niant certains changements.
Or on attend une vision positive de l’à-venir, et les technologies de rupture ne suffisent pas.
C’est une vision courageuse qu’il nous faut dans le monde et pas seulement en Europe, où tout reste pourtant à faire.
Commençons par balayer devant notre porte, et pas comme papa en 1940 !
Tout n’est que nuances, certes, pas en décroissance, il faut changer, à chacun son plan et son destin !
Le maréchal ferrant, convalescent
Le 4/5/22
__________________________________________________________________________________________________

Réflexion sur la fin de vie…

Merci au webjournal du quartier de me permettre une expression libre sur une question d’actualité qui nous concerne tous…

En septembre 2022, pour la première fois depuis sa création, le Comité Consultatif National d’Ethique,  a décidé de transiger sur l’aide active à mourir. Dans une société libérale, ce sujet complexe et douloureux, ne trouve pas facilement un consensus. Tout le monde n’arrive pas à l’âge de la retraite quel que soit son ancienneté au travail.  Mais tout le monde aura une fin de vie, alors même qu’en 2060, un français sur sept deviendra centenaire (27 500 en 2021 selon l’INSEE).

Cette réalité était certainement dans la tête des bretons, 4 sur180 tirés au sort,  pour aller participer à la Convention Citoyenne chargée de donner son avis au gouvernement en place, le 02 avril de cette année. On ne peut pas rester étrangers à la réflexion sur la fin de vie, entamée en 2005 avec le vote d’une loi  actuellement en vigueur, mais plusieurs fois modifiée selon les moralités et usages locaux. Mis à part la volonté unanime de mourir sans souffrir,  les français s’en remettent béatement à leurs proches, sans désigner une personne de confiance, ni rédiger des directives anticipées. Devant cette carence, en février de l’année dernière, trois députés qui veulent aller plus loin que les soins palliatifs ont présenté un projet de loi sur l’aide active à mourir.

Conformément aux sondages et à ce qui se pratique en Oregon-USA , Canada, Suisse, Benelux, et récemment en Espagne, ils proposent de légaliser le suicide assisté et l’euthanasie.  Ce texte remplacerait la loi Claeys-Leonnetti inégalement appliquée Cf. les soins palliatifs, et surtout, elle permettrait de régulariser des situations juridiquement intenables maintenant en France Cf. l’affaire Vincent Lambert ! Force nous est de distinguer le malade incurable, de la personne âgée réduite à l’état de tube digestif déréglé…

Pour dépasser les soins palliatifs au profit d’une population vieillissante de plus en plus nombreuse, une société ne peut pas faire l’économie d’une réflexion en rapport avec les autres nations équivalentes. Une civilisation est jugée par l’Histoire sur la façon dont elle traite ses membres les plus « hors normes » : délinquants et mourants.  Ces derniers sont intarissables même hors pandémie du Covid ! Alors il faut savoir regarder la mort en face d’une façon holistique, c’est à dire globale, et de différents point de vue. Dans son deuil, la famille dont les héritiers du défunt,  se trouve aux premières loges d’un drame ordinaire, où évolue tout ce qui nous relie : le médical, sociétal, juridique, économique, etc . Nous devons les aborder au moment de concevoir la nouvelle règle de vie !

En la matière : la vie/la mort, les litotes ne manquent pas sous couvert de pudeur, tant de la part de l’Etat-Providence que de la multitude variée de ses commensaux !  Mais ce détour ampoulé du discours ne change en rien la hantise des grabataires, ni à l’attitude des soi-disant bienfaiteurs, à commencer par le corps médical.

Une démocratie sanitaire permet les dons d’organes, mais n’empêche pas d’aller un jour de vie à trépas. En bout de chaîne les thanatopracteurs rendent présentable un défunt apte à la résurrection un jour ? Nous pouvons croire au progrès de la médecine sans prendre l’option de sa capacité à recréer la vie, ni à évincer la mort.  Quoi qu’on en dise, le suicide assisté reste une façon de tuer. Il n’a rien à voir avec le suicide philosophique.

