Reportage photo au Festival interceltique

Merci au photographe Patrick Guigueno pour son partage de photos du Festival Interceltique de Lorient 2022

En 2017, Patrick nous avait fait le plaisir d’exposer ses photos maritimes, à voir en cliquant ici

Patrick est actuellement disponible pour tous travaux en photo et vidéo, n’hésitez pas à le contacter !

patrickguiguenovue@gmail.com

Madame de Sévigné à Lorient

Lors des Journées du Patrimoine, peut être avez vous eu l’occasion de visiter la Chambre de Commerce et d’Industrie, et de découvrir une peinture monumentale qui évoque le passage de Madame de Sévigné par Lorient…Je voudrais vous faire connaître sa personnalité extraordinaire. J’ai sous les yeux son livre : « Les Lettres de Sévigné ».

Cette épistolière du nom de naissance, Marie de Rabutin-Chantal, est née le 5 février 1626 à Paris et est morte le 17 avril 1696 au château de Grignan dans la Drôme. Elle se marie le 4 août 1644, à 18 ans Henri de Sévigné, noble breton, qui adopte le titre de « Marquis » dont elle sera veuve à 25 ans. Ce dernier possédait des propriétés près de Rennes, Vitré, Nantes et Quimper.

De cette union, naîtront deux enfants :
_ Françoise en 1646 qui épousera François de Grignan
_ Charles dit « marquis de Sévigné » et marié Jean-Marguerite de Mauron, sans avoir d’enfants.

Lors d’un voyage autour d’Auray, elle se rendit à Port-Louis le 12 août 1689 ; Le jour suivant, elle va à Lorient, et observe les transactions et les échanges de marchandises sur le port.

«Nous avons fait depuis trois jours, écrivait madame de Sévigné août 1689, à madame de Grignan, le plus joli voyage du monde au Port-Louis, qui est une tres-belle place, située comme vous le savez; toujours cette belle pleine mer devant les yeux. Le lendemain nous allâmes en un lieu qu’on appelle Lorient, à une lieue dans la mer; c’est là qu’on reçoit les marchands et les marchandises qui viennent d’Orient.»

Cette dame remarquable est connue dans le domaine de la littérature pour les lettres très intéressantes envoyées avec ses proches. Regroupées par la la suite en livre, elles sont célèbres. Les jeunes d’aujourd’hui les lisent à l’école, au collège ou au lycée. Une rue de Lorient porte son nom dans la zone de Rouho.

Si vous voulez en savoir plus sur Madame de Sévigné, cliquer ici pour pour accéder à Wikipédia

Crédit photo : Etienne

Appel à participation au projet « La voix off »

Le Théâtre de Lorient est à la recherche de personnes entre 25 et 50 ans pour prêter leurs voix afin de raconter leurs histoires vécues dans le but de création de podcasts

Appel à participation :

La Voix Off

Projet mené par Valérie Sigward du Collectif Artistique du Théâtre de Lorient.

La Voix Off se présente comme une maison sonore qui présente une diversité d’interviews sur des questions de société, des sujets qui sont aussi les fils conducteurs de certains spectacles de la saison 22-23 du Théâtre de Lorient :

Le patriarcat et le féminisme
Histoires de Bal
Histoires de contemplation de la nature
Histoires d’animaux domestiques singuliers (tarentule, serpent, etc.)

La boîte La Voix Off diffusant les podcasts sera accessible entre octobre 2022 et juin 2023 dans le hall du Grand Théâtre

Nous recherchons quelques personnes pour des interviews afin de finaliser le montage du projet.
Si vous avez des histoires à nous raconter, on vous accueillera avec plaisir au CDDB – 11 rue Claire Droneau

Contactez le Théâtre de Lorient avant le 25 septembre

Informations et inscriptions
Auprès de Léna Le Guével
l.leguevel@theatredelorient.fr
07 86 70 73 88

 

Terre, la vie cachée d’une planète

J’ai vu une superbe émission que je vous invite à voir en rediffusion sur le site de FranceTv :

https://www.france.tv/france-5/terre-la-vie-cachee-d-une-planete/4052122-terre-la-vie-cachee-d-une-planete.html

Tous les êtres vivants sont reliés entre eux. Mais par l’image c’est plus évident à comprendre ! Les écosystèmes sont tous interdépendants. Maintenant c’est prouvé…Nous pouvons, le plus souvent, avoir à l’esprit que nous sommes tous liés les uns aux autres !

