Tous en Baraque à Lorient

Tous en Baraque est un film documentaire réalisé par Christophe Hoyet qui explique l’implantation d’un habitat provisoire dans le Lorient d’après-guerre.

C’est la fin de la guerre, la ville de Lorient est à terre et ne peux accueillir ses habitants. Pour palier les retards de la reconstruction, une véritable ville de planches et de cartons goudronnés s’installe parmi les ruines et les chantiers. Lorient en baraque constitue une page provisoire mais décisive de son acte de renaissance.

Aujourd’hui, on peine à imaginer à quel point la baraque s’était invitée dans le quotidien des Lorientais. On y travaillait, on s’y ravitaillait, on y habitait. Quelle soit stricte comme la « française » ou moderne comme « l’américaine », les conditions de vie y sont précaires et difficiles pour les 15 à 20 000 personnes qui y séjournent. Si ce temps « des baraques » ne durent que quelques années pour certains, il atteint les vingt ans pour bien d’autres, parfois même plus.

Pourtant, contre toute attente, la mémoire de ses habitants du provisoire ne semble retenir que des moments de plaisir, le souvenir partagé de cette solidarité qui régnait dans la plupart des cités. Si les premières implantations de baraques datent de plus de 70 ans, elles ont depuis pratiquement toutes disparu.

Mêlant la parole de ceux qui l’ont vécue aux documents filmés et photographiques, ce film retrace dans le détail une histoire dont il reste peu de traces visibles. Pour les nouvelles générations, il constitue ainsi un véritable parcours de découverte d’un vécu urbain qui dépasse les limites locales. Enfin, pour tous ceux qui en gardent le souvenir, l’occasion leur est donnée de retrouver tous ces ingrédients d’un passé commun.

© Trigone Production & Ville de Lorient – Septembre 2006

Variations Urbaines à Quimperlé

Les Variations Urbaines 2023 sont un parcours d’art urbain dans le centre-ville de Quimperlé, qui en plus de la découverte du patrimoine ancien de la ville, permet de découvrir les œuvres éphémères de 5 artistes, aux univers différents, allant des navigateurs, jusqu’à la faune et à la flore, et les écritures.

Les artistes de l’édition 2023 sont :

1. Monkeybird (Louis Boidron et Edouard Egéa)
2. L’Outsider (Yann Le Berre)
3. Levalet (Charles Leval)
4. Yoldie (Alice Schmitt)
5. Tarek Benaoum

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir ces œuvres, qui vous feront découvrir Quimperlé autrement, vous serez forcément émerveillé, par une ou par toutes ces œuvres.
Le plan du parcours est disponible à l’Office de Tourisme.
Pour en savoir plus et avoir l’explication de chaque artiste sur son œuvre :
https://www.quimperle.bzh/art-urbain/

En illustration , un aperçu de chaque œuvre.

N-B: Une exposition virtuelle de L’Outsider en cliquant ici

Visite virtuelle du British Museum

Merveilleuse invitation au voyage culturel à l’espace multimédia mercredi 3 janvier.

J’ai pu ainsi avoir l’occasion de visiter notamment le British Muséum et parcourir les différentes salles. C’est une expérience merveilleuse que de découvrir des œuvres multi-millénaires, témoins d’autres civilisations.

Le British Museum a été fondé en 1753 et ouvert au public en 1759compte six millions de visiteurs par an et s’affiche comme le site touristique le plus fréquenté de Grande-Bretagne. Comme dans la plupart des musées et galeries d’art du Royaume-Uni, l’entrée est gratuite, à l’exception de certaines expositions temporaires ; les dons sont encouragés. Plus d’infos

Je vous invite à visiter le site Google art et culture pour découvrir les œuvres d’arts de toutes les pays et de toutes les cultures : https://artsandculture.google.com/partner

Regards sur l’île de Groix

Bonjour, Je suis photographe à mes heures…mais en fait depuis des années…

C’est de manière relative à cette inclination commune que j’ai pu croiser Nicolas, à la remise des prix du concours photo des centres sociaux de Lorient, sur le thème de ses ports et du lien côtier, fin novembre, à la maison du Bois du Château. Notre discussion nous a alors amené à vous proposer quelques clichés représentant une série de photographies prises à l’île de Groix et, pour ce premier thème collaboratif, contribuer ainsi à ma présentation par l’image du lieu où je réside.

Mais les thèmes photographiques sont variés, proches ou lointains, classiques ou inventifs , et pourraient ultérieurement se décliner de manière multiple et participative, ainsi qu’une prochaine conférence inaugurale vous y invitera en nombre, en 2024.

Dans l’attente, les quelques images locales sont des lieux et moments de lumière chaleureuse de l’île de Groix quand on souhaite en capter l’instant.

