Le Lorient d’avant-guerre à aujourd’hui

Les 1er dimanche du mois, de février à juin et d’octobre à décembre à 15h, le service du patrimoine de la ville de Lorient propose une visite d’un quartier de la ville d’hier et d’aujourd’hui pour en découvrir l’évolution à travers son histoire et ses architectures.

Durée : 2h
Tarifs :
> Plein tarif : 6,50 €
> Tarif réduit : 4 € (12 – 25 ans, demandeurs
d’emploi, public en situation de handicap)
> Gratuité : moins de 12 ans, étudiants UBS et EESAB Lorient (École européenne supérieure d’art de Bretagne) et guides-conférenciers

Billets en vente sur https://billetterie-patrimoine.lorient.bzh/ ou au départ de la visite dans la limite des places disponibles

Dimanche 6 avril : Lorient, le centre-ville occupé

Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’occupant réquisitionne les édifices publics et en modifie l’usage. Chambre de commerce et d’industrie, Hôtel Gabriel, Banque de France ou encore écoles. Découvrez ce pan de l’histoire lorientaise souvent méconnu.

Rendez-vous : devant les grilles des jardins de l’Hôtel Gabriel (face à la Place d’Armes)

Dimanche 4 mai :  Lorient, du cours de Chazelles au port, circuit de la Libération

10 mai 1945 – 10 mai 2025. Lorient fête le 80e anniversaire de sa Libération. Parcourez le circuit de la Libération depuis le cours Chazelles
jusqu’au port et découvrez les conditions du dénouement tardif du conflit mondial et ses conséquences sur la cité.
Rendez-vous : 33 cours de Chazelles

 

Dimanche 1er juin : Quartiers Chants des oiseaux et Frébault, exemples de la renaissance de Lorient

Ville martyre, Lorient doit renaître. Elle entame l’immense chantier de sa reconstruction dès sa libération avec notamment les coopératives de reconstruction de la SNCF ou de la Marine nationale. Leurs signatures architecturales originales sont notamment visibles
autour du quartier Frébault.
Rendez-vous : 80 avenue Général de Gaulle

Dimanche 5 octobre : Le centre-ville intramuros, traces de mémoire

Un parcours entre la ville d’hier et d’aujourd’hui pour (re)découvrir Lorient. Comment était la ville d’avant-guerre, comment celle d’aujourd’hui est-elle posée sur les fondations de « Lorient la jolie » ? Plans et photos anciennes issus des archives municipales accompagneront ce circuit en cœur de ville.
Rendez-vous : devant la Galerie du Faouëdic, place de l’Hôtel de ville

Dimanche 2 novembre (en LSF, Languedes Signes Française) : Le quartier de Merville autour de l’église Sainte Jeanne-d’Arc

Un parcours au cœur du quartier de Merville entre témoins de l’architecture des villas à l’italienne de l’immédiat avant-guerre et urbanisme de la reconstruction.

Rendez-vous : 11 rue Claire Droneau (devant la salle Marguerite Duras)

Dimanche 7 décembre Le quartier de Kerentrech

Un faubourg passionnant devenu au fil du temps un quartier central de Lorient. Il cache de véritables pépites architecturales et de nombreux témoignages de la ville du XIX e siècle, au point qu’une visite ne suffira pas à tous les explorer.

Rendez-vous : place de L’Yser sur le parvis de l’église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle

Pen Duick, monument historique

Mercredi 19 mars, Lorient par la main de son maire, Fabrice Loher, d’Amaury de Saint Quentin, préfet de la région Bretagne, et de Pascal Bolot, préfet du Morbihan, ont à nouveau signé le label « Ville d’Art et d’histoire » pour la ville aux 7 ports (Pouvez-vous citer les 7 ports de Lorient?*)

Pour rappel, Le label « Ville d’Art et d’Histoire » sur le site du Ministère de la Culture

Au passage, ils en ont profité pour mettre au nombre des monuments historiques, les voiliers d’Eric Tabarly : les Pen Duick II, III, et VI. Ainsi, la procédure « permettra un soutien de l’Etat pour l’entretien et la restauration de la flotte », d’après le communiqué des services de l’État et de la collectivité.

Plus d’infos sur Wikipédia :

Pen Duick II
Pen Duick III
Pen Duick VI

*Réponse à la question :
__ Port de plaisance
__ Port de Commerce
__ Port de Pêche,
__ embarcadère pour Groix
__ Port militaire
__ port de course aux larges ( cité de la voile)
__ Port de quai de la Découverte au Péristyle.

