Opération Réparation avec les Repair Cafés

Dans le cadre du Mois de la biodiversité et du développement durable lancé par Lorient Agglomération, l’association Cohérence met à l’honneur les Repair Cafés du Morbihan afin de sensibiliser le public à la réparation d’objets du quotidien et à la réduction des déchets.

Les Repair Cafés sont des espaces conviviaux où chacun peut venir avec un objet cassé ou en panne (petit électroménager, vêtements, vélos, etc.) et apprendre à le réparer avec l’aide de bénévoles expérimenté.e.s.

Au-delà de la simple réparation, ces moments d’échange et de solidarité permettent de transmettre un savoir-faire, de lutter contre le gaspillage, de redonner de la valeur aux objets et aussi de faire des économies.

Ouvertes à toutes et tous, ces rencontres seront l’occasion de découvrir le fonctionnement des Repair Cafés, de participer activement à une démarche éco-responsable et de partager un moment chaleureux.

 

Ni vu, ni connu. : Les Castors

Un rendez-vous de 45 minutes pour découvrir le patrimoine lorientais caché. À l’issue de la visite, un livret est offert pour poursuivre en autonomie la découverte aux abords.

Dimanche 31 mai de 15 h à 15 h 45, entrée du collège Anita Conti, rue Monistrol, Lorient.

Tarif 4€, Moins de 12 ans, étudiants Lorient, guides : gratuit.

Contact : 02 97 02 23 29, patrimoine@lorient.bzh, patrimoine.lorient.bzh.

 

Exposition « Tara, naviguer pour créer »

Direction la Galerie du Faouëdic le mercredi 6 mai pour une visite commentée de l’exposition Tara, naviguer pour créer par Cassandre avec des adhérent.es de l’espace multimédia du Polygone PLL.

Quelques repères historiques :

– 1989-1996, Jean-Louis Étienne, concepteur de la goélette, médecin-explorateur, mène avec l’Antarctica des expéditions en Antarctique.
– 1999 : le navigateur néo-zélandais Sir Peter Blake l’achète pour un programme de défense de l’environnement. La goélette est rebaptisée Seamaster-Omega. L’aventure s’arrêta tragiquement en 2001 sur le fleuve Amazone au Brésil, à la suite du meurtre de Peter Blake par des pirates.
– 2003, Agnès b., et son fils Étienne Bourgois acquièrent le bateau et le rebaptisent Tara. Marin et biologiste moléculaire, Romain Troublé, le neveu d’Agnès, devient directeur général de la Fondation Tara. Ils lancent le projet Tara Expéditions pour faire prendre conscience de la fragilité de l’environnement et développer une connaissance de haut niveau sur l’océan.

Les différentes expéditions :

2006-2008 : Tara Arctic (la goélette se laisse emprisonner par les glaces et dérive 505 jours), 2009-2013 : Tara Océans (étude du plancton dans plusieurs océans),
2014-2019 : Tara Méditerranée (sur la pollution microplastique en Méditerranée et les fleuves européens).
2016-2018 : Tara Pacific (étude du corail fragilisé par le réchauffement climatique),
2019 : Tara Microplastiques (aux origines de la pollution plastique)
2020-2022 Tara Microbiomes (sur les micro-organismes marins)
2023-2024 : Tara Europa (l’étude des écosystèmes côtiers)
2025 : Mission UNOC (Conférence des Nations Unies pour l’Océan)
2026-2028 : Tara Coral (Comprendre la résistance des coraux du Triangle de Corail au réchauffement climatique.)
2026-2027 : Tara Polaric I (Comprendre l’impact du changement climatique sur la biodiversité et la capacité d’adaptation des espèces locales en Arctique.)

