Lorient, 360 ans au fil de l’eau

Lorient, ville aux six ports, nous a invités à fêter ses 360 ans en embarquant à bord du bateau-bus, quai des Indes, pour nous tourner vers le large et découvrir la rade. Une croisière commentée et traduite en langue des signes française.

« Il était une fois… » la Compagnie française des Indes orientales, qui, installée en 1664 sur un territoire vierge, transforma Lorient, alors simple mouillage, en une ville où s’implanta un chantier naval toujours majeur aujourd’hui. Les traces de ce passé sont encore visibles : l’Hôtel Gabriel, le quartier du Péristyle, la Tour de la Découverte, le blason et sa devise « C’est de l’Orient qu’elle resplendit ».

Le bateau longe ensuite le site de Naval Group et la base Fusco, où sont stationnés les fusiliers marins et commandos. Quelques mots sur les rives du Blavet, qui permirent, grâce au commerce fluvial, le développement de la cité marchande de Hennebont, siège d’une sénéchaussée, c’est-à-dire dotée d’un tribunal royal. Franchissant le Blavet, le pont du Bonhomme doit son nom à deux rochers évoquant les profils d’un homme et d’une femme.

Nous passons devant Locmiquélic et les marais de Penn Mané, zone protégée abritant deux cents espèces d’oiseaux, dont le Phragmite aquatique, le passereau le plus menacé d’Europe continentale, qu’elle accueille lors de sa halte migratoire post-nuptiale.

Quelques monuments d’un passé ancien :

  • Le fort de Pen-Mané, plus haut point de la rade, érigé pour protéger les installations de la Compagnie des Indes d’une invasion terrestre anglaise, domine le confluent du Blavet et du Scorff.
  • La Douane, témoin de la circulation des marchandises sur le Blavet.

Photos : Fabienne

Nous arrivons près du port de plaisance Sainte-Catherine, qui domine l’île Saint-Michel, terrain d’exercice pour les fusiliers-marins commandos. Face au môle de Sainte-Catherine git la coque de l’Isère, frégate célèbre pour avoir transporté, en 1885, la statue de la Liberté de Bartholdi du Havre à New York.

Voici Port-Louis, occupée à la fin du XVIe siècle par les Espagnols, qui en firent une ville fortifiée, et la pointe de Kerzo, où se trouve un cimetière marin. Pendant la Seconde Guerre mondiale, 69 résistants y furent fusillés près de trois fosses situées à l’extérieur de la Citadelle, avant l’été 1944.

À l’horizon se profile Groix, dont l’âge d’or de la pêche au thon s’étendit de 1860 à 1940. Larmor-Plage, quant à elle, s’est développée autour des activités balnéaires à la fin du XIXe siècle.

Nous longeons le port de plaisance du Kernével et ses trois villas de villégiature : Kerozen (1850), Margaret (1896) et Kerlilon (1899), dite aussi villa de l’Amirauté. En face, la presqu’île de Keroman, ancienne base de sous-marins, est aujourd’hui reconvertie en pôle de course au large avec la Cité de la Voile Éric Tabarly.

La promenade s’achève avec le port de pêche de Lorient-Keroman, qui fêtera son centenaire l’an prochain, puis le port de commerce de Kergroise, ses cargos et son terminal pétrolier.

Pour résumer la visite, les passagers ont cherché les noms des six ports de Lorient : commerce, militaire, pêche, passagers, plaisance, course au large.

Festival Pêcheurs du monde : appel aux bénévoles

Du 17 au 29 mars 2026, la 18e édition du Festival de films Pêcheurs du monde investira Lorient et 12 villes de Bretagne Sud. Pendant 13 jours, projections, spectacles, animations, expositions et actions jeunesse mettront à l’honneur la culture maritime sous toutes ses formes.

Pour organiser cet événement d’envergure, l’association recherche des bénévoles motivé.es. Une occasion unique de vivre le Festival de l’intérieur, de rencontrer des passionné.es et de participer activement à sa réussite.

Plusieurs missions sont proposées :

Accueil et information du public
Accompagnement des invité.es
Logistique, catering, billetterie
Gestion de l’espace librairie

Aucune compétence spécifique n’est requise : chacun.e peut s’engager selon ses disponibilités et tester plusieurs rôles.

Vous souhaitez rejoindre l’aventure ?

Toutes les informations et le formulaire d’inscription sont disponibles en cliquant ici

En attendant, découvrez la programmation 2026 sur le site du Festival :

www.pecheursdumonde.org

Le sport en hiver

L’hiver est une saison propice au froid et généralement plus casanière. J’ai choisi de faire autrement cette année en pratiquant différents sports en extérieur, même durant cette période.

