Une fresque inspirée par l’Inde à Keroman

Ce week-end, l’avenue de la Perrière a vu naître une œuvre de street art exceptionnelle. Porté par Kaz et Naple, deux artistes lorientais, le projet a rassemblé une trentaine de graffeurs, originaires de Lorient, Nantes, Rennes et Paris, pour métamorphoser un mur de 500 m² en une fresque haute en couleur, célébrant l’Inde et ses multiples facettes.

Pendant deux jours, bombes et pinceaux ont donné vie à des lettrages, des personnages et des décors inspirés par la culture indienne. Les murs, situés avenue de La Perrière, était déjà connu pour ses fresques précédentes (plus d’infos), mais cette nouvelle création marque un tournant par son ampleur et son originalité.

Le choix de l’Inde comme thème n’est pas anodin : il rend hommage aux 360 ans de la ville, fondée par la Compagnie des Indes. Les artistes ont puisé leur inspiration dans les divinités hindoues, les animaux emblématiques, les scènes de Bollywood et même des références pop culture. Les tons chauds et vifs, contrastant avec un fond marron préparatoire, captent immédiatement l’attention et invitent au voyage.

Entièrement pris en charge par les graffeurs, ce projet bénévole témoigne de leur engagement envers leur art et leur ville. La mairie a facilité leur travail en fermant temporairement le parking adjacent, permettant aux artistes de s’exprimer librement sur cette toile urbaine.

Désormais achevée, la fresque mêlant tradition et modernité est accessible au 79 avenue de La Perrière, pour le plus grand plaisir des yeux !

Visite guidée de la ria d’Etel

Parmi toutes les visites proposées par Nicolas, c’est celle de la Ria d’Etel qui a été plébiscitée. Combien de morbihannais ne connaissent pas ce site hautement touristique ? Combien de bretons, de français, d’étrangers ? Souvent je m’y suis rendu pour pratiquer la marche, la faire découvrir à des amis, profiter du magnifique tableau dont on ne se lasse jamais. C’est donc avec plaisir que je décide de participer à l’aventure.

Nous nous retrouvons ce mardi 21 avril 2026, au Centre Social du Polygone, 7 adhérents, le guide Frédéric (Faut que ça marche) et Nicolas pour un embarquement en mini bus, direction Belz.

Au passage du pont du Bonhomme, Daniel nous relate l’histoire des deux statuettes perchées au sommet des deux piles (plus d’infos). Au passage du pont Lorois, nous ne pouvons que nous ébahir devant la vue magnifique. Nous arrivons en bordure de Ria.
Frédéric en fin stratège nous conduit vers une table d’orientation située à la Pointe du Perche en face de l’ile des moines, endroit pas trop fréquenté pour commencer notre périple. Pour la suite, craint-il de l’affluence et des embouteillages qui pourraient nous perturber ?

Il nous fait partager ses connaissances dont bien sûr la surface de la ria (la rivière d’Étel mesure 35 km, son aber recouvre 22 km2 et pénètre à l’intérieur des terres sur 15 km), la longueur des chemins qui la bordent (240 km de sentiers) . Mais aussi : « – la rivière prend sa source à Languidic et coule vers l’Océan Atlantique, son embouchure se situe au niveau de la ville d’Etel et sa célèbre barre (banc de sable sous-marin précise-t-il), la légende, c’est celle de Brigitte et de sa poignée de sable ! (la Brigitte de notre groupe semble un peu déçue que la visite de la chapelle Sainte Brigitte ne soit pas prévue au programme) » « – pourquoi le mot Ria » poursuit-il « et non aber très utilisé en Bretagne ? Fjord, non, un fjord c’est une ancienne vallée glacière ; en fait ria, c’est le mot d’origine espagnol employé par la géographie internationale. Tôt le matin quel plaisir de prendre son café en face de ce paysage merveilleux .» Nous le croyons.