Jean-Pierre Boinet

Magie des lumières à la nuit tombée

Vendredi 22 et samedi 23 décembre, de 18h à 20h

Des jeux de lumières s’invitent à l’occasion des animations de Noël à Lorient.

Durant deux soirs, des propositions artistiques à l’ère des nouvelles technologies investissent les quartiers de Keryado et Kervénanec ; une immersion dans des univers ludiques et participatifs.

Des stands gourmands, avec la complicité des habitants et des centres sociaux, viendront également ponctuer ces soirées : le centre social et culturel de Keryado, la Maison pour tous de Kervénanec, les L solidaires, et sur proposition de la Maison de quartier de Bois-du-Château, les associations Mayotte Breizh et Passerelle Solidarité Internationale.

Animations tout public et gratuites, proposées par la Ville de Lorient.

Plus d’informations sur le site web :

https://www.lorient.bzh/noel2023/magie-de-lumiere-2023

Rencontre avec Jean-Yves Le Lan

Jean-Yves Le Lan s’intéresse tout particulièrement au passé de Lorient, sa ville natale. Il est l’auteur de nombreux ouvrages d’histoire locale, sa dernière parution s’intitule Lorient, Histoire et Patrimoine.

Très impliqué dans le Comité d’histoire du Pays de Ploemeur dont il est président, il participe par l’écriture d’articles à plusieurs associations : la Société polymathique du Morbihan, la Société d’archéologie et d’histoire du Pays de Lorient (SAHPL). Il écrit aussi pour le site Internet : Histoire-Généalogie.com

Quelles sont motivations pour vos recherches ?

J’ai toujours eu la passion de l’histoire et quand les éditions Sutton m’ont sollicité pour écrire des livres à caractère historique, j’ai tout de suite accepté. Étant Lorientais de naissance, je me suis bien sûr tout d’abord intéressé à l’histoire de Lorient à travers les cartes postales, les photos anciennes. Par ailleurs, dans mon métier d’ingénieur, j’écrivais des instructions techniques pour guider les ouvriers et techniciens à réaliser leurs tâches et donc écrire des livres d’histoire étaient pour moi, une fois en retraite, un plaisir et aussi une façon d’occuper mon temps libre. J’ai pu aussi découvrir en écrivant ces livres des lieux et des faits que je ne connaissais par sur Lorient.

Avez-vous des retours positifs sur votre travail ?

En général, les lecteurs sont très contents des ouvrages que je publie sur Lorient. Ils me disent que ces livres leur permettent d’une façon agréable de découvrir ou de redécouvrir la ville de Lorient. Pour le Lorient en noir et blanc, les lecteurs étaient surpris par la grande qualité des photos anciennes et de leur bonne reproduction.

Quelles sont vos sources ?

Les illustrations anciennes sont issues pour la plupart des institutions comme les archives municipales de Lorient et les archives départementales du Morbihan. Mais j’utilise aussi les cartes postales et les photos appartenant à des particuliers. Pour les textes, je consulte des sources écrites sérieuses détenues aux archives comme l’état-civil, les délibérations du conseil municipal, les archives notariales, la presse en ancienne, etc. mais aussi des livres anciens sur l’histoire de Lorient. Dans tous les cas, j’indique à la fin du livre mes sources dans une bibliographie.

Quels consignes avez-vous de vos éditeurs ?

Quand j’écris pour les éditions Sutton, ces dernières me fixent en général un cadre : le thème du livre, le nombre de pages, le nombre de mots pour le texte, le nombre de photos et leur qualité de numérisation. Souvent les livres rentrent dans une collection et sont déclinés par ville, par département ou par région. Pour les livres qui sont composés avec des photos récentes, je me déplace et je prends les photos avec mon appareil numérique et parfois, j’utilise des photos issues de bases de données images comme shutterstock. Je m’occupe aussi d’obtenir les droits de publication et de reproduction quand cela est nécessaire.

Ses livres sont disponibles sur  les éditions Sutton / Groix édition, à la Coop Breizh et dans les médiathèques..

Ecouter un entretien sur Radio Balises où l’auteur présente son livre « Le Morbihan, lieux d’histoire »

 L’histoire de l’arbre de Noël

Comme nous approchons de Noël, il est temps de s’intéresser aux symboles de Noël. Nous pouvons commencer par l’arbre de Noël, c’est- à dire notre sapin.

Dans l’antiquité

Il y avait des croyances païennes, l’arbre de vie a toujours été un symbole de protection contre les mauvais esprits. Les Germains, les Scandinaves et tant d’autres ont donc choisi des branches ou des arbres verts en la période sombre de l’hiver pour décorer leurs habitats et ainsi amener des esprits bienveillants chez eux. Parmi les espèces d’arbres figuraient le houx, le genévrier, le lierre et bien sûr du sapin.