La nouvelle loi risque de ne concerner que le chapitre médical déjà bien encadré par la sédation profonde. Elle dit clairement qu’il ne peut pas y avoir d’acharnement thérapeutique. Le corps médical s’appuie sur son serment d’Hippocrate pour ne jamais administrer/atomiser la mort. Qui alors osera aller au delà ? Dans l’ordre juridique la parole est à la décence, plus qu’au Droit …

Qu’une loi prévienne mieux l’abus de faiblesse et mette de l’ordre dans le Fichier Central des Dispositions des Dernières Volontés, nul ne s’en plaindra. Mais dans le Code Civil, notre arsenal juridique laisse peu de place à une brusque innovation juridique hors ce qui concerne l’euthanasie, actuellement complètement interdite. L’occasion de la levée de cette interdiction permettrait de réformer les tutelles et les curatelles, toutes deux fort décriées, et de mettre la pression sur la généralisation du mandat de protection future !

La réforme du Droit et surtout de la fiscalité des successions, constituent un sujet presque autant délicat que l’adoption du suicide assisté : on fait facilement le rapport de l’un à l’autre. « Payez, je m’occupe des restes! » nous disent les acteurs de l’ordre économique. Qui n’a jamais été sollicité par son banquier pour souscrire un contrat d’obsèques ? Face aux prestataires de pompes funèbres, le législateur  cherche la quadrature du cercle.  La thanatopraxie à l’américaine n’a pas encore pris l’ampleur de celle qui sévit de l’autre côté de l’Atlantique. Pourtant nos cimetières +/- paysagés changent d’aspect.  Le nombre et la cupidité des professionnels qui se disent aptes à soulager la douleur de ceux qui restent et sont solvables ne cesse pas de s’accroître.

La dépendance et son corollaire le décès constituent un marché de 10Md € peu soumis aux fluctuations de la Bourse ! L’aspect humain et sociétal du sujet ne se prête à aucune classification.  Il montre sa dimension holistique sur un fond philosophique et moral. La démographie des nations qui ont adopté l’euthanasie est déclinante, mais ce n’est pas qu’une question sociétale. Les progrès de la médecine qui éloignent la douleur n’ont pas pour autant effacé la mort en fin de vie.  Après le « cure : soin médical » nos marchands de bien-être pourront encore proposer du « care : soin de bien-être » à celles et à ceux qui nient la décrépitude liée au vieillissement précédant la venue inéluctable de la camarde. Conclusion : Pour que le grabataire ne deviennent pas un indigent,  la société et les acteurs du monde économique ont une place à prendre et à tenir, sans état d’âme : prouesse ?

Le corps médical se trouve aux prises avec un savoir, un savoir faire et un savoir être encadrés par la loi mais… « Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme! » dit-on , et cela me convient bien. Gageons que les participants à la Convention Citoyenne sauront donner un avis complet à notre gouvernement, sans verser dans l’enflure d’un parler entortillé et grotesque, raccourcissant un événement terriblement naturel à trois lettres : D.C.D.

Ainsi se termine ma réflexion sur l’aide médicalisée à mourir, sans connaître le point de vue des membres de la Convention Citoyenne.

Bien cordialement de Fernand

Le 19 mars  2023

___________________________________________________________________________

L’art culinaire reste porteur d’initiatives à Lorient, comme ailleurs !

Deux chefs de cuisine lorientais viennent d’éditer encore un livre de recettes gourmandes :
Marine Nagy  du restaurant  » Gare aux goûts » et Vincent Sellier du restaurant » le poulpe »  sortent « Je cuisine à la lorientaise » aux éditions la Nouvelle Bleue …
« Et vous, savez-vous CUISINER À LA LORIENTAISE ? Deux chefs du cru, Vincent Seviller (restaurant Gare aux Goûts) et Marine Nagy (restaurant Le Poulpe) se sont prêtés au jeu pour réaliser 25 recettes emblématiques de Lorient. À travers ces plats préparés essentiellement à partir de produits locaux, ils redessinent une carte gourmande et gastronomique de la ville aux 5 ports et nous emmènent à la rencontre de femmes et d’hommes passionnés, éleveur, maraîcher, pêcheur, mareyeur, caviste, qui font l’extraordinaire richesse… »

Disponible dans toutes les bonnes librairies !

Cuisinez à la rennaise, à la brestoise, à la nantaise, à la quimpéroise, à la malouine, à la vanetaise sur le site des éditions de la Nouvelle Bleue

18/10/23

_______________________________________________________________________________

TOUT EST DANS TOUT, ET RÉCIPROQUEMENT : SPORT/SANTÉ !