Rendez-vous Lorient – 2025

Le guide Rendez-vous Lorient, éditée par le service Patrimoine et Archives, pour 2025 vient de sortir.

Vous y trouverez le programme des visites guidées, une présentation de l’exposition « Lorient 1945 , portrait(s) d’une ville libérée « , le calendrier et les infos pratiques.

Lien vers le fichier PDF en cliquant ici

Visite au musée de la Résistance

Le 13 février, nous sommes partis à 16 (3 encadrants et 13 adhérents) aux environs de 13h du Centre Social de Keryado à Lorient à bord de deux fourgons. Le trajet d’une heure s’est déroulé sous un temps gris, frisquet et brumeux (avec du brouillard sur la route) avant notre arrivée à Saint-Marcel.

Lors de notre arrivée, une conférencière nous a accueillis et nous a expliqué l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que celle de la Résistance et du maquis de Saint-Marcel. Cette présentation s’est déroulée à travers plusieurs salles d’exposition et a été enrichie par la visualisation de photos sur une tablette.

À la fin de la visite, nous nous sommes attardés dans les différentes salles du musée avant de nous rendre à la boutique de souvenirs.

Saint-Marcel, commune située près de Malestroit, Pleucadeuc, Missiriac, Bohal, Caro, Saint-Abraham ainsi que Sérent, a abrité le plus grand maquis français durant la Seconde Guerre mondiale. Des combats importants y ont eu lieu le 18 juin 1944.

Le musée, bâti sur les lieux mêmes des combats et ouvert au public depuis 1984 avant d’être rénové en 2021, présente la vie quotidienne des habitant(e)s sous l’occupation allemande. Il expose des objets (armes, vêtements, presse…) et des reconstitutions d’objets (poste de radio, voiture…), de lieux (commerces…), ainsi que des contenus interactifs et multimédias (bornes interactives) pour raconter l’histoire des lieux.

Le soir du 5 juin 1944, 18 Français libres (4e B.I.A.) ont été parachutés près de Plumelec (opération Dingson). Ils ont établi une base à Saint-Marcel et mené une campagne de guérilla, assistés par les résistants de la région (les FFI : Forces Françaises de l’Intérieur), et rejoints par plusieurs centaines d’autres SAS, rassemblant au total 2 500 personnes.

Le 18 juin 1944, le commandant Chenailler, près de 3 000 soldats ainsi que 200 hommes (SAS, soldats parachutistes français) commandés par le commandant Bourgoin, et des résistants de la région ont résisté avec détermination et courage. Cependant, ils ont dû évacuer la base de nuit face à l’armée allemande, constituée de huit divisions, qui avait fait son entrée dans le village de Saint-Marcel. Ces divisions étaient absentes lors du débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944.

Le 27 juillet 1947, le Général De Gaulle, en visite à Saint-Marcel, a rendu hommage à la mémoire des résistants et des parachutistes tombés dans le Morbihan. Les représailles menées par l’armée allemande furent terribles : le bourg ainsi que des fermes situées à proximité ont été pillés et incendiés, et des habitants exécutés.

La commune a été décorée de la Croix de Guerre avec palme.

En sortant du musée, nous avons visité des vestiges de la Seconde Guerre mondiale situés à proximité : mitrailleuse, pompe à essence… Ensuite, nous avons pris une collation dans un restaurant-bar près du musée avant de reprendre la route pour Lorient sous la pluie.

Visiter le site internet du Musée pour plus d’informations : www.musee-resistance-bretagne.com

Anita Conti, l’appel du large

Le documentaire « Anita Conti, l’appel du large », diffusé sur Tébésud, retrace la vie d’Anita Conti, première femme océanographe française. Pionnière et aventurière, Anita Conti a défié les conventions de son époque pour explorer le monde maritime. Elle a partagé la vie des marins pêcheurs et documenté leurs conditions de travail.Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a participé à la lutte contre les mines allemandes.Elle a œuvré pour l’organisation de la pêche en Afrique de l’Ouest, tout en dénonçant la surexploitation des ressources.

Ses écrits et ses photographies témoignent de son amour des océans et de son regard unique. Son œuvre continue d’inspirer et de sensibiliser aux enjeux environnementaux. Le documentaire offre une immersion dans la vie de cette femme visionnaire, mêlant images d’archives et témoignages.

Documentaire réalisé par Frédéric Brunnquell ( 2023)

www.tebeo.bzh/video/anita-conti-lappel-du-large/

 

 

En avant toute au festival Pêcheurs du monde

EN AVANT TOUTE !