 

A la ligne au Théâtre de Lorient

Les mots clés du théâtre de Lorient perlent d’eux même : usines / chaînes / uppercut / feuillets

Mise en scène du texte « À la ligne : Feuillets d’usine » de Joseph Ponthus (les Éditions de la Table Ronde) par Katja Hunsinger et Julien Chavrial et le Collectif artistique du Théâtre de Lorient.

Réservation sur le site du Théâre de Lorient

« Dans son premier roman, le Lorientais Joseph Ponthus va « à la ligne ». Physiquement, en étant ouvrier à la chaîne dans les conserveries de poisson et les abattoirs bretons. Et en écrivant, jour après jour, sans ponctuation, ligne après ligne, ce long poème en prose qui décrit le quotidien de l’usine : épuisant, bruyant, répétitif et abrutissant, mais aussi noble, fraternel, nécessaire.

Avec Julien Chavrial, nous souhaitons donner une voix et une existence à cesphrases simples et rythmées comme la gestuelle sur une ligne de production. Spectacle itinérant – pour jouer partout, car l’usine est partout – un décor léger, et avec pour seuls outils notre corps et notre parole pour rendre sa « paradoxale beauté » à cette vie en usine menée par des ouvriers anonymes. »

Notes d’intention de Katja Hunsinger

 

Expressions artistiques avec D’Clique

D’Clique est tout d’abord une idée, celle de créer et de partager des œuvres pour ainsi favoriser l’accès aux arts liés à l’écriture.

Cette idée m’est venue après deux expériences : La première au  Patronage Laïque de Lorient en animation « écriture et expression » en parallèle de l’animation musicale. La seconde avec le groupe « Brigade AcoustiQ » qui propose des scènes ouvertes à travers les différents quartiers de Lorient et son agglomération.

Mon objectif est de créer des  rendez-vous dans des maisons de quartier de Lorient et de ses alentours afin de créer des œuvres qui seraient proposées lors d’un spectacle en fin d’année scolaire.

Différentes thématiques peuvent être abordées (chanson, rap, stand up, théâtre…) et développées grâce à des ateliers et exercices ludiques.

Le but étant de s’ouvrir à l’art tout en se motivant pour un projet commun.

Les ateliers sont ouverts à tous à partir de 10 ans.

Contact : thomas.lanoe56@gmail.com

« Enquête sur un monde solitaire »


Le lorientais Maxime Kermagoret présente son documentaire « Enquête sur un monde solitaire », 3 ans de travail après un séjour inspirant et inspiré à Groix…Le réalisateur veut montrer une réalité que beaucoup refusent de voir ou ignorent…La dépression, la souffrance y est abordée sans concession. Des solutions sont évoquées, de nombreuses associations du pays de Lorient témoignent de leur solidarité. Les entretiens du film ont eu lieu entre mai 2018 et février 2020. Le film fera écho à la période de confinement vécu par tous et ne laissera personne indifférent…Maxime espère que cette mise en lumière de la situation des aidants et des personnes isolées sensibilisera. Un témoignage d’habitants du pays de Lorient par plusieurs générations disponible en DVD pour mieux comprendre notre époque :

Avertissement : le film contient plusieurs clignotements d’images et une séquence d’effets stroboscopiques.
Des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs.