Les artistes à Lorient :

• ENSADERS, La grande expédition, 2024 (Peinture acrylique)

Le collectif d’artistes a figuré sur une cartographie représentant les océans au centre du monde les trajets parcourus par Tara, soit 590 000 kms. De la ville de Lorient, port d’attache de la goélette, partent des trajets rouges et jaunes. Tara (2003) et la Tara Polar station (2025), station dérivante en arctique, sont représentées. Cette dernière, encore en phase de test devrait rentrer à la mi-mai et lancer sa première mission en juillet, pour 14 mois. Grâce à cette carte inspirée de la projection Spilhaus, l’Océan apparaît comme une entité unique et interconnectée. A la façon des anciennes cartes d’exploration, cette fresque rassemble des références scientifiques, historiques, zoologiques et imaginaires de la culture océanique.

VOIR L’INFINIMENT PETIT

• Yann Bagot, Flots, mer Baltique #15, #16, #18 et Horizons, mer Baltique #30, 2023 (dessins)
Le long des côtes suédoises. Les dessins ont été réalisés en cours d’expédition sur le pont du bateau. Un prélèvement d’eau salée mêlé à l’encre de Chine relie chaque dessin d’observation à son lieu de création. Le sel amplifie le miroitement de l’eau. Au contact de l’eau de mer, l’encre de Chine réagit, révélant une vie microscopique faisant écho aux analyses scientifiques de l’eau de mer.
• Cécile Fouillade-Siquou, Un monde sculptural et translucide, 2024 (Sculptures en porcelaine)
Le long des côtes européennes. S’inspirant de la forme des mobiles, sur un fond bleu, se détachent des micros animaux et végétaux aquatiques réalisés en volume. Des sculptures aériennes en apesanteur.
• Giulia Grossmann, Mission Microbiome, 2022-2023 (Photographie et vidéos)
Entre Banjul (Gambie) et Dakar (Sénégal). Grâce à l’utilisation de colorants chimiques, l’artiste fait émerger les strates qui composent les grains de sable, après prélèvement. L’observation au microscope bouleverse notre relation à l’invisible. Deux vidéos donnent à voir l’amibe, forme de vie primitive, ainsi que les cristaux de la roche volcanique qui forme le fond de océans.
• Aurore de la Morinerie, Méduse ; Salpe ; Cellules ; Plancton, 2023 (Héliogravure)
Entre les Galápagos et l’Equateur. À bord de Tara au mois de mai 2011, grâce aux scientifiques et à l’équipage, l’artiste découvre ce que nos yeux ne peuvent voir et jouant avec les échelles nous le révèle : le monde sous-marin méconnu et invisible, d’une incroyable richesse vivante, le plancton.

LE POINT DE VUE DE L’ANIMAL

• Antoine Bertin, Conversation Métabolite, 2021 (Installation)
Atlantique Sud, le long des côtes sud-américaines et africaines, jusqu’en Antarctique. L’artiste propose une méditation sonore sur les micro-organismes marins. Le regardeur est invité à prendre la place des organismes aquatiques et à contempler ainsi le reflet du soleil à la surface de l’eau. L’installation lui permet d’entendre le langage des microalgues.
• Elsa Guillaume, Triplekit, 2022 ; Monticule, 2014 ; Carnets de voyage, 2016 (sculpture en céramique)
De l’île de Pâques à Tahiti. Une raie amputée de ses ailerons, prisés par certains consommateurs, est affublée de prothèses de mains et de jambes. La tête du poisson interroge, tant ses traits sont humains et expriment toute la souffrance animale. Le spectateur est invité également à se projeter sur l’utilisation de palmes-nageoires, de sacs à dos-branchies ou lunettes-yeux de poisson pour accéder à l’espace marin au terme d’une métamorphose.
• Ariane Michel, Sur la Terre, 2005 (Vidéo)
Groënland. Un court métrage, tourné sur le mode documentaire, adopte le point de vue de morses regardant, impassibles, entre deux siestes, le passage de la goélette Tara. Pas de voix off, des bruits de ronflement et des cris d’oiseaux propices à la méditation. L’éphémère aux prises avec l’éternité.