Le PLL (Patronage Laïque de Lorient) est un partenaire du GEM, avec lequel je pratique personnellement la marche le mardi matin. Kaëlig, éducatrice sportive au PLL, coordonne cette activité ainsi que la séance de sport du lundi matin avec certains adhérents du GEM.

La marche du mardi matin est une activité ouverte aux personnes déficientes visuelles, et nous parcourons en moyenne six kilomètres. Cela me fait énormément de bien et me rend heureux. Nous nourrissons même l’espoir de relever un défi ensemble : réaliser une randonnée de cent kilomètres en cinq jours, soit vingt kilomètres par jour. C’est un défi personnel qui devient collectif. Nous aimerions le concrétiser à l’automne 2026.

Je pratique également le longe-côte le mercredi matin avec le Foyer Laïque de Lanester. Cela a été possible grâce à Malika, bénévole sur cette activité ainsi qu’au Ciné Relax. Je découvre le longe-côte par tous les temps, même en hiver, et cela m’éprouve parfois. De grandes vagues se déferlent sur moi, mais je reste toujours debout dans cette eau fraîche. L’hiver est là, et le sport aussi.

Vive le sport !

Je remercie le GEM qui m’a orienté vers Kaëlig du PLL.

Merci également à Malika, dont la présence est précieuse au longe-côte, ainsi que pour son bon café chaud qui nous revigore après l’effort.

Faire du sport en hiver, comme à toutes les saisons, c’est vraiment super. Une belle expérience que je vous conseille.

Johnny L

Salon Lorientais des Beaux-Arts

La Société Lorientaise des Beaux-Arts, fondée avant 1907, est la plus ancienne association culturelle du Pays de Lorient et organise chaque année en février-mars un salon d’art réputé, attirant des milliers de visiteurs.
Ses expositions, qui se tiennent depuis plus de 15 ans au Palais des Congrès de Lorient, mettent en lumière des artistes reconnus et récompensent les œuvres distinguées par un jury.

L’annuaire des artistes qui exposent au salon des Beaux-Art lorientais est disponible sur : https://slba56.fr

Concert solidaire au City le 28 février

Concert le samedi 28 février à 20h au City (Keryado) au profit de Thousand Madleens To Gaza

Un duo de femmes exceptionnelles :

Marie-Astrid ARNAL au piano à queue, pianiste classique, professeure au conservatoire de Lorient et humaniste

Kariné ARSENYAN au qanûn, musicienne arménienne (au qanûn, harpe arménienne)

« La situation en Palestine reste dramatique. Les violences continuent, l’aide humanitaire est insuffisante, la colonisation se poursuit.Nous préparons une nouvelle flottille, plus grande et déterminée.Pour qu’elle voit le jour, nous avons besoin de vous. » explique l’association bretonne de Thousand Madleens To Gaza

https://www.instagram.com/thousandmadleensbretagne/

Le Printemps des Poètes 2026 : la liberté en mouvement

Du 9 au 31 mars 2026, le Printemps des Poètes revient pour sa 28ᵉ édition avec un thème fort : « La liberté. Force vive, déployée ». L’idée ? Libérer la parole, les idées, la création, comme on gratte une page blanche pour faire jaillir l’inspiration. Car la liberté, c’est ce qui nous fait avancer, ce qui nous maintient en vie.

Cette année, l’affiche officielle, créée par le photographe Áris Messínis, montre cette énergie en action, entre nature et mouvement. Un symbole fort, soutenu par un nouveau partenariat avec l’Agence France-Presse.

Rendez-vous dès le 20 février au centre social du Polygone PLL de 14h à 17h à la Ludothèque pour célébrer la poésie, la liberté et l’audace, atelier d’écriture ouvert à tous

Une sécurité sociale de l’alimentation ?

Découvrez le projet lorientais, le temps d’une table ronde organisée à l’Université de Bretagne Sud, le jeudi 5 février à 20h.

Pour qui ? Pourquoi ?

Créé en 2019, le collectif national « Pour une Sécurité sociale de l’alimentation » cherche une alternative au système alimentaire actuel qui perpétue violence et conditions de travail indignes dans le monde agricole et méfaits sur la santé comme l’environnement.

Le mouvement, qui commence à prendre de l’ampleur en France, prône l’intégration de l’alimentation dans le régime général de la Sécurité sociale, tel qu’il a été initié en 1946, via une nouvelle branche ayant pour objectifs d’offrir un droit inconditionnel à une alimentation saine et choisie et une reconnaissance pour celles et ceux qui la produisent.