Plus d’infos sur la page Facebook : www.facebook.com/EnqueteSurUnMondeSolitaire

DVD disponible en cliquant ici

La cotriade, comme on la prépare à Gâvres

Au Festival Interceltique, on sert une cotriade géante faite avec les poissons de Kéroman, le port de pêche. On se régale et l’on chante en breton, voilà pourquoi son évocation fait appel à la langue vernaculaire…

En 1931, suite à la tempête d’équinoxe qui frappe de suroît la côte du pays de Lorient, tous les gens de mer viennent au secours des marins rescapés. La tradition de gratuité remonte à 1871. Nos bénévoles créent alors la fête des langoustines à Locmiquélic, et ressuscitent la cotriade à Gâvres.

Depuis la plus haute antiquité, les soupes de poissons (la soupe du pauvre) sont connues, même si elles changent de nom avec la région, car elles utilisent les poissons ayant beaucoup d’arêtes, le mulet par exemple !

La Cotriade vient du basque: «chioro», qui a donné «Caoudeyre» en gascon pour désigner la cavité creusée par le vent tourbillonnant dans les dunes. Le terme et son sens se trouvent dans le breton «Kaoter» le chaudron où l’on cuit «la godaille», récupérée au cul du chalut. «Godaille» vient de «ar gode» le tacaud, un poisson de peu de valeur, laissé à la tambouille des matelots et offert par le patron de pêche .

L’histoire du plat, qui vaut bien la bouillabaisse marseillaise, la chaudrée charentaise, « chaudière» à Boulogne, remonte au temps de la marine à voile, quand le poisson était «breiz pesked » naturellement breton ! Ce repas en commun sera un moment convivial entre tout l’équipage et les conjoints, qui vont se partager à terre les poissons du dernier trait de chalut. Ils s’inspirent du cantique chanté à l’office des vêpres de l’office de la Vierge, depuis le 11ème siècle. Peut-être que leur viendra en mémoire le poème de José-Maria de HEREDIA : «Sous les coiffes de lin, toutes croisant les bras ; Vêtues de laine rude ou de mince percale »…

Dès que les épouses de ces pêcheurs aperçoivent le navire de retour, un Minahouet de la Rade de Lorient, elles allument un feu sur la plage d’échouage entre quatre gros galets, sur lesquels elles placent le grand «Kaoter». La scène fait penser à l’angélus de Millet.  Le foyer alimenté au bois d’épave craque et pétille joyeusement. Les femmes ont apporté des oignons et les carottes des sables de Plouhinec, du vinaigre, des patates, et le «mel-kang», le râble du cochon (sans saindoux!) .

Tandis que les hommes débarquent leur barda, les épouses pèlent les légumes, et mettent à fondre lentement les bardes, le gras le plus fin, puis elles jettent dessus la garniture qui bondit jusqu’au moment d’être mouillée à l’eau de l’aiguade de la plage.

Une poignée de gros sel marin va accélérer la cuisson, avant le plongeon de la godaille : les poissons durs à cuire d’abord, chinchard certainement, soigneusement écaillés et surtout pas décapités, mais sans leur «tripaille». Dam ! Ils ne sortent pas d’une boite décongelée ! Tout y passe, du congre aux maquereaux, mais dans un ordre rigoureux, pour arriver au terme du mijotage à point de chacun des poissons (et des crustacés), rapportés en parfaite fraîcheur ! On boit du cidre : probablement du «Guillevic», pressé exclusivement à partir de la pomme «Guillevic» Le «gwin-ru» le gros rouge algérien est encore trop cher !

Tous les poissons étant cuits et encore fermes, les femmes les tirent du chaudron avec une grande araignée (écumoire) pour les déposer dans l’écuelle des marins : patron d’abord ! Chacun assaisonne à son goût avec du sel de Carnac et le vinaigre du cidre aigre. Le poivre, dit «avoine de curé», est rare et onéreux, même au pays de la Compagnie des Indes, où un apothicaire vend les fioles de «Karri Gosse» du poivre enragé ! Pendant que l’équipage se restaure (goulûment) de ce repas chaud avec sa cuillère en buis, les femmes poussent le feu pour réduire le bouillon, vite et bien.