Comment expliquer le vieillissement de la population de la France, un pays qui a mis au point tant de liqueurs ?   Exemple la Bénédictine inventée en 157O par Don  Bernardo Vicelli  à Fécamp, mais chaque région encore a sa spécialité, et ses centenaires…

Il a risqué sa vie d’explorateur sous toutes les latitudes, l’amiral polytechnicien Dumont-Durville, pour mourir bon retraité avec femme et enfant, dans un déraillement de chemin de fer à Meudon, en 1842 !

Friedrich Wilhem Muller mort à 58 ans, fut le premier homme à montrer ses muscles dans les foires en 1893. Il a lancé la mode du « bodybuilding » et son surnom franchouillard d’Eugène Sandow  est resté dans nos dictionnaires pour signaler un fort élastique.

Une autre aventurière célèbre : Alexandra David-Neel a rendu l’âme dans son lit à 100 ans ! Elle venait de refaire son passeport, la première européenne entrée incognito dans Lhassa au Tibet en 1924…

L’inventeur du tapis de course en appartement : William Straub est mort à 56ans : que n’avait-t-il pas fait plus de sport chez lui pour rester en forme ?
Un autre amateur de course à pied : James Fuller est lui aussi mort jeune d’une crise cardiaque : à 52 ans, alors qu’il avait été le promoteur d’une activité florissante car gratuite, appelée « jogging » .

Combien de fumeurs d’opium en Chine, ont été enterrés par les tremblements de terre au Hainan en 1926, à la même « Belle époque » , sans avoir abusé du bol de riz avec le canard laqué ?

Il a créé la crème Nutella pour éviter le ramollissement de ses chocolats sous la canicule de la plaine du Pö en 1944 …  Pietro Ferrero n’est pourtant pas mort d’indigestion gourmande à 53 ans !

Un autre « malfaisant » (si on peut dire?) : David Goerlitz a mis au point la machine à faire les cigarettes Winston ,la plus vendue dans le monde de 1965 à 1972, mais lui a vécu jusqu’à 79ans !

Même au cœur du conflit planétaire de 1939/45 , Winston Churchill faisait la sieste, et fumait ses cigares entre deux bonnes gorgés de son whisky favori !  » No sport » répondait-il a qui lui demandait le secret de sa longévité.

Faire ou ne pas faire de sport pour rester longtemps en bonne santé ?

Le lapin de garenne passe sa courte vie : 4 ans , à sauter pour se déplacer, alors que la tortue qui avance lentement vit 400 ans ….

Les personnages cités sont décédés +/-jeunes, sans avoir connu les bienfaits du Sport/Santé ni avoir absorbé quotidiennement 5 fruits et 5 légumes, nous en avons en abondance : profitons-en …

Qui veut voyager loin, ménage sa monture !

Le maréchal ferrant la 14 février 2024 à Lorient

_________________________________________________________________________________

CHEZ LES PROFESSIONNELS QUI NOUS ENTOURENT DANS LE QUARTIER

Ma boulangère est tombée dans le pétrin, la fleuriste se fait du souci, le boucher mange de la vache enragée, tandis que le bistrotier noie son chagrin. Le chauffeur de taxi ronge son frein.  Le cordonnier tire une mauvaise alène. Et moi, et moi, aurait chanté Jacques Dutronc.

Le postier a fait sa tournée au carré.  L’instituteur en apprend tous les jours. Mais de son côté l’imprimeur se fait un sang d’encre . Auprès de lui le photographe présente tout en négatif … !

Heureusement le chanteur de rue se tait : c’est ce qu’il fait de mieux ! Les cadres montrent leur meilleur profil à leur  PDG.  Le croque mort attend son tour. Les vignerons dorment dans les vignes du seigneur.  C’est réconfortant.

Contrairement à ce que vous pensez la fleuriste se fait du souci.  Le peintre en bâtiment broie du noir sans pour autant être raciste. L’oiseleur bat de l’aile.  Mon coiffeur n’est pas mort, mais il frise la faillite.  Le libraire procède à un autodafé : qui aurait pu imaginer tout ça …?

Je sais que le pharmacien se drogue plus que ses clients, que le quincailler ne gagne pas un clou. La modiste travaille du chapeau, le cuistot des restos du cœur meurt de faim, et même la couturière se promène nue …. !