Cet après-midi, le vent nous oblige à bien visser nos chapeaux sur nos têtes. Le temps est bien clair, le ciel est bleu. Nous pouvons contempler les nombreux îlots parsemés sur la ria et sur lesquels une végétation verdoyante s’est développée (arbres, arbustes, c’est sûr, buissons, prairies sans doute mais il faudrait y voir mieux car il y a de la distance entre eux et nous) et parmi cette végétation, très peu de maisons, assez basses, habitées ou non. La mer est d’un bleu gris presque métallique. De forts courants la parcourent, des bancs de sable la fractionnent (nous sommes à marée basse). Des rochers, des empilements de rocailles affleurent dans les vasières et près de nous les barques amarrées au rivage se sont échouées sur ces vasières.

Assez admiré. Frédéric nous entraîne vers un dolmen pour que nous ayons bien conscience que le lieu a une dimension néolithique. Nous ne sommes pas loin de Carnac. Nous poursuivons sur le chemin côtier bordé de murets clôturant des terrains sur lesquels sont bâties de jolies maisons. Frédéric nous propose de nous asseoir sur un de ces murets pour une pause durant laquelle il va nous conter une anecdote locale. Le garnement, la sorcière et le chat qui crachait, qui miaulait et qui feulait et qui après bien des péripéties a rendu muet le garnement en lui mangeant la langue. Mais pas de garnement dans notre groupe et personne ne feulait.

Suite de l’aventure à Saint Cado.« – ça me fait penser au Mont Saint Michel » mentionne Loïc. La fréquentation, le chemin entre deux eaux pour accéder au lieu, le caractère religieux permettent effectivement de faire le rapprochement, ça ne gâte en rien notre plaisir. Daniel préférerait toutefois une autre couleur que le blanc pour le pignon de la célèbre maison qu’il nous désigne. Tout est perfectible. Frédéric nous prévient : « – comme sur le chemin, il y a de nombreux panneaux explicatifs, je n’apporterais que des compléments. Arrêtons-nous ici près de ces parcs à huîtres» décide-t-il.
« – La ria est une zone protégée classée Natura 2000 pour assurer la qualité des huîtres. Voyez ces tables métalliques sur lesquelles sont posées des poches contenant des huîtres, au départ des naissains. »

Comment obtient-on des naissains, pourquoi les poches sont-elles retournées périodiquement, quels sont les prédateurs de l’huitre, pourquoi sont-elles vendues par douzaine, quelle méthode est employée pour les calibrer. Autant de questions auxquelles Frédéric nous apporte les réponses.

Et puis ensuite nous empruntons une rue montante qui nous amène vers le calvaire et la chapelle. Les informations sur ces constructions nous sont livrées par quatre grands panneaux qui sont installés en face de la chapelle. Il y est question d’histoire des lieux, d’architecture, de rénovation, du moine Saint Cado venu du pays de Galles au VI siècle (il construisit un oratoire), des moines de l’abbaye Sainte Croix de Quimperlé (ils construisirent la chapelle). C’est moins dynamique et interactif comme transmission de savoir qu’avec Frédéric. Qu’en dirait les moines ? Contentons-nous de contempler les pierres qu’ils ont assemblées au fil des siècles et les beaux vitraux mis en place récemment.

Merci Daniel, ils nous sort de nos méditations en nous invitant à boire un verre pour son anniversaire.

Jean-Michel

Reportage photos :

Daniel

Loic

Nicolas

La boutique des 100 ans du PLL

La boutique des 100 ans du PLL 1926-2026, un siècle d’engagement pour tous, est ouverte…

L’occasion d’un souvenir collector ! Le lien vers le site de Hello Asso

Le challenge Tout à Vélo revient à Lorient !

Du 4 mai au 5 juin 2026, l’association Syklett encourage les habitant.es de l’Agglomération de Lorient à changer leurs habitudes de mobilité et à utiliser le vélo dans leurs trajets du quotidien. Que ce soit pour aller faire des courses, aller au travail ou chercher les enfants à l’école, le vélo est de sortie.
Le principe est simple : s’inscrire en ligne pour pouvoir renseigner ses trajets et gagner des points.
La règle d’or du challenge : Se faire plaisir en pédalant, seul.e ou en équipe.