Elles servent alors la «toul pesked» la soupe de cuisson des poissons, maintenant concentrée, avec les pommes de terre qui auront cuit dedans.

Cet ordre, poissons puis soupe, et peut-être pour terminer un far aux pruneaux si l’armement est riche, montre un génie gastronomique accompagné par la recherche d’une convivialité ignorée de nos meilleurs D.R.H. Avant de se séparer, à la nuit tombante, une lampée de «Gout-Chistr» le calva breton, aidera la digestion soutenue par la fatigue d’une marée… Semper tibi, sub Baccho !

Telle est la tradition et l’usage culinaire de nos marins-pêcheurs, l’accent en moins .

Fernand MARECHAL, chroniqueur gastronomique

Sdorvia Desko au Sale Histoire

Vous voulez en prendre plein les oreilles ? Le concert de Sdorvia Desko qui se déroulera au cabaret Le Sale Histoire à 21 h 30 ce vendredi 2 Septembre est fait pour vous !

A conditions d’aimer le rap électro ! Concert GRATUIT !

C’est le groupe le plus écouté par les jeunes. La Sdorvie est un petit pays entre la Russie et la Biélorussie…Vous l’aurez compris, tout ceci est imaginaire! Les quatre rappeurs s’expriment en novlangue, à la manière de Tolkien. En sdorvien précisément. Au fait, ils alternent entre le sdorvien et l’anglais!

Le groupe fait parti de l’univers étendu du film Sorgoi Prakov my European Dream. J’y consacrerai un article bientôt…

Sdorvia Desko vous promet une énorme fête joyeuse et déglinguée au Sale Histoire ! Du gros son rap électro, des costumes fluo flashy et la fiesta!

Ils enchaîneront dès le lendemain avec le Tomahawk Festival à Querrien (Finistère) près de Quimperlé.

N’oubliez pas :

Sdorvia Desko, Vendredi 2 septembre à 21h30 au Sale Histoire a Lorient. La distanciation sociale est à respecter.

Sortie extraordinaire à l’île d’Arz

Nous étions au moins une  cinquante au départ de Lorient pour monter à bord d’un car. Direction Vannes et l’embarcadère pour l’île d’Arz. Nous arrivons à destination et  un quart d’heure plus tard, nous montons dans la bonne humeur à bord d’une vedette.

Plusieurs d’entre nous découvrent émerveillés le golfe du Morbihan. Les sourires aux lèvres, l’appareil photo en main. La traversée dure environ une demi heure. Un magnifique soleil nous éblouit.

Arrivés  à l’île d’Arz, nous sommes descendus sur le quai. Là, nous nous sommes séparés en petits groupes pour nous promener dans l’île. Nous devons nous retrouver  à l’embarcadère de l’île.

Avec trois compagnons de route, nous entamons une longue marche dans l’île, sous un soleil de plomb. Après une pause repas à l’ombre de quelques rares arbres, nous sommes partis en direction du moulin à marée. Après quoi, nous avons admiré une étendue où poussent diverses plantes comme des salicornes et nous sommes allés jusqu’au niveau du musée de l’île avant de traverser le bourg pour rejoindre l’autre côté de l’île. En chemin, le long de certains sentiers, nous avons récoltés quelques mûres. Nous passons ensuite devant le « château » de Kernoel avant de longer une plage et de retraverser l’île pour rejoindre l’embarcadère où nous avons dégusté une bonne glace ou un milk-shake comme il se doit.

Nous avons ainsi découvert les beautés d’une île sauvage du golfe du Morbihan. Les longues plages sont très belles. L’eau brille sous les rayons puissants du soleil. Les chemin dans l’intérieur sont charmants bordés soit de maisons, de vieux murets en pierres, soit de buissons d’arbustes ou de ronces pleines de mûres.

Tout le monde s’est retrouvé au port et nous avons repris la navette pour revenir à Vannes où le car nous attendait pour rentrer à Lorient…

Merci à Gaël et au PLL pour cette formidable sortie.