Heureusement le marin sort la tête hors de l’eau, les soldats marchent au pas cadencé, mon jardiner arrose ses boutons d’or, et le médecin soigne son style sur l’ordonnance : ouf ! Merci.

Le journaliste a tourné la page de sa feuille de chou.  L’infirmière a rendu ma prise de sang ! Le chauffeur routier reste à la maison avec l’écolier qui attend la semaine des 4 jeudis…Ne savait-t-il donc pas que la relâche c’est le mercredi ?

La péripatéticienne se trouve dans une mauvaise passe.  Le carrossier reste en tôle ! L’opticien ne voit pas l’avenir.  La mercière file du mauvais coton. L’ébéniste à la gueule de bois, et même le menuisier est assis entre deux chaises.  Le commerce va mal !

J’en oublie certainement, on ne peut pas tout voir, tout savoir, aidez-les, aidez-moi ! …

Le maréchal ferrant à Lorient le 11 mars 2024

_____________________________________________________________________

 PARITÉ , Femmes/hommes !

Le mois dernier nous avons vécu deux événements majeurs concernant cette relation, que je qualifie de vitale : la journée des femmes, et l’inscription de l’IVG dans notre Constitution !C’est franchement abusif, et pour tout dire désobligeant, d’entendre un homme parler de sa femme et disant : « ma moitié « !
Ce n’est pas parce que les autorités religieuses du Vatican ou de La Mecque, maintiennent les femmes en position subalterne, que la société française doit s’aligner sur leur position.
Aux USA,  la Cour Suprême est revenue sur l’arrêt de 1977 autorisant l’avortement,
Au contraire notre Congrès National à voté son inscription dans notre Constitution !
En 2023 il y en a eu  234 000 IVG en France : un drame qui n’a rien de banal.
On note pourtant une nette augmentation du droit des françaises qui leur donne accès à l’information et à la prévention des grossesses non désirées.  C’est même une large émancipation tous azimuts qui leur est accordée depuis 1945…
Les avancées législatives ont été nombreuses l’année dernière, cf. la directive européenne du 10 mai réduisant l’écart entre les rémunérations H/F, qui reste encore de 13% en moyenne !
Une récente loi oblige le Conseil d’Administration d’une entreprise de plus de 250 salariés à réserver à des femmes 4 postes sur 10 .. Certes ce n’est pas la parité totale, absolue, juste !
L’Union Européenne a décidé de ratifier la Convention d’Istanboul, qui réprime les violences physiques et sexuelles dont sont souvent victimes les femmes.
Au-delà des rémunérations et des conditions de travail, il reste de nombreuses inégalités H/F, et pas seulement démographiques !
Il naît plus de petits garçons : 105 pour 100  filles, mais chacun sait qu’elles vivent plus longtemps : 82,2 ans contre 79,1, et elles décrochent plus de bachots : 67 contre 43 %  avec une mention, mais …  !
Leur statut d’adulte : 35/49 ans,   n’est guère enviable : 10 % de cette tranche d’âge vit chichement seule !  Dans 75% des cas ce sont elles qui demandent le divorce.  Alors  elles sont 14 % contre 4,8 % à se trouver chef de famille monoparentale.
Dans nos Conseils Municipaux 6/10 élus sont des hommes et l’écart est encore plus flagrant au Palais Bourbon …
La dernière journée internationale du droit des femmes, a mis en lumière la difficulté-et c’est un doux euphémisme !- qu’elles rencontraient pour se faire avorter ( y compris à Lorient !).  Elles peinent au travail en société et souvent à la maison …
Depuis trois ans, le Haut Conseil à l’Egalité tend à imposer un point de vue qui se heurte à l’opposition d’une partie de la population masculine, qui craint d’être dépossédée de ses prérogatives  ancestrales, et outrageusement « genrées ».  Ils pensent que pour être respecté, il faut être violent : foutaise !
Heureusement, chez les jeunes adultes, ils sont nombreux à déplorer cette stupide croyance : la parité est en marche, rien ne pourra l’arrêter.   » La femme est l’avenir de l’homme ! » clame le poète,  qui a toujours raison, chantait Jean Ferrat !

Le maréchal ferrant à Lorient le 03 avril 2024