Au Moyen-Age

Les représentations théâtrales que sont les Mystères montrent des sujets religieux avec notamment un Arbre du Paradis, symbole chrétien, décoré d’hosties et de pommes rouges. Ce n’était pas un sapin mais un pommier. Il fallut alors chercher en hiver, un arbre persistant pendant l’hiver, par exemple, au lieu du pommier. On lui préféra des conifères persistants. Les décorations ont été peu à peu remplacées par des boules de verre et des biscuits figuratifs.

Le superbe sapin du centre social Polygone décoré par les habitants !

Entre le 15e et le 16e siècle

C’est en 1510, qu’on parle d’une tradition en Lettonie où l’association de marchands, La Maison des Têtes noires, traversait la ville avec un sapin, le décorait avant de le brûler. Vers la même période, en 1441, on dit que cette même association aurait organisé une fête similaire à Tallinn, capitale de la Lestonie. Mais des historiens mettent ces revendications du premier sapin de Noël, en doute comme le souligne Gustavs Strenga de la Bibliothèque nationale de Lettonie, à Riga, même si une plaque commémorative du premier sapin a été posée sur la place de la mairie de Riga.

En fait, si on en croit les archives historiques et Carol Cusack, c’est au 16e, en 1539, en Alsace (qui faisait partie à l’époque du territoire Allemand), qu’un sapin s’élevait devant la cathédrale de Strasbourg. Et la tradition s’est répandue au point que la ville de Freiburg a du interdire l’abattage de sapins pour Noël en 1554.

Selon Carole Cusack, ce serait Martin Luther King, qui pour la première fois aurait mis des lumières dans le sapin peut-être à cause d’une balade sous les cieux. Les émigrants allemands ont relayer cette coutume dans d’autres pays. Et toute l’Europe fut conquise par les sapins au XVIIIe.

Lors de la guerre d’indépendance, les soldats allemands amenèrent la tradition du sapin de Noël aux Etats-Unis.

Au XIXe siècle

En 1825, il y eut une nouvelle coutume de mettre des bougies à côté de pommes, d’aliments dans du papier doré. C’est ce qui annonçait dans le futur nos décorations actuelles de Noël. La mode du sapin est aussi venue de princes et de rois Albert de Saxe-Cobourg ou la Reine Victoria, en 1848, pour se répandre chez les bourgeois, qui mettra des cadeaux au pied de l’arbre. Puis lors de l’occupation allemande de 1870, des sapins furent placés dans des écoles et des hôpitaux, avant de se répondre au XXième siècle. Depuis cette époque,  la coutume du sapin s’est répandu au Royaume-Uni. Actuellement, un sapin de Noël est installé à Trafalgar Square.

Sources :

https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-histoire-paienne-tradition-sapin-noel

Le grand Livre des Esprits de Noël, Richard Ely et Frédérique Devos, éditions Véga, 2023

La rade de Lorient au temps de l’Antiquité

Il fallait être à l’heure samedi dernier pour avoir une place dans la Grande baraque située dans le quartier du Rouho près de Keryado (plus d’infos) pour la conférence sur l’histoire de la rade de Lorient au temps de l’Antiquité. La conférence a fait salle comble : 85 personnes.

Gaby Diard du collectif des Baraques a présenté rapidement la vie en baraque et en surtout la baraque du Rouho.

Bruno, membre du groupement nautique qui étudie la zone nautique de la pointe du raz à Saint Nazaire.

Eric Le Gall du GRAHMBS (groupe de recherches archéologiques et historiques et maritimes de Bretagne Sud) a présenté un rapide historique du sud Bretagne de l’Antiquité à nos jours et plus particulièrement sur les épaves découvertes aussi bien près de Quiberon que plus près de nous. Il nous a présenté des cartes des épaves diverses ( certaines étaient en vente au profit de l’association). Il nous a parlé par exemple du Charcot, le Prince de Conti ou de L’hermione…Plus d’infos

Ensuite, Claude Le Colleter nous a parlé notamment de l’histoire de la rade côté terre, des routes dans l’Antiquité ainsi que d’une usine de salaison morbihannaise, fouillée par Pierre André, située à Lanester. « La voie de désenclavement du Resto à Lanester suggère une fonction d’importance pour le site, situé en fond de ria, doté d’un établissement de salaison et sans doute d’un port de rupture de charge. » commente Claude Le Colleter.