Elle se baserait sur trois piliers :

Universalité de l’accès : un droit à l’alimentation pour tout le monde
Conventionnement démocratique des producteur.ices, construit par les membres de caisses locales de l’alimentation qui retrouvent du pouvoir d’agir et de décider sur cette question vitale.
Financement (en partie) par la cotisation des membres, selon leurs moyens, pour permettre un mécanisme de solidarité et de redistribution.

Depuis quatre ans, plusieurs expérimentations de SSA sont en cours localement, dont celle de Montpellier, la plus connue.
A Lorient, un groupe citoyen a également vu le jour. Accompagné par Cohérence et Optim’ism depuis 18 mois, et soutenu par le Fonds de dotation Biocoop, il espère ouvrir une première caisse commune de l’alimentation courant 2026.

Son projet et sa vision politique :

Socialiser l’alimentation pour garantir un droit à l’alimentation saine et locale, fonction des besoins de chaque membre ;
Baser la rémunération des producteur.ices sur d’autres critères que les quantités produites et les prix de marché, pour leur garantir un revenu régulier et juste ;
Utiliser l’autogestion comme mode de gouvernance de la caisse.

À noter que d’autres collectifs ou organisations travaillent également sur des pistes complémentaires comme la mise en place d’une régie municipale agricole (à l’image de celle qui existe déjà à Auray) ou l’approvisionnement de la restauration collective par la production bio et locale.

Cette table ronde, animée par Raphaël Baldos, journaliste à « Splann! », sera l’occasion d’aborder ces différentes perspectives et de croiser les points de vue.
Intervenants :
– Deux membres du collectif SSA de Lorient,
– Léo Flipon, de la confédération paysanne,
– Joël Penguilly, du Fonds de dotation Biocoop,

Une soirée proposée par l’Université Populaire du Pays de Lorient et l’association des Consom’acteurs de Biocoop les 7 épis, en partenariat avec le Réseau Cohérence, Optim’ism et les Ami.es de la Conf’.

Jeudi 5 février, à 20h

UBS – Faculté des lettres – Amphi Massiac, 4 rue Jean Zay à Lorient.
Participation libre. Pas de réservation.

Préparation du carnaval 2026

La préparation du carnaval 2026 avec Morgane et Marion de l’association Vorteks

Le prochain festival de Lorient aura lieu le 14 mars 2026 sur le thème « Le tour du monde en 80 jours », titre du célèbre roman de Jules Verne. À cette occasion, les adhérentes et adhérents du PLL préparent le Bonhomme Carnaval en dessinant des drapeaux du monde entier, différents moyens de locomotion ainsi que des mots issus de diverses langues.

L’atelier Tangram propose de donner vie aux dessins grâce à des formes géométriques de différentes tailles et couleurs, découpées dans des morceaux de lino puis trempées dans la peinture. Des formes carrées découpées dans de l’éponge et trempées dans différentes couleurs permettent également, utilisées comme tampons avec des feutres, d’ajouter des détails aux créations.

Durant les vacances de février, tous les publics (petits et grands) sont invités à participer à la création des différents chars, les mardis et jeudis de 18h à 20h, dans les ateliers du local Carnaval situé au 8 rue de l’Industrie à Lorient (près du club de rugby et La Base).

Photos : Olivier SG

Cérémonie citoyenne pour les 16 – 19 ans

Lorientais.es de 16 à 19 ans ?

Rendez-vous le samedi 7 février à partir de 11h30

 

 

Rencontre photographique avec Tudual Le Brun

Pour ouvrir l’année 2026, le cycle Le Lieu-dit en partenariat avec la Médiathèque François Mitterrand accueille le photographe Tudual Le Brun, qui viendra présenter sa démarche artistique et son projet Quitter la langue.

Avec Quitter la langue, Tudual Le Brun mène un travail au long cours sur la disparition des langues bretonne et gallèse, à partir du point de vue de leurs derniers locuteurs d’usage. Entre photographie documentaire et collectage sonore, le projet explore les liens entre langue, mémoire et territoire, dans les lieux mêmes où la transmission s’est interrompue.

Cette rencontre sera l’occasion de découvrir la démarche du photographe, les coulisses du projet et les questions sensibles qu’il soulève autour de l’effacement linguistique.

Mardi 10 février, 18h30
Médiathèque François Mitterrand
Gratuit

Plus d’infos sur https://www.galerielelieu.com/le-lieu-dit-tudual-lebrun/