SENSIBILISER A LA POLLUTION MARINE

• Samuel Bollendorff, Les Larmes de Sirènes, 2024 (Installation photographique)
Océan Pacifique Nord entre Hawaï et l’Oregon. La série photographique fait dialoguer la beauté des paysages maritimes et la pollution microplastique révélée par des prélèvements. L’expédition avait pour projet de travailler sur le « 7ème continent ».
• Manon Lanjouère, Les particules, le conte humain d’une eau qui meurt, 2022-2023 (Installation immersive, photos et sculptures)
Atlantique Sud, le long des côtes sud-américaines et africaines, jusqu’en Antarctique. La forme fragmentaire de certains éléments de déchets plastiques mime les formes du plancton. Catte pollution repoussante se transforme par magie en créatures bioluminescentes. Les photos et sculptures alertent sur la menace écologique.
• Nicolas Floc’h, Structures productives, récifs artificiels, 2017 (Tirage sur papier)
Entre Tokyo (Japon) et Keelung (Taïwan). Lui-même plongeur, il accompagne les scientifiques pour photographier les récifs artificiels en béton, semblables à de grandes sculptures, qui permettent aux algues de se fixer, les récifs coraliens blanchissant sous l’effet de l’acidification de l’eau liée au réchauffement climatique.

Ces résidences d’artistes à bord de la Fondation Tara permettent de sensibiliser le grand public et les décideurs aux enjeux de l’Océan. La Fondation donne un nom à son programme culturel : Art for the Ocean. Plus d’infos : https://fondationtaraocean.org/partager/art-science/

A découvrir jusqu’au dimanche 17 mai !

Le PLL Volley organise son Troc et Puces

Dimanche 10 Mai aura lieu le Troc et Puces du PLL Volley au Gymnase de Kerolay à Lorient.
Pour les inscriptions : pllvolleyball@gmail.com / 06.23.16.64.86
Une buvette et de la restauration seront sur place tout au long de la journée !
N’hésitez pas à passer le 10 Mai pour faire de bonnes affaires et soutenir le club !

 

Un nouveau MOOC IA Responsable

Dans le cadre de la Semaine des IA pour tous, découverte des Intelligences Artificielles, leurs enjeux et leur impact sur notre quotidien, du 18 au 22 mai à l’espace multimédia du PLL

Le cours en ligne ouvert à tous IA Responsable de l’Institut du Numérique Responsable est officiellement en ligne et proposé gratuitement, offrant une nouvelle ressource essentielle pour sensibiliser les organisations aux enjeux d’une IA Responsable :

https://www.academie-nr.org/mooc-ia/fr/

Co‑construit par une cinquantaine de contributrices et contributeurs issus des Instituts Numérique Responsable de France, Belgique et Suisse, ce programme accompagne la mise en œuvre éclairée des Systèmes d’Intelligence Artificielle. Dans la continuité de la charte IA Responsable publiée en 2025, cette formation vise à donner les clés de compréhension nécessaires pour débattre, orienter les usages et instaurer une gouvernance adaptée.

Composé de trois modules — comprendre l’IA et ses impacts, agir dans son organisation, s’engager dans un cadre commun — le MOOC propose un parcours d’1 heure accessible à tous les professionnels, quel que soit leur secteur. Il permet de créer une culture commune autour d’une IA de confiance, inclusive et écoresponsable.

Une attestation est délivrée à l’issue du quiz final, renforçant l’engagement des participants dans une démarche numérique responsable.

Lorient en fête

Claude Chrestien et Pierre Mayol au Patronage laïque, le 18 avril 2026, ont célébré les 100 ans de l’institution et les 360 ans de la ville de Lorient

Nommé en 1893 au lycée de Lorient, le philosophe Alain écrivait dans Histoire de mes pensées (1936) :
« Je mis le pied dans une ville très gaie et très remuante. […] Et ce fut une espèce de fête nocturne pendant six ans qui me guérit de mes humeurs. Alors je connus un peu le monde des coloniaux et des navigateurs. »
Pierre Mayol et Claude Chrestien, passionnés d’histoire locale et complices de longue date, croient également que le goût profond des Lorientais pour les festivités est intimement lié à la présence de la Marine nationale et de l’Armée de terre, répartie entre les casernes Frébault et Bisson, à l’existence de l’Arsenal, à la présence des pêcheurs de chalutiers et des marchandes de sardines, « À la belle à la fraîche ! », bref, à la vocation maritime de la ville.