 

Visite commentée de l’exposition ImaginR

L’espace multimédia du PLL organisait une visite commentée pendant les vacances, l’occasion de s’initier à la photographie plasticienne…Vous avez jusqu’au 24 avril pour la visiter !

Créateur de l’exposition Imagin’R en 2019, commissaire d’exposition et médiateur culturel, Laurent Balpe s’attache à valoriser la photo plasticienne en accueillant groupes d’enfants et d’adultes à l’Agora Les Grands Larges, Lorient. Depuis ses origines, cet art a revendiqué à travers le pictorialisme notamment, de transformer le réel grâce à des effets esthétiques.

Le thème 2026, « sens caché », souligne la particularité de cette photographie créative dont les éléments de composition, issus de prises de vues, sont ensuite retraités par le développement numérique. Des photographies qui surprennent et stimulent l’imaginaire. Des images souvent énigmatiques !

Jeplor

L’éclairage, le jeu de l’ombre et de la lumière, les effets de contraste et de saturation, la polarisation sont au cœur du travail de ce plasticien qui encourage la participation active du regardant. À lui d’interpréter l’image proposée en reconnaissant des formes familières dans ces stimuli visuels ambigus et de se laisser surprendre par les illusions d’optique. Un regard ludique et poétique sur le réel.

Allain Valada Ravallec

La série « Exploration » repose sur le choix d’éléments pauvres et disqualifiés — mur décrépi, peinture écaillée — manipulés, reformatés, associés, superposés, solarisés. Un parcours en trompe‑l’œil qui active l’imaginaire.

Tanguy Louvigny

Rendre perceptible ce que l’œil nu ne voit pas, le lent processus d’une marée haute et basse, voici le défi relevé par ce photographe qui inscrit sa pratique sur le temps long.
La série « Mers fendues » fusionne les prises de vue et fend la mer grâce à un logiciel « maison ». Elle met en valeur le marnage, c’est‑à‑dire la dimension verticale de la marée, dont l’amplitude en Bretagne est la plus grande d’Europe. Une plongée inédite sous la mer.

Alan Velain

« Pluie d’étoiles » sublime le geste à travers la danse. Le corps sculpté par l’ombre et la lumière est transfiguré grâce au lancer de poudres qui prolongent le mouvement. Un tremplin vers la rêverie…

David Mallégol

Redécouvrir Lorient et ses lieux emblématiques en déambulant aux côtés de David Mallégol, une expérience sensible qui révèle le rôle central du point de vue et de la lumière.
La photographie, prise avec un téléphone portable, se métamorphose en « cases B.D. ». Une balade aux accents oniriques.

Michel Le Tenier

Le photographe procède par saynètes humoristiques incitant chacun à réactiver le sens propre et le sens figuré d’expressions françaises imagées. Une invitation à redécouvrir ces expressions idiomatiques, difficiles à traduire dans une autre langue, à travers une manière de « trompe‑l’œil photographique » et photomontage en noir et blanc. Un petit théâtre de la dérision.

Gwenc’hlan Broudic

Aqua fragilis est une création photographique initiée depuis 2022 sur les trois états de l’eau : solide, liquide et gazeux.
Le projet initie une réflexion sur cette ressource précieuse et fragile par le prisme de la nature morte, des vanités et du cabinet de curiosités.
Un volet supplémentaire aborde la salinisation de l’eau déclinée à travers une série de végétaux et de minéraux cristallisés.
L’eau, dans tous ses états.

 

Site web de l’exposition : https://pubcyber.wixsite.com/imaginr

Ateliers d’initiation au cyanotype

Là où s’ouvrent les horizons est un projet artistique collectif porté par la galerie Le Lieu à Lorient, qui interroge l’identité maritime de la ville à travers des créations contemporaines, mêlant installations, photographies et œuvres sonores.