Comme tous les ans, le festival International Pêcheurs du Monde revient…
Du 20 au 30 mars 2025,
Lorient pour port d’attache.
8 villes escales, de Quiberon à Douarnenez !
Films, ciné-concert, expositions, animations !!!
Pour embarquer ? Le quai est ici :
https://pecheursdumonde.org/

Pour patienter…3 films en accès libre sur KUB :
https://www.kubweb.media/fiche/biographie-alain-pichon-ingenieur-recherches/

 

Une page de l’histoire à Lorient

Lorient va célébrer le 80e anniversaire de sa libération le 10 mai 2025.

Effectivement, il faut noter que le 7 mai 1945, le cessez-le-feu est signé à Étel. La capitulation s’effectue le 10 mai à Caudan en présence du général Kramer, du général Rollins et du général Borgnès-Desbordes. Le territoire lorientais a toujours pris, lors de ce temps fort, une place particulière en France. Ce fut l’un des derniers bastions allemands libérés, près d’un an après le débarquement.

La poche de Lorient est l’une des « poches de l’Atlantique », nom donné aux poches de résistance allemande. La poche de Lorient se met en place début août 1944 suite à la percée des Alliés à Avranches et au début de la libération de la Bretagne par les troupes américaines. À cette période, il y avait environ 26 000 soldats allemands présents. Cette poche subsistera jusqu’à mai 1945. La poche de Lorient s’étend des rives de la Laïta jusqu’à Plouharnel, englobant les îles de Groix et de Belle-Île ainsi que la presqu’île de Quiberon. Elle abrite en son centre « La base des sous-marins » et une ligne de fortifications.

À noter que de 1942 à 1944, le secteur de Lorient est systématiquement protégé au maximum. En effet, dès décembre 1941, Hitler décide de constituer le mur de l’Atlantique. Le port de Lorient est le plus grand port de sous-marins en France. Les batteries côtières allemandes sont réparties sur la totalité du littoral afin de protéger leurs poches défensives.

La base des sous-marins est construite entre 1941 et 1944 par l’Allemagne nazie pendant l’Occupation. Elle est alors destinée à abriter les flottilles d’U-Boote de la Kriegsmarine, tout en s’inscrivant dans le dispositif du mur de l’Atlantique. Sa présence et sa grande résistance sont les causes de la destruction de la ville de Lorient par les bombardements des aviations britannique et américaine, ainsi que de la reddition tardive de la poche de Lorient.

En 2024 et 2025, de nombreuses commémorations liées à la fin de la Seconde Guerre mondiale seront organisées pour le 80e anniversaire de la libération de la poche de Lorient. Lorient Agglomération a souhaité impulser une démarche collective en associant l’entièreté des territoires qui ont subi cette histoire pour commémorer ensemble ces temps historiques.

Toute le programme sur le Site de Lorient Agglo

Lanester, de la campagne à la ville

Le groupe « Histoire et patrimoine » de Lanester vous invite à découvrir sa nouvelle production qui retrace l’évolution de la vie rurale lanestérienne de l’Ancien Régime à nos jours.

À partir d’archives et de témoignages, ce documentaire dévoile les transformations sociales, politiques et économiques de notre territoire. Jusque dans les années 1950, Lanester avait une apparence rurale malgré l’important quartier des chantiers et la rue Jean-Jaurès, très commerçante.

Le film rappelle ainsi une époque où plusieurs dizaines d’agriculteurs travaillaient ces terres dans les années 1930, alors qu’aujourd’hui, ils ne sont que trois en activité.

Le Lieu-dit : Marc Lathuillière

Rencontre le jeudi 27 février à 18h30

EESAB, 1 Avenue de Kergroise -Rond-Point de l’Écosse, 56100 Lorient
Le Lieu et l’EESAB – site de Lorient s’associent pour vous proposer des rencontres mensuelles avec des photographes. Marc Lathuillière est le second invité de cette saison et présentera son projet Luces Distances le jeudi 27 février à 18h30. Luces Distances est une alliance création-résistance tissée depuis 2020 avec la communauté afro-métisse de La Madre Unión, en Colombie, dans une zone de déforestation et de contrôle narco-paramilitaire. Pensé dans cette contrainte, le processus artistique est construit sur leurs demandes de sécurité, de visibilité et de capacitation. L’artiste, soutenant la naissance de leur association de gardiens de la forêt, a développé avec eux des processus participatifs associant photographie, écriture, le tournage d’un court-métrage et, avec Tim Ingold, la création de cerfs-volants porteurs de poèmes.