« Dame oui dame ! » La ville cosmopolite, au nom évocateur, vit au rythme des sonneries, des baguettes des élèves‑tambours, des fanfares et des concerts sur les kiosques et en plein air. Elle adore voir défiler en musique matelots au col bleu ou gradés aux galons rouges, blancs ou jaunes. Toute cette jeunesse anime rues, places, cafés, monte et descend le cours de la Bôve et la rue des Fontaines, aime à rire, chanter et danser dans les grands bals de sociétés ou les bals populaires, dans les salons Nédélec, Le Mic, Le Bair et à l’hôtel Terminus. Une ville « méridionale sans le soleil », dit Le Nouvelliste du Morbihan de 1933.

Ohioou ! Une vie culturelle dense : un théâtre à l’italienne (1778) appelé « la comédie », accueille depuis 1898 les Tournées Baret, annonce la venue de Sarah Bernhardt dans La Dame aux camélias et les chansonniers de la troupe du Chat noir ; le casino‑music‑hall chez Gauthier et le Family‑Cinéma de Keryado programment pièces de théâtre et revues. De nombreux cinémas divertissent la population : le Select Palace place Bisson, le Royal‑cinéma rue de Saint‑Pierre, l’Omnia‑Pathé cours de Chazelles, l’Armor‑Palace rue de Larmor, le Family rue Plonquet, le Rex (1937) rue de la comédie…

« Pour sûr ! » On entend en tout lieu des chansons à foison : La chanson des gars de l’Arsenal d’Eugène Polert, Ma Lorientaise, la chanson humoristique du Siège de Lorient pour la fête religieuse de Notre‑Dame de la Victoire, les chansons à la mode lancées place des bonimenteurs. Et des concerts donnés par douze sociétés musicales en 1936, sans oublier les rassemblements de cercles celtiques.

Envie de « partir en riboul » ? Lorient offre l’embarras du choix : les Foires‑expositions à la salle des fêtes ou place Jules‑Ferry, les fêtes foraines au cours des quais, les cirques, les meetings aériens au Champ de manœuvres du Faouedic ou de la Marine, les noces et les banquets où l’on s’invite volontiers, les rassemblements sportifs pour les amateurs de gymnastique, de boxe, de courses cyclistes, de trottinettes ou de karting au milieu des lâchers de pigeons, les courses de garçons de café, les cavalcades et le cortège du Carnaval à travers les rues pavoisées, le défilé du char de la reine et des demoiselles d’honneur, avec feu d’artifice et retraite aux flambeaux, le monôme des lycéens à la mi‑Carême, le concours de bateaux fleuris sur le bassin à flots, les fêtes de quartiers, les foires et marchés de Noël, les biennales internationales des pêches et salons spécialisés comme les Floralies de Bretagne au Palladium…

La promenade s’achève sur un hommage à deux autres conteurs disparus, Lucien Le Pallec et Georges Le Moil, « autres semeurs de bonne humeur »…

« C’est la chanson des gars d’Lorient sur l’quai d’Rohan
Celle qui nous fait chanter danser rue d’l’Assemblée
Viens faire un tour sur mon canot d’la rue Carnot
Je t’emmène faire une bonne balade le long d’la Rade » (bis)

Oscar Yana expose aux Grands Larges

Nous serions heureux de vous accueillir à l’occasion du vernissage de l’exposition Mitis Breizh-Kolla proposée par Oscar YANA . L’événement se tiendra le jeudi 07 MAI 2026 à 18h00 à la résidence Les Grands Larges. Cette rencontre sera l’occasion de découvrir l’univers de l’artiste et de partager, en musique, un moment de convivialité autour de ses œuvres.

Un tour du monde à pied et à vélo

C’est parti pour un véritable tour du monde… sans avion, mais en compagnie d’Alexandre et Orlane, deux voyageurs passionnés qui ont choisi l’aventure sous sa forme la plus brute.