Ce parcours sensible, fruit de la collaboration d’artistes locaux et internationaux, invite le public à redécouvrir les liens entre Lorient, son histoire portuaire et les imaginaires liés à la mer.

Prochains ateliers : 26 avril, 09 Mai,16 Mai, 21 juin 26 avril 09 Mai 16 Mai, 13 Juin (L’embarcadère,  21 Juin

Durée de l’atelier : 1 heure
Horaires : créneaux disponibles entre 14h et 18h
Participation : prix libre, à partir de 3€ (réservation obligatoire sur HelloAsso)

Plus d’informations sur les ateliers d’initiation au cyanotype avec la Lieu de de la photographie :

www.galerielelieu.com/la-ou-souvrent-les-horizons

N-B : L’association s’est installée provisoirement au centre culturel Amzer Nevez, 2 Chemin du conservatoire56270 à Ploemeur

 

 

Les 5 vies de la Terre

A l’occasion de la journée de la Terre, nous partageons cette série documentaire qui retrace les grandes métamorphoses de la Terre, depuis sa naissance chaotique jusqu’à l’émergence du vivant. À travers cinq épisodes, elle raconte comment notre planète s’est réinventée au fil des ères pour devenir le monde que nous connaissons aujourd’hui :

https://www.france.tv/france-5/les-5-vies-de-la-terre/

Cafés hall d’immeuble au Polygone

Depuis 2024 et jusqu’en mai 2026, une initiative conviviale prend vie chaque semaine dans les halls des bâtiments situés aux 26 et 28 avenue du Général-de-Gaulle. Tous les mercredis matin, de 9h30 à 11h30, les habitants sont invités à participer aux « cafés hall d’immeuble », des moments chaleureux autour d’une boisson chaude.

Ces rencontres régulières ont pour objectif de favoriser les échanges entre voisins dans une ambiance détendue et accessible à tous. Elles permettent également de renforcer les liens entre les habitants et de faire découvrir les actions et activités proposées par le centre social du quartier.

Maintenues même pendant les vacances scolaires, ces permanences témoignent d’une volonté forte d’ancrer ces temps de convivialité dans le quotidien des résidents. Elles sont organisées en partenariat avec Unis-Cité.

Un temps fort est par ailleurs prévu durant les vacances d’avril. Le jeudi 23 avril, de 9h30 à 11h30, une animation spéciale autour du compost et des plantations sera proposée au pied des deux immeubles. Cette initiative fait suite à l’installation récente d’un composteur à proximité et vise à sensibiliser les habitants aux pratiques écologiques tout en les impliquant concrètement.

Entre rencontres, échanges et actions autour du développement durable, ces rendez-vous hebdomadaires contribuent à faire des halls d’immeubles de véritables lieux de vie et de partage.

Plus d’infos sur Unis-Cité : https://www.uniscite.fr/antenne/lorient/

Balade dans un Lorient en fête, de 1790 à 1960

À Lorient, la fête a toujours été une seconde nature, et Pierre Mayol comme Claude Chrestien en sont les conteurs passionnés.

Ces deux amoureux de la ville entraînent le public dans une promenade joyeuse à travers rues, places et souvenirs, où chaque lieu révèle une anecdote savoureuse. Du cours de la Bôve aux bains de Keroman, ils ressuscitent les bals, les kiosques à musique, les meetings aériens ou encore les cirques de la place Jules-Ferry. Leur récit évoque aussi les grandes célébrations : la fête de la Victoire, l’inauguration de la gare en 1862, ou l’immense liesse de l’Armistice en 1919. Sans oublier la Semaine commerciale des années 1950-1960, où l’on pouvait gagner… une maison toute équipée.

Avec humour et tendresse, les deux compères redonnent vie à un Lorient festif, populaire et profondément attachant.

Rendez-vous le vendredi 24 avril à 15h au 1er étage du centre social Polygone PLL pour vous laisser conter Lorient  !