Jean Ostos a enchaîné avec les nouveaux fragments d’amphores découverts et déclarés en 2022. Il nous a présenté pour l’occasion des reconstitutions d’amphores et des petites statuettes. »En lien avec l’usine à salaison du Resto à Lanester, les amphores découvertes au Blavet renvoient à la période faste de l’antiquité dans notre région. L’amphore est un matériel qui suit l’activité économique et indique l’intégration dans des circuits d’échanges à longue distance. Ici, le matériel découvert révèle un type d’amphore singulier, en relation avec la rade de Lorient » explique Jean Ostos. Pour finir la soirée, il nous a proposé des vrais pains gallo-romains que nous avons pu manger avec du Garum et un verre de  « jus de raisin » antique.

La conférence fut extraordinaire. Merci aux organisateurs !

Plus d’infos : www.2021.atlasdesepaves.fr

La Grande Baraque à Keryado

Dans le cadre d’une conférence, j’ai découvert La Grande Baraque dans le quartier du Rouho

Il s’agit d’une baraque type dans le genre de celles où on vécu les lorientais après la guerre pendant que la ville était en pleine reconstruction. Cette baraque en particulier avait été construite en 1947 pour servir de temple protestants avant d’être démontée, emmenée à Vannes pour revenir à Lorient.

C’est en 2019, qu’elle est reconstruite 4 rue du Rouho, près de l’ancien lavoir, à Lorient et en décembre 2022, qu’elle est inaugurée.
Aujourd’hui, on peut la visiter en certaines circonstances, on peut la visiter et admirer les anciens meubles de l’époque. C’est un lieu magnifique pour tout ceux qui aiment l’histoire de Lorient.

L’association Baraque An Oriant projette des expositions permanentes et des animations diverses. gère organise des visites d’écoles et d’associations, des animations lors des Journées du patrimoine, et parfois des événement lors de la foire de Keryado.

Contact : baraqueanoriant@gmail.com

La rade Lorient pendant l’Antiquité

L’association Groupement de recherche archéologique, historique et maritime de Bretagne sud (GRAHMBS) présente :

La rade de Lorient durant l’antiquité

Le 18 novembre 2023 à la Grande Baraque, 4 rue du Rouho 56100 Lorient. 18h00-20h00.

Le passé gallo-romain de la rade de Lorient est une période assez discrète pour les observateurs contemporains.
Depuis le XIXème siècle une vingtaine de sites ont été signalés et quatre fouilles récentes ont été menées.
Cependant aucun travail n’est venu restituer l’animation globale de la rade durant les quatre siècles de l’antiquité.
Avec la découverte d’un nouvel établissement sur les rives du Blavet en 2022, nous avons rouvert le dossier pour finalement vous proposer la synthèse de nos découvertes.

Programme :

Eric Le Gall présentera l’association GRAHMBS qui organise l’évènement.
Claude Le Colleter évoquera les voies romaines secondaires et des indices d’occupation inédits.
Jean Ostos parlera du site découvert avec son jeune fils.

Résumé :

Les voies romaines dans la rade de Lorient. (10-15 mn).

Des vestiges de voies inédits seront présentés. En particulier la voie de désenclavement du Resto à Lanester. Cette voie suggère une fonction d’importance pour le site, situé en fond de ria, doté d’un établissement de salaison et sans doute d’un port de rupture de charge.

•Les nouveaux fragments d’amphores découverts et déclarés en 2022. (10 mn).

En lien avec l’usine à salaison du Resto à Lanester, les amphores découvertes au Blavet renvoient à la période faste de l’antiquité dans notre région. L’amphore est un matériel qui suit l’activité économique et indique l’intégration dans des circuits d’échanges à longue distance. Ici, le matériel découvert révèle un type d’amphore singulier, en relation avec la rade de Lorient

• Des plantes et des hommes. (5-10 mn).

Nous évoquerons ici les plantes qui révèlent la présence d’un site archéologique. Qu’elles soient fossiles d’une culture passée ou bien intruses dans un milieu homogène, elles peuvent révéler l’activité humaine.

Une divinité vernaculaire inédite dans la rade. (10 mn)

Découvert en 2014 sur le site de Kerostin, le fragment de divinité (tête) que nous avons pu identifier grâce à un cliché de Claude Le Colleter renvoie au premier siècle de notre ère.
Un exemplaire découvert vers 1899 dans la région de Nantes, nous révèle la statuette complète ainsi que le nom de l’auteur.
Soit une œuvre armoricaine qui évoque un univers original à une période ou la romanisation n’avait pas encore subjugué les esprits.
Nous proposerons un décodage de cette figurine.

Et Lorient ?

Les vestiges sont fragiles, la guerre, des négligences: Lorient a perdu sa mémoire antique.
Cependant, aujourd’hui, une occasion se présente: le château de Trefaven, qui par le passé à livré des indices, retourne prochainement dans le domaine public.
Un dossier à suivre pour les amateurs d’histoire…