Leur projet : parcourir la planète à pied et à vélo, pour découvrir les spécialités culinaires locales, les légendes, les cultures, les modes de vie… et même la mode traditionnelle de chaque pays. Ils ont opté pour le voyage lent, celui qui demande de l’effort, qui laisse le temps de ressentir les lieux et de créer de vraies rencontres. Toquer aux portes pour dormir chez l’habitant, partager des moments simples, se connecter à l’humain : c’est leur fil conducteur.

Pour se nourrir, Alexandre et Orlane récupèrent les invendus dans les magasins en échange d’un coup de main, ou parfois directement dans les poubelles afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Leur objectif : évoluer, apprendre, sortir de leur zone de confort. Ils n’hésitent pas à tenter des échanges insolites, comme faire la plonge dans un restaurant contre un repas. Ils ont aussi préparé une liste de défis, de rêves et d’expériences à vivre aux quatre coins du monde.

Les premières photos du voyage et déjà une première nuit chez l’habitant !

A suivre…

 

 

Une fresque inspirée par l’Inde à Keroman

Ce week-end, l’avenue de la Perrière a vu naître une œuvre de street art exceptionnelle. Porté par Kaz et Naple, deux artistes lorientais, le projet a rassemblé une trentaine de graffeurs, originaires de Lorient, Nantes, Rennes et Paris, pour métamorphoser un mur de 500 m² en une fresque haute en couleur, célébrant l’Inde et ses multiples facettes.

Pendant deux jours, bombes et pinceaux ont donné vie à des lettrages, des personnages et des décors inspirés par la culture indienne. Les murs, situés avenue de La Perrière, était déjà connu pour ses fresques précédentes (plus d’infos), mais cette nouvelle création marque un tournant par son ampleur et son originalité.

Le choix de l’Inde comme thème n’est pas anodin : il rend hommage aux 360 ans de la ville, fondée par la Compagnie des Indes. Les artistes ont puisé leur inspiration dans les divinités hindoues, les animaux emblématiques, les scènes de Bollywood et même des références pop culture. Les tons chauds et vifs, contrastant avec un fond marron préparatoire, captent immédiatement l’attention et invitent au voyage.

Entièrement pris en charge par les graffeurs, ce projet bénévole témoigne de leur engagement envers leur art et leur ville. La mairie a facilité leur travail en fermant temporairement le parking adjacent, permettant aux artistes de s’exprimer librement sur cette toile urbaine.

Désormais achevée, la fresque mêlant tradition et modernité est accessible au 79 avenue de La Perrière, pour le plus grand plaisir des yeux !

Visite guidée de la ria d’Etel

Parmi toutes les visites proposées par Nicolas, c’est celle de la Ria d’Etel qui a été plébiscitée. Combien de morbihannais ne connaissent pas ce site hautement touristique ? Combien de bretons, de français, d’étrangers ? Souvent je m’y suis rendu pour pratiquer la marche, la faire découvrir à des amis, profiter du magnifique tableau dont on ne se lasse jamais. C’est donc avec plaisir que je décide de participer à l’aventure.

Nous nous retrouvons ce mardi 21 avril 2026, au Centre Social du Polygone, 7 adhérents, le guide Frédéric (Faut que ça marche) et Nicolas pour un embarquement en mini bus, direction Belz.

Au passage du pont du Bonhomme, Daniel nous relate l’histoire des deux statuettes perchées au sommet des deux piles (plus d’infos). Au passage du pont Lorois, nous ne pouvons que nous ébahir devant la vue magnifique. Nous arrivons en bordure de Ria.
Frédéric en fin stratège nous conduit vers une table d’orientation située à la Pointe du Perche en face de l’ile des moines, endroit pas trop fréquenté pour commencer notre périple. Pour la suite, craint-il de l’affluence et des embouteillages qui pourraient nous perturber ?