Depuis 2003, Marc Lathuillière explore à travers l’image la représentation des sociétés mondialisées dans leur rapport au temps et à l’environnement. Souvent engagée et participative, son approche puise dans l’anthropologie pour mettre en jeu les stéréotypes culturels. Elle a donné lieu à des collaborations avec des communautés locales, des scientifiques ainsi que, par le texte ou l’exposition, avec Tim Ingold, Michel Houellebecq et Marc Augé. Son travail a été exposé aux Rencontres d’Arles, à Paris Photo, à la BnF, à Poush, à la Fondation Iberê Camargo à Porto Alegre, au Creux de l’enfer à Thiers, à la Friche La Belle de Mai à Marseille, au Museum Siam à Bangkok et à Photoszene Cologne. Il est lauréat du prix Forest Ecosystem / Earth Photo 2024 et de la Grande commande « Radioscopie de la France ». Son travail, représenté par la Galerie Binome, figure notamment dans les collections du FRAC Auvergne, du Musée français de la photographie, de la BnF et de Neuflize OBC.

 

L’Atlas socioculturel de la Rade de Lorient

Bravo à Kizzy Solombe pour son projet d’Atlas de la rade ! Nous l’avons suivi depuis 2023, certains habitant.es ont collaboré à l’Atlas, lire l’article

Les internautes sont invité.es à découvrir l’estuaire du Blavet, du Scorff et du Ter jusqu’aux coureaux de Groix par la voix des habitants à travers leurs liens à la vie maritime, littorale ou rivulaire :

radedelorient.atlas-rivieres.bzh

Lorient Agglomération, maître d’ouvrage du projet d’Atlas socioculturel de la rade de Lorient, avec le soutien de la Région Bretagne et en partenariat avec l’association Eau et Rivières de Bretagne, a confié la réalisation du collectage sonore et visuel de ce nouvel outil numérique, à l’artiste graphiste Kizzy Sokombe, initiatrice de ce projet. Au cours du collectage, plusieurs expositions du projet ont été proposées permettant à un demi millier de personnes de suivre le projet (dont 80 étudiants de l’UBS) et de s’emparer du sujet.

Dans ce cadre, entre 2023 et 2024, c’est plus de 430 habitants de la rade et des rives du Blavet, du Scorff et du Ter qui ont participé à des ateliers participatifs en salle, au bord ou sur l’eau, répartis sur 8 zones du Pays de Lorient (et au delà). Parmi eux, près de 60 scolaires et 60 participants en ligne. Experts et non experts ont été invités à échanger et questionner leurs attachements à la rade et ses rivières, afin de mettre en valeur le riche patrimoine matériel et immatériel tout en se projetant dans le passé, le présent et le futur.

Chaque carte est filtrable selon l’âge des habitants (enfants, adolescents ou adultes) interrogés. Le visiteur peut choisir dans la carte une zone, cliquer et accéder à un texte, une photo ou une capsule sonore se rapportant à l’expérience partagée d’un riverain de la rade ou de la rivière.

Le visiteur du site découvre les objets symboliques de la rade (cuillère, gouje, coquillage, aviron, photos, horaires de bateau bus , algues, radeau…) et des rivières, partagés par les habitants lors des ateliers, révélant tout autant la nature de leur proximité à la masse d’eau que leurs usages et centres d’intérêt.
L’internaute trouve également des infographies présentant notamment, les résultats de l’enquête en ligne et diverses statistiques émotionnelles ou irrationnelles axées sur la perception du lieu. Il peut également plonger dans la vision des enfants et des jeunes scolaires, à travers leurs dessins de cartes mentales des élève s de 3 établissements scolaires du territoire.

Enfin, 5 fresques paysagères, réalisées à 4 mains par Kizzy Sokombe accompagnée de l’illustrateur Mathias Rebuffé, sont rassemblées. Elles présentent les paysages des rivières jusqu’à Groix, principalement to urnées vers les enjeux aquatiques, maritimes, économiques et environnementaux, croisant les voix d’experts et d’habitants riverains.

Outil numérique à la fois sociologique, artistique, cet atlas évoluera au cours de l’année 2025, s’enrichissant progressivement du collectage et des réalisations de l’artiste. Il représente le premier jalon d’un travail de fond autour des attachements à la rade et aux rivières afin d’envisager leur avenir partagé.