Il nous fait partager ses connaissances dont bien sûr la surface de la ria (la rivière d’Étel mesure 35 km, son aber recouvre 22 km2 et pénètre à l’intérieur des terres sur 15 km), la longueur des chemins qui la bordent (240 km de sentiers) . Mais aussi : « – la rivière prend sa source à Languidic et coule vers l’Océan Atlantique, son embouchure se situe au niveau de la ville d’Etel et sa célèbre barre (banc de sable sous-marin précise-t-il), la légende, c’est celle de Brigitte et de sa poignée de sable ! (la Brigitte de notre groupe semble un peu déçue que la visite de la chapelle Sainte Brigitte ne soit pas prévue au programme) » « – pourquoi le mot Ria » poursuit-il « et non aber très utilisé en Bretagne ? Fjord, non, un fjord c’est une ancienne vallée glacière ; en fait ria, c’est le mot d’origine espagnol employé par la géographie internationale. Tôt le matin quel plaisir de prendre son café en face de ce paysage merveilleux .» Nous le croyons.

Cet après-midi, le vent nous oblige à bien visser nos chapeaux sur nos têtes. Le temps est bien clair, le ciel est bleu. Nous pouvons contempler les nombreux îlots parsemés sur la ria et sur lesquels une végétation verdoyante s’est développée (arbres, arbustes, c’est sûr, buissons, prairies sans doute mais il faudrait y voir mieux car il y a de la distance entre eux et nous) et parmi cette végétation, très peu de maisons, assez basses, habitées ou non. La mer est d’un bleu gris presque métallique. De forts courants la parcourent, des bancs de sable la fractionnent (nous sommes à marée basse). Des rochers, des empilements de rocailles affleurent dans les vasières et près de nous les barques amarrées au rivage se sont échouées sur ces vasières.

Assez admiré. Frédéric nous entraîne vers un dolmen pour que nous ayons bien conscience que le lieu a une dimension néolithique. Nous ne sommes pas loin de Carnac. Nous poursuivons sur le chemin côtier bordé de murets clôturant des terrains sur lesquels sont bâties de jolies maisons. Frédéric nous propose de nous asseoir sur un de ces murets pour une pause durant laquelle il va nous conter une anecdote locale. Le garnement, la sorcière et le chat qui crachait, qui miaulait et qui feulait et qui après bien des péripéties a rendu muet le garnement en lui mangeant la langue. Mais pas de garnement dans notre groupe et personne ne feulait.

Suite de l’aventure à Saint Cado.« – ça me fait penser au Mont Saint Michel » mentionne Loïc. La fréquentation, le chemin entre deux eaux pour accéder au lieu, le caractère religieux permettent effectivement de faire le rapprochement, ça ne gâte en rien notre plaisir. Daniel préférerait toutefois une autre couleur que le blanc pour le pignon de la célèbre maison qu’il nous désigne. Tout est perfectible. Frédéric nous prévient : « – comme sur le chemin, il y a de nombreux panneaux explicatifs, je n’apporterais que des compléments. Arrêtons-nous ici près de ces parcs à huîtres» décide-t-il.
« – La ria est une zone protégée classée Natura 2000 pour assurer la qualité des huîtres. Voyez ces tables métalliques sur lesquelles sont posées des poches contenant des huîtres, au départ des naissains. »

Comment obtient-on des naissains, pourquoi les poches sont-elles retournées périodiquement, quels sont les prédateurs de l’huitre, pourquoi sont-elles vendues par douzaine, quelle méthode est employée pour les calibrer. Autant de questions auxquelles Frédéric nous apporte les réponses.

Et puis ensuite nous empruntons une rue montante qui nous amène vers le calvaire et la chapelle. Les informations sur ces constructions nous sont livrées par quatre grands panneaux qui sont installés en face de la chapelle. Il y est question d’histoire des lieux, d’architecture, de rénovation, du moine Saint Cado venu du pays de Galles au VI siècle (il construisit un oratoire), des moines de l’abbaye Sainte Croix de Quimperlé (ils construisirent la chapelle). C’est moins dynamique et interactif comme transmission de savoir qu’avec Frédéric. Qu’en dirait les moines ? Contentons-nous de contempler les pierres qu’ils ont assemblées au fil des siècles et les beaux vitraux mis en place récemment.

Merci Daniel, ils nous sort de nos méditations en nous invitant à boire un verre pour son anniversaire.

Jean-Michel

Reportage photos :

Daniel

Loic